En 2014, une étude menée par les psychologues Patrick Hill et Nicholas Turiano sur plus de 7 000 adultes américains a montré qu’un fort sens du but était lié à une réduction d’environ 15 % du risque de mortalité, et cela indépendamment de l’âge, du niveau d’éducation ou de la situation professionnelle. Les résultats ont été publiés dans la revue Psychological Science et ont fait grand bruit dans le champ de la psychologie de la santé.
Cette étude ne parle pas seulement de longévité. Elle met surtout en lumière une question qui dérange beaucoup de gens en plein milieu de carrière ou au moment d’un changement de vie : « Est-ce que ma vie va dans une direction qui compte vraiment pour moi ? ». Derrière cette question se cachent vos valeurs, même si vous ne les avez jamais formulées clairement.

Des praticiens en coaching de vie décrivent les valeurs comme la base de toute démarche de sens et de choix de vie. L’IRP Canada parle de « fondations sur lesquelles reposent les décisions, les objectifs et le sens de la vie d’une personne »[2]. Le site Virtual Wellbeing Hub décrit les valeurs comme des principes qui guident les décisions et influencent directement la qualité de vie[8]. Autrement dit, votre sens du but ne tombe pas du ciel : il prend racine dans ce qui compte le plus pour vous, parfois de façon très inconsciente.
1. Ce que sont vraiment les valeurs personnelles (et ce qu’elles ne sont pas)
Beaucoup de gens confondent valeurs, objectifs et traits de personnalité. Cette confusion crée un flou qui, à la longue, casse la motivation. Le chercheur Shalom H. Schwartz, figure majeure de la psychologie des valeurs, décrit les valeurs comme des « buts désirables, trans-situationnels, qui servent de principes directeurs dans la vie »[5]. Elles ne dépendent pas directement de la situation du moment. Elles restent en arrière-plan et orientent vos jugements, vos choix et vos priorités, même quand vous n’y pensez pas consciemment[5].
Le Virtual Wellbeing Hub résume cette idée en expliquant que les valeurs sont des principes et des croyances qui guident le comportement et les décisions, et qui influencent la façon de hiérarchiser les priorités de vie[8]. Cela signifie que deux personnes peuvent occuper le même poste, gagner le même salaire, mais vivre une expérience intérieure radicalement différente. Chez l’une, le travail colle avec des valeurs comme l’autonomie et la créativité. Chez l’autre, le poste heurte des valeurs de liberté ou de contribution sociale. Le quotidien est le même, la satisfaction n’a rien à voir.
Les valeurs ne sont pas des objectifs. Un objectif décrit un résultat précis et daté, comme « changer de poste d’ici douze mois » ou « courir un semi-marathon en septembre ». Le site Manager GO rappelle qu’un but définit une direction générale à long terme, tandis qu’un objectif décrit un résultat précis à atteindre dans un délai donné[3]. Les travaux de Rob Archer, psychologue, soulignent qu’un objectif est « atteignable » et qu’il motive grâce au sentiment de progrès qu’il procure[9]. Une valeur, elle, ne se « coche » jamais. On ne finit pas « l’honnêteté » ou « la famille ». On peut seulement vivre plus ou moins en accord avec ces valeurs au fil du temps.
Les valeurs ne se confondent pas non plus avec les goûts ou les envies du moment. Aimer le cinéma ou la cuisine dit quelque chose de vos centres d’intérêt. Derrière ces goûts, on trouve souvent une valeur sous-jacente : créativité, plaisir, curiosité, partage avec les proches. La valeur reste stable, alors que la forme qu’elle prend peut évoluer.
2. Comment vos valeurs façonnent votre sens du but
Une fois ce vocabulaire clarifié, la question centrale arrive : comment des valeurs assez abstraites comme la liberté, la loyauté ou la justice créent-elles un sentiment solide de direction de vie ? Les travaux inspirés de Schwartz avancent que les valeurs expriment des buts motivationnels qui orientent l’action de manière durable[5]. Dans une conférence sur les valeurs, un intervenant résume ainsi sa pensée : les valeurs transforment les pulsions en objectifs désirables dont nous pouvons avoir conscience au moment de décider[5].
