Fermer Le Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Psychologie-positive
    • Développement personnel
    • Bien-être
      • Émotion
      • Positif
    • Santé
      • Méthodes recherche
      • Théories
      • Phobies
      • Trouble
      • Cognition
    • Relation
      • Éducation
    • Sexualité
    • Société
      • Travail organisation
    • Blog
      • Actu
    Psychologie-positive
    • À propos
    • Contact
    • CGV
    Accueil » Quand le CV reste dans le dossier : comprendre les freins invisibles
    black smartphone near person
    Blog sur la psychologie

    Quand le CV reste dans le dossier : comprendre les freins invisibles

    MarinePar Marine22 février 2024Mise à jour:14 février 2026Aucun commentaire9 Minutes de Lecture

    La souris plane au-dessus du bouton « Envoyer ». Le CV est prêt, la lettre de motivation finalisée. Pourtant, le clic ne vient pas. Cette paralysie touche plus de personnes qu’on ne l’imagine : selon des données récentes, deux tiers des allocataires du RSA reconnaissent être freinés dans leur recherche d’emploi, et au-delà des obstacles matériels, ce sont souvent des barrières psychologiques qui empêchent le passage à l’action. Plus troublant encore, une étude révèle que 62% des professionnels à travers le monde ont déjà ressenti le syndrome de l’imposteur, ce doute paralysant qui fait croire que l’on n’est pas à la hauteur.

    Les racines du blocage

    Le psychologue Alfred Bandura a identifié ce qu’il nomme le sentiment d’efficacité personnel, une perception subjective de nos capacités qui ne reflète pas nécessairement nos compétences réelles. Cette croyance influence directement nos comportements, notre motivation et nos émotions face aux défis professionnels. Lorsqu’elle est faible, elle crée une distorsion cognitive : on possède les qualifications requises, mais on se convainc du contraire.

    Les personnes surqualifiées sont particulièrement vulnérables à ce phénomène paradoxal. Elles accumulent les diplômes et les expériences, tout en développant un syndrome de l’imposteur qui les pousse à minimiser leurs réussites et à attribuer leurs succès à la chance plutôt qu’à leurs compétences. Six symptômes caractérisent ce syndrome : le manque de confiance en soi, la sous-estimation de ses compétences, un besoin excessif de reconnaissance, une tendance à se comparer aux autres, l’attribution du succès à des facteurs externes et une peur viscérale de l’échec.

    Un cercle vicieux émotionnel

    Le blocage s’auto-entretient. Chaque candidature non envoyée renforce la conviction d’être inadéquat, créant un cercle vicieux psychologique. Plus de 40% des demandeurs d’emploi déclarent ressentir un sentiment de rejet lié à leurs candidatures non retenues, mais certains ne parviennent même pas à franchir l’étape de l’envoi. La simple anticipation du refus suffit à déclencher une réaction d’évitement.

    Cette dynamique s’accompagne souvent de pensées automatiques négatives qui surgissent au moment décisif : « Mon profil n’est pas assez solide », « D’autres candidats seront meilleurs », « Je ne mérite pas ce poste ». Ces croyances limitantes fonctionnent comme des prophéties auto-réalisatrices, sabotant les efforts avant même qu’ils ne produisent leurs effets.

    Les multiples visages de l’auto-sabotage

    Les recherches en psychologie du travail ont identifié plusieurs profils d’auto-sabotage en recherche d’emploi. Le premier adopte une posture de victime, s’avouant vaincu avant même d’avoir tenté sa chance et cherchant inconsciemment à susciter la pitié. Le deuxième manifeste un manque de clarté identitaire, se décrivant comme polyvalent à l’excès, refusant de se positionner par peur de déplaire.

    Un troisième profil se caractérise par l’arrogance défensive, une supériorité apparente qui masque en réalité une fragilité profonde. Le quatrième adopte une posture d’angoisse existentielle, se déresponsabilisant systématiquement et accumulant les excuses pour ne pas agir. Ces comportements, bien que différents en surface, partagent une fonction commune : protéger l’ego d’un potentiel échec en évitant l’épreuve du réel.

    Le poids des difficultés de santé mentale

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 28% des demandeurs d’emploi déclarent des difficultés liées à la santé, une proportion qui a augmenté de 5% en deux ans seulement. Le chômage lui-même peut affecter la santé mentale, créant un double piège : la détresse psychologique rend la recherche d’emploi plus difficile, et l’absence d’emploi aggrave cette détresse.

    L’isolement social, le sentiment de dévalorisation et la perte de repères temporels associés au chômage peuvent déclencher ou intensifier des troubles anxieux. Pourtant, contrairement aux risques psychosociaux en entreprise qui font l’objet d’une attention croissante, les difficultés psychologiques des chercheurs d’emploi restent un angle mort des politiques publiques.

