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    Accueil » Programme d’affirmation de soi de Rathus : du test à la transformation personnelle
    découvrez notre programme d'affirmation de soi, conçu pour renforcer votre confiance en vous et améliorer vos compétences en communication. apprenez à vous exprimer clairement, à poser des limites et à défendre vos idées efficacement dans diverses situations sociales et professionnelles.
    Développement personnel

    Programme d’affirmation de soi de Rathus : du test à la transformation personnelle

    MarinePar Marine9 juillet 2025Mise à jour:23 février 2026Aucun commentaire10 Minutes de Lecture

    Introduction

    Il y a des phrases qui restent en travers de la gorge pendant des années : ce non que vous n’avez pas osé dire, cette remarque blessante à laquelle vous avez souri pour « ne pas faire d’histoires ».
    Et un jour, un professionnel vous parle d’un étrange outil : le programme d’affirmation de soi de Rathus.

    On vous promet qu’un simple questionnaire de 30 items pourrait mettre en lumière votre manière de vous taire, de céder, d’exploser ou de vous défendre.
    Mais derrière ce test devenu un classique de la psychologie, il y a une question beaucoup plus intime : comment apprendre à s’affirmer sans se perdre ni écraser les autres ?

    En bref : ce que le programme de Rathus permet vraiment

    • Un questionnaire de 30 items, développé en 1973 par Spencer A. Rathus, mesure le niveau d’assertivité sur un continuum allant de -90 à +90.
    • Il aide à repérer les profils très inhibés, les personnalités plus affirmées, et parfois des modes relationnels proches de l’agressivité.
    • Il est utilisé en thérapie, en formation et en recherche pour évaluer l’affirmation de soi et suivre l’évolution au fil d’un travail psychologique ou d’un entraînement à l’assertivité.
    • Ses limites sont connues : centration sur le verbal, difficulté à distinguer fortement assertivité élevée et agressivité, dépendance au contexte culturel et social.
    • Bien utilisé, il devient le point de départ d’un véritable programme d’affirmation de soi, articulant prise de conscience, entraînement comportemental et travail émotionnel.

    Origines : comment est né le programme d’affirmation de Rathus

    Un enfant des années 1970, au croisement des TCC et de la vie quotidienne

    Spencer A. Rathus publie son échelle d’assertivité en 1973, dans un contexte où les psychologues comportementalistes cherchent à mesurer de façon plus fine la capacité des individus à défendre leurs droits tout en respectant ceux des autres.
    Les instruments existants sont alors jugés vieillissants et peu adaptés à la vie sociale réelle.

    Pour construire son outil, Rathus s’appuie sur plusieurs sources : des situations déjà travaillées par Wolpe et Lazarus, des items issus d’échelles plus anciennes (Allport, Guilford & Zimmerman), et des journaux tenus par des étudiants décrivant leurs interactions sociales ordinaires.
    Autrement dit, le programme de Rathus naît à la fois de la littérature scientifique et des petites scènes banales de la vie, celles où l’on n’ose pas déranger, pas déplaire, pas dire stop.

    Pourquoi l’assertivité devient un enjeu clinique majeur

    Avec la montée des thérapies cognitivo-comportementales, l’assertivité est progressivement reconnue comme une compétence sociale centrale, intimement liée à l’estime de soi, à la régulation émotionnelle et à la prévention de la dépression ou de l’anxiété sociale.
    Exprimer ses besoins, poser ses limites, supporter le désaccord sans s’effondrer devient un objectif thérapeutique à part entière.

    Dans ce paysage, le programme d’affirmation de soi de Rathus occupe une place particulière : il fait le lien entre la mesure psychométrique, l’entraînement comportemental et l’évaluation des changements au fil du temps.
    C’est ce qui explique pourquoi on le retrouve aussi bien dans les cabinets de psychologues que dans des programmes de formation pour soignants, enseignants ou équipes en entreprise.

    Que mesure réellement le programme d’affirmation de soi de Rathus ?

    Un auto-questionnaire structuré, mais ancré dans le vécu

    L’échelle se présente comme un auto-questionnaire de 30 affirmations décrivant des situations sociales fréquentes : s’opposer, demander un service, recevoir une critique, se présenter, dire non.
    Pour chaque item, la personne indique dans quelle mesure cette affirmation lui ressemble, sur une échelle allant en général de -3 (vraiment non caractéristique) à +3 (très caractéristique).

    La somme de ces réponses fournit un score total compris entre -90 et +90, qui permet de situer le niveau global d’assertivité.
    Ce score peut ensuite être transformé en percentile, donnant une idée de la position de la personne par rapport à un échantillon de référence (par exemple, « plus affirmé que X % de la population testée »).

    Ce que l’échelle éclaire… et ce qu’elle laisse dans l’ombre

    Le programme de Rathus permet d’explorer plusieurs dimensions clés : tendance à défendre ses droits, capacité à exprimer ses opinions, style de réponse face au conflit (fuite, agressivité, assertivité), confort dans les situations sociales.
    Il s’avère utile pour repérer des profils très inhibés, fréquemment associés à de la phobie sociale