Concrètement, si vous accordez une grande place à la valeur « apprentissage », vous allez chercher des situations qui stimulent votre curiosité. Vous acceptez plus facilement un poste exigeant mais riche en progression plutôt qu’un poste confortable et routinier. Sans faire de calculs compliqués, votre cerveau filtre la réalité et fait remonter ce qui colle à cette valeur. À force de choix orientés de cette façon, votre vie prend une direction reconnaissable. C’est là que naît le sens du but : la sensation que la trajectoire suit une ligne cohérente.
Le site IRP Canada insiste sur ce point lorsqu’il explique que les valeurs personnelles sont une source puissante de motivation et qu’elles fournissent « une raison d’agir et de persévérer face aux défis »[2]. Le sens du but vient précisément de cette impression d’avoir une bonne raison de se lever le matin, même quand la journée s’annonce rude. Si la valeur de contribution sociale est très forte chez vous, vous tolérerez mieux la fatigue ou la frustration dans un métier d’aide à la personne, car chaque effort alimente cette valeur.
Le coach et blogueur de développement personnel à l’origine du site Devenez Meilleur raconte comment ses propres valeurs de présence attentive, d’unicité et de dévouement orientent ses choix de projets, ses collaborations et même son rythme de travail[12]. Il décrit ses « objectifs de vie » comme une déclinaison concrète de ce socle de valeurs. Cette articulation est décisive : les objectifs agissent comme des points sur la carte, les valeurs jouent le rôle de nord magnétique.

3. Quand vos actions ne collent pas à vos valeurs : signaux d’alerte à ne pas ignorer
Beaucoup de personnes consultent un coach ou un thérapeute avec un sentiment de vide, parfois alors que tout va bien sur le papier. Une carrière stable, un revenu correct, une vie de famille structurée, et malgré cela une forme de lassitude. Plusieurs coachs expliquent que cette fatigue morale vient souvent d’un décalage entre les valeurs et les choix quotidiens[2][4][10].
La coach Nathalie R. Lemieux décrit les valeurs comme une « boussole intérieure » qui guide les actions, les décisions et les relations[4]. Quand les actions s’écartent durablement de cette boussole, la personne ressent une incohérence interne. Elle poursuit des objectifs qui ne résonnent pas avec ce qu’elle estime important. Selon Nathalie R. Lemieux, vivre en accord avec ses valeurs crée une cohérence interne et une satisfaction plus profonde, au-delà des réussites visibles[4]. À l’inverse, un écart prolongé installe frustration, cynisme ou désengagement.
Une vidéo de développement personnel très partagée en francophonie illustre ce décalage avec un exemple simple : une personne qui se force à aller travailler chaque matin dans un environnement contraire à ses valeurs de liberté et de créativité finit épuisée, sans comprendre pourquoi elle « n’y arrive plus »[6]. L’intervenante insiste sur l’idée que le problème ne vient pas d’une fragilité personnelle mais d’un misalignement entre les situations vécues et les valeurs profondes.

Plusieurs signaux reviennent souvent dans les témoignages de coachs de vie et de psychologues :
- Vous réussissez vos objectifs mais vous ressentez peu de fierté ou de joie une fois qu’ils sont atteints. La réussite ne nourrit pas votre estime de vous.
- Vous avez la sensation de vous trahir, par petites concessions répétées. Une remarque non dite, une décision acceptée à contrecœur, un projet abandonné sans vraie raison.
- Vous enviez la vie d’autres personnes sans vraiment vouloir leur travail, leur salaire ou leur statut. Vous enviez surtout la cohérence que vous percevez dans leur trajectoire.
- Vous ressentez un tiraillement intérieur récurrent, comme un conflit entre ce que vous faites et ce que vous pensez juste.
Dire « je manque de sens » traduit souvent ce décalage. C’est une erreur de répondre à ce malaise par une fuite en avant ou par un simple changement d’objectif, sans examen des valeurs en arrière-plan. Changer de poste, de ville ou de secteur ne suffit pas si la nouvelle direction ne s’appuie pas sur un socle de valeurs clarifié.
4. Identifier vos valeurs centrales : exercices concrets, pas de théorie fumeuse
La bonne nouvelle, c’est que les valeurs se laissent décoder. Ce travail demande de l’honnêteté et un peu de temps, mais il ne relève pas de la magie. L’IRP Canada considère la connaissance de ses valeurs comme un pilier du coaching de vie, car elles servent de base à la définition des objectifs et du sens de la vie d’une personne[2]. Le site Architecte de ta vie décrit ce travail comme un « voyage de découverte de soi » où l’on met des mots sur ce qui compte vraiment avant de prendre des décisions majeures[10].