    Reconstruire le sentiment de contrôle

    La théorie de Bandura identifie quatre leviers pour renforcer le sentiment d’efficacité personnel. Le premier repose sur les expériences passées de réussite. Revisiter ses succès antérieurs, même modestes, permet de reconnecter avec sa capacité d’action. Avoir décroché un emploi une fois prouve que l’on peut y arriver à nouveau.

    Le deuxième levier consiste à observer des modèles inspirants qui ont réussi malgré des parcours similaires. Le troisième s’appuie sur les rétroactions positives reçues de l’entourage, des anciens employeurs ou de professionnels du secteur. Le quatrième implique de prendre conscience de ses états physiques et émotionnels pour mieux les interpréter et les réguler.

    Les actions concrètes, même minimes, génèrent un regain de contrôle. Mettre à jour son CV, contacter un ancien collègue, se renseigner sur une formation : chaque petit pas renforce la confiance. Le philosophe Charles Pépin souligne que l’action, malgré le risque d’échec qu’elle comporte, procure le plaisir de constater des résultats et nourrit la confiance qui en découle.

    La visualisation comme préparation mentale

    Les techniques de visualisation positive s’avèrent particulièrement efficaces dans le contexte de la recherche d’emploi. En créant des images mentales détaillées de situations réussies, on conditionne son esprit à croire en ses capacités. Cette pratique agit sur trois leviers : elle réduit le stress et l’anxiété, augmente la confiance en soi et améliore la préparation mentale aux entretiens.

    La visualisation ne consiste pas à rêver passivement. Il s’agit de s’imaginer précisément dans l’environnement de l’entretien, de visualiser les personnes présentes, d’anticiper les questions posées et de se voir répondre avec clarté et assurance. Plus les détails sont précis, plus l’exercice renforce le sentiment de maîtrise.

    Cette technique développe aussi la résilience face aux refus. En se visualisant rebondir après un échec et continuer à chercher des opportunités, on conditionne son esprit à percevoir les obstacles comme des étapes temporaires plutôt que comme des verdicts définitifs sur sa valeur personnelle.

    Transformer le refus en information

    Percevoir le rejet comme une étape normale du parcours professionnel plutôt que comme un jugement personnel constitue un changement de perspective fondamental. Les refus ne disent rien de la valeur intrinsèque d’une personne. Ils peuvent résulter d’une inadéquation entre le profil et le poste, d’un manque de fit culturel avec l’équipe, ou simplement d’une concurrence intense.

    Solliciter un retour constructif auprès des recruteurs permet de transformer une déception en opportunité d’amélioration. Comprendre les raisons précises d’un refus aide à ajuster ses candidatures futures, à corriger certaines lacunes ou à mieux cibler ses recherches. Cette démarche proactive rompt avec la posture passive de victime.

    Mobiliser son réseau de soutien

    L’isolement amplifie les blocages. Exposer sa situation à des proches bienveillants permet de bénéficier d’encouragements et de perspectives extérieures. Les anciens employeurs, en particulier, représentent une ressource sous-exploitée : ils connaissent les compétences réelles de la personne et peuvent fournir des recommandations crédibles ou ouvrir des portes dans leur réseau.

    Un accompagnement professionnel par un coach spécialisé ou un thérapeute peut s’avérer nécessaire lorsque le blocage persiste malgré les efforts personnels. Faire un bilan de compétences avec une personne neutre aide à distinguer les faits objectifs des interprétations négatives du critique intérieur. Cette clarification réduit l’écart entre la perception de soi et la réalité de ses capacités professionnelles.

    Petites victoires et effet cumulatif

    Se fixer des objectifs modestes et atteignables crée une dynamique de réussite. Envoyer une seule candidature par jour pendant une semaine représente un défi raisonnable qui, une fois relevé, génère un sentiment d’accomplissement. Ces petites victoires s’accumulent et reconstruisent progressivement la confiance.

    Célébrer chaque pas, aussi minime soit-il, renforce la motivation. S’accorder une récompense après avoir envoyé trois CV, se féliciter intérieurement après avoir contacté un ancien collègue : ces rituels d’auto-reconnaissance cultivent une relation bienveillante avec soi-même. L’auto-critique destructrice laisse place à un dialogue intérieur encourageant.

    Les routines matinales positives préparent mentalement à l’action. Commencer la journée par une activité plaisante, qu’il s’agisse de quelques minutes de méditation, d’écouter sa musique préférée ou de savourer un café tranquillement, crée un état d’esprit propice à l’engagement plutôt qu’à l’évitement.

    Recadrer les pensées limitantes

    Les pensées négatives automatiques ne disparaissent pas d’elles-mêmes. Il faut apprendre à les identifier et à les remplacer activement par des affirmations réalistes. Lorsque surgit l’idée « Je ne suis pas capable », on peut lui opposer une formulation plus juste : « J’ai déjà réussi dans des contextes similaires, je peux y arriver à nouveau ».