Une créatrice de contenus en développement personnel propose un exercice simple dans une vidéo très vue : prendre un carnet et répondre à trois questions : « Qu’est-ce qui est important pour moi aujourd’hui ? », « Qu’est-ce qui me fait vibrer aujourd’hui ? », « Qu’est-ce qui fait sens pour moi aujourd’hui ? »[6]. Elle conseille ensuite d’utiliser la règle des « cinq pourquoi » pour chaque réponse, en se demandant cinq fois de suite « pourquoi ? » afin d’aller sous la surface[6]. Ce questionnement fait remonter les valeurs cachées derrière des envies ou des objectifs.
Vous pouvez aller plus loin avec une démarche structurée :
- Listez des moments forts de votre vie, positifs et négatifs. Pour chacun, notez ce qui était respecté ou piétiné en vous : justice, loyauté, liberté, humour, savoir, sécurité, etc.
- Repérez les thèmes qui reviennent. Si « être utile » surgit dans vos souvenirs de bénévolat, dans vos réussites professionnelles et dans vos relations, il y a de grandes chances que la contribution fasse partie de vos valeurs centrales.
- Triez ensuite cette liste pour n’en garder que cinq à sept valeurs fortes. Au-delà, le terme valorise tout sans hiérarchie, et le travail devient flou.
- Écrivez votre propre définition de chaque valeur. Le mot « liberté » n’a pas le même sens pour un entrepreneur que pour un artiste ou pour un parent de trois enfants[6][10].
Ce travail peut se faire seul, mais beaucoup de personnes gagnent en clarté lorsqu’elles sont accompagnées par un coach formé à l’exploration des valeurs, comme le soulignent plusieurs organismes de formation en coaching[2][10]. Ce n’est pas une obligation. C’est un accélérateur utile si vous tournez en rond depuis des années avec les mêmes questions.
5. Transformer vos valeurs en sens du but au quotidien
Identifier ses valeurs ne suffit pas. Beaucoup de gens sortent d’un séminaire avec une belle liste affichée au mur, puis reprennent exactement la même vie le lundi suivant. Le sens du but ne naît pas d’une affiche, il se construit quand vos décisions concrètes se calent sur ces valeurs, même de manière imparfaite.
Un point souvent négligé est la traduction des valeurs en buts de vie et en objectifs concrets. Manager GO distingue le « but », qui donne une direction générale à long terme, des objectifs plus précis et mesurables[3]. Les recommandations classiques invitent à formuler des objectifs « SMART » (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, temporellement définis)[3]. Rob Archer insiste sur le fait que les objectifs motivent parce qu’on peut les atteindre et ressentir un sentiment de progrès[9]. Vos valeurs, elles, fournissent le pourquoi qui sous-tend ces objectifs.
Le blogueur de Devenez Meilleur donne un exemple parlant[12] :
- Valeur : attention à l’autre.
- But de vie qui en découle : créer un environnement d’écoute et de soutien pour des personnes en quête de clarté.
- Objectifs concrets : écrire un article par semaine, proposer un accompagnement individuel, animer une formation par trimestre.
Cette chaîne crée un fil conducteur. Chaque objectif prend sens parce qu’il sert une valeur claire. Et le but de vie, lui, donne une direction reconnaissable. C’est exactement ce qui nourrit le sens du but.
La coach Nathalie R. Lemieux insiste sur le fait que vivre en accord avec ses valeurs apporte une satisfaction plus profonde que la seule poursuite d’objectifs extérieurs[4]. Un objectif atteint qui ne sert aucune valeur forte laisse un goût de vide. À l’inverse, une action modeste qui respecte une valeur chère peut donner un sentiment de justesse très puissant. C’est ce décalage qui explique pourquoi certaines personnes se sentent plus « ancrées » dans un travail modeste mais aligné que dans un poste prestigieux décroché par conformité.
6. Valeurs, motivation et résilience quand la vie secoue
Les valeurs jouent un rôle décisif dans les moments de crise. L’IRP Canada rappelle que les valeurs fournissent une raison de persévérer face aux défis et qu’elles sont une source de motivation durable, bien plus stable que les récompenses externes[2]. Quand un projet échoue, que l’entreprise restructure ou que la santé vacille, les anciens repères tombent. Ceux qui se relèvent le plus vite s’appuient souvent sur des valeurs claires, même s’ils ne les nomment pas ainsi.
Les travaux autour de Schwartz soulignent que les valeurs sont fortement liées aux émotions[5]. Elles ne sont pas de simples idées. Une valeur touchée de plein fouet déclenche un ressenti intense. Quand une personne agit en accord avec une valeur de courage ou de loyauté, elle ressent un mélange de peur, de tension, puis de fierté. Ce mélange émotionnel grave en mémoire l’événement et renforce la valeur pour l’avenir[5]. C’est ce mécanisme qui construit la résilience : on tient bon parce que l’on sait pourquoi on traverse cette période difficile.
Le Virtual Wellbeing Hub insiste sur la capacité des valeurs à aider les individus à franchir les étapes de la vie et à surmonter les obstacles personnels et professionnels[8]. Le site explique que les valeurs servent de guide pour prendre des décisions difficiles et pour maintenir un cap quand les circonstances changent brutalement[8]. Sans ce repère, la personne risque de réagir au coup par coup, au lieu de garder une cohérence dans ses choix.
Dans le coaching, on voit souvent la différence entre deux personnes confrontées à un licenciement. La première vit ce moment comme une remise en cause totale d’elle-même. La seconde souffre tout autant sur le moment, mais s’appuie sur une valeur de contribution ou d’apprentissage pour donner un sens à la suite. Elle se demande : « Comment puis-je continuer à servir ce qui compte pour moi dans une autre forme ? ». Cette question change la trajectoire sur les cinq ou dix années suivantes.
7. Les valeurs évoluent au fil de la vie : ajuster son sens du but
Erreur fréquente : croire que ses valeurs restent figées pour toujours. Une étude commentée par le site Flux Positif souligne que les valeurs évoluent de manière prévisible à travers les âges[14]. Durant l’adolescence et le début de l’âge adulte, les valeurs liées à la stimulation, à la nouveauté et à l’exploration du monde occupent souvent une place forte[14]. Avec l’entrée dans la vie familiale ou la montée des responsabilités professionnelles, la sécurité, la stabilité et la bienveillance envers le proche entourage prennent souvent plus de poids[14].
Flux Positif insiste sur le fait que la hiérarchie des valeurs se modifie avec les événements de vie marquants : naissance d’un enfant, séparation, maladie, reconversion, expatriation[14]. Les valeurs de base restent en place, mais leur priorité relative change. Une personne peut garder la valeur liberté comme fil rouge, mais accepter plus de contraintes si la famille ou la santé gagnent en importance. Prétendre que l’on a « les mêmes valeurs qu’à vingt ans » est souvent une posture plus qu’une réalité.
Le site Architecte de ta vie rejoint cette idée en décrivant les valeurs comme un voyage de découverte de soi[10]. L’auteur encourage à revisiter ses valeurs à chaque grande transition de vie pour éviter de rester enfermé dans une image dépassée de soi-même[10]. Un cadre dynamique à trente ans, focalisé sur la performance, peut ressentir un décalage à quarante-cinq ans si sa valeur de transmission a pris plus de place sans qu’il l’ait reconnu. Sans cette mise à jour, le sens du but se délite.
Cette évolution n’est pas une trahison de soi. C’est un ajustement normal. Le modèle de Schwartz rappelle que les individus hiérarchisent leurs valeurs selon un ordre d’importance relativement stable, mais que la priorité accordée à chaque valeur peut varier en fonction des périodes et des besoins[5][14]. La cohérence se joue moins dans la fidélité à une liste figée que dans la capacité à écouter ce qui prend du poids aujourd’hui et à décider en conséquence.
“Les valeurs se transforment avec la vie. Les ignorer, c’est risquer de suivre un but qui n’est plus le vôtre.”
8. FAQ : questions fréquentes sur les valeurs et le sens du but
Comment savoir si je vis en accord avec mes valeurs ?