    Cette restructuration cognitive ne consiste pas à se mentir avec un optimisme naïf, mais à rétablir un équilibre en rappelant des faits objectifs. Dresser la liste écrite de ses compétences, de ses réalisations passées et de ses points forts fournit un ancrage factuel auquel se référer lorsque le doute s’installe.

    Dédramatiser l’enjeu aide également. Le pire scénario possible lors d’une candidature reste une réponse négative, ce qui ne remet jamais en cause la valeur d’une personne. Rien n’est aussi catastrophique que ce que l’esprit anticipe dans ses moments d’angoisse. Cette relativisation libère l’énergie nécessaire pour passer à l’action.

    Sources
    • Fondation EDF : Identifier les freins à l’emploi des personnes les plus vulnérables sur le marché du travail français
    • DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) : Étude sur les freins périphériques à l’emploi des allocataires du RSA
    • France Travail : Données sur les recrutements abandonnés faute de candidats
    • Centre Nez Sens : Statistiques sur les difficultés de santé des demandeurs d’emploi (2022)
    • Indeed (2024) : Étude sur le syndrome de l’imposteur chez les professionnels
    • Cadremploi : Analyse du syndrome de l’imposteur en recherche d’emploi
    • Kevin Chassangre : “Le Syndrome de l’Imposteur – Traiter la dépréciation de soi”
    • Alfred Bandura : Théorie du sentiment d’efficacité personnel
    • Welcome to the Jungle : Recherche sur l’estime de soi en recherche d’emploi
    • Charles Pépin : Travaux sur la confiance en soi et l’action
    • Objectif Retour Gagnant : Étude sur les bienfaits de la visualisation en recherche d’emploi
    • Mathieu Guénette : “Déjouer les attitudes kamikazes en recherche d’emploi”
    • Carrefour Région Montmagny : Recherche sur les tendances à l’autosabotage en recherche d’emploi
    • Harry Hope : Étude Pôle emploi sur le sentiment de rejet des demandeurs d’emploi (40%)
    • Ouest-France Emploi : Conseils pour reprendre confiance après un rejet de candidature
    • Rebondir.fr : Analyse de l’usure psychologique en recherche d’emploi
    • Cegos : Méthode de visualisation efficace pour passer à l’action
    • Fabienne Alfandari : Coach et formatrice spécialisée en développement professionnel
    • Emmanuel Piquemal : Expert en développement personnel
    Table des matières afficher
    1 Les racines du blocage
    2 Les multiples visages de l’auto-sabotage
    3 Reconstruire le sentiment de contrôle
    4 La visualisation comme préparation mentale
    5 Transformer le refus en information
    6 Petites victoires et effet cumulatif
    7 Recadrer les pensées limitantes

    Publications similaires :

    1. Quand le père manque : les traces invisibles de l’absence paternelle
    2. Ces barrières invisibles qui figent vos émotions
    3. Comprendre les silences du couple pour recréer le lien
    4. Manipulation dans le couple : comment elle ronge l’estime de soi sans que l’on s’en rende compte
    5. Quand la psychothérapie réveille les parts oubliées de soi
    Part. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail
    Marine
    • Site web

    Une passionnée de psychologie qui observe les comportements humains au quotidien et s’efforce d’apporter plus de positivité dans la vie des autres grâce à la psychologie.

    Connexes Postes

    Téléassistance : le filet invisible qui sauve des vies au quotidien

    19 février 2026

    Assemblez des puzzles 3D sans outils ni expérience : l’antidote au stress moderne

    17 février 2026

    Quand la peur de la chute devient plus handicapante que l’âge lui-même

    12 février 2026
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    Téléassistance : le filet invisible qui sauve des vies au quotidien

    19 février 2026

    Assemblez des puzzles 3D sans outils ni expérience : l’antidote au stress moderne

    17 février 2026

    Quand la peur de la chute devient plus handicapante que l’âge lui-même

    12 février 2026

    Médecine douce : entre espoir légitime et illusion scientifique

    12 février 2026

    Festivals d’été : comment protéger sa santé dans la foule et sous la chaleur

    10 février 2026

    Rencontres en ligne : impact psychologique et addiction

    16 janvier 2026

    Comment utiliser les Fleurs de Bach sans gaspiller leur potentiel ?

    13 janvier 2026

    Pourquoi commencer Montessori dès la naissance ?

    7 janvier 2026

    La psychologie derrière les cadeaux : ce que votre cerveau ne vous dit pas

    25 décembre 2025

    Le Job Crafting : Comment réinventer votre travail actuel pour qu’il ait du sens (sans démissionner)

    15 décembre 2025

    L’EMDR : une méthode efficace pour surmonter les traumatismes

    12 décembre 2025

    Vous dormez 8 heures et vous vous réveillez épuisé : votre lit vous ment

    10 décembre 2025
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    • À propos
    • Contact
    • CGV
    © 2026

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.