Un bon indicateur reste la cohérence entre ce que vous dites valoriser et vos choix réels. Si vous affirmez que la santé est une priorité mais que vous ne laissez aucune place au sommeil, à l’activité physique ou aux soins de base, il y a un écart. La satisfaction ressentie en fin de journée donne aussi un signal : vous pouvez être fatigué mais globalement en paix, parce que vous avez agi selon ce qui compte pour vous. Les coachs de vie que cite l’IRP Canada observent souvent que les personnes alignées sur leurs valeurs ressentent moins de conflits internes, même dans des périodes chargées[2][4].
Faut-il absolument connaître ses valeurs pour avoir un sens du but ?
Beaucoup de personnes ont une intuition de ce qui les guide sans avoir mis de mots précis dessus. Leur sens du but existe, mais il reste fragile. Dès qu’un événement bouscule leurs repères, elles se sentent perdues. Connaître ses valeurs de manière plus explicite donne un vocabulaire pour reformuler son but de vie quand les circonstances changent. L’IRP Canada qualifie la connaissance de ses valeurs de « pilier du coaching de vie » pour cette raison[2].
Mes valeurs sont-elles les mêmes au travail et dans ma vie personnelle ?
Le socle reste souvent le même, mais l’expression varie. Une valeur de liberté peut prendre la forme d’horaires souples au travail et de voyages fréquents dans la sphère privée. Une valeur de contribution peut conduire à encadrer une équipe en journée et à faire du bénévolat le week-end. Les études sur les valeurs de vie indiquent que ces principes influencent la manière dont une personne interagit avec les autres et fonctionne dans la société, dans toutes ses sphères de vie[8]. Quand l’écart entre vie pro et vie perso devient trop large, le sentiment de double vie se renforce, et le sens du but s’effrite.
Quel lien entre valeurs et objectifs SMART ?
Les objectifs SMART, popularisés par de nombreux outils de gestion, servent à formuler des résultats spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et inscrits dans une échéance[3]. Ils répondent à la question « quoi ?» et « quand ? ». Les valeurs répondent à la question « pourquoi ? ». Sans ce pourquoi, les objectifs perdent vite leur saveur. Rob Archer rappelle que les objectifs motivent surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans quelque chose de plus vaste qui fait sens pour la personne[9]. C’est précisément ce rôle que jouent les valeurs.
Comment transmettre des valeurs et un sens du but à mes enfants ?
Les recherches sur les valeurs montrent qu’elles se diffusent autant par l’exemple que par le discours[5][8]. Dire à un enfant que la bienveillance compte, puis le voir assister à des scènes de mépris au quotidien, crée un message contradictoire. En revanche, un parent qui assume ses choix alignés, explique ses dilemmes et reconnaît ses erreurs donne un modèle vivant. Les études commentées par Flux Positif indiquent aussi que les valeurs évoluent avec l’âge[14]. L’enjeu n’est pas de fixer une liste de valeurs définitive pour ses enfants, mais de leur montrer comment chacun peut clarifier ce qui compte pour lui et recalibrer ses choix au fil de la vie.
Et si je ne trouve aucun « grand but » de type vocation ?
Chercher une mission grandiose peut devenir un piège. Beaucoup de personnes se paralysent en attendant une révélation. Les sources en coaching de vie insistent plutôt sur l’idée d’aligner les actions quotidiennes sur un petit noyau de valeurs claires[2][10][12]. Le sens du but émerge alors par accumulation de décisions cohérentes, sans forcément passer par une vocation spectaculaire. C’est souvent plus solide qu’un grand récit qui ne résiste pas au premier choc de la réalité.
Sources et références (15)
▼
- [1] Bonfils (bonfils.fr)
- [2] Irpcanada (irpcanada.com)
- [3] Manager-go (manager-go.com)
- [4] Nathalierlemieux (nathalierlemieux.com)
- [5] Youtube (youtube.com)
- [6] Youtube (youtube.com)
- [7] Demivolee (demivolee.com)
- [8] Virtualwellbeinghub.ca (virtualwellbeinghub.ca)
- [9] Counselingact.ca (counselingact.ca)
- [10] Architectedetavie (architectedetavie.com)
- [11] Recrute.but (recrute.but.fr)
- [12] Devenez-meilleur.co (devenez-meilleur.co)
- [13] But-corporate (but-corporate.fr)
- [14] Fluxpositif (fluxpositif.com)
- [15] Pagesjaunes (pagesjaunes.fr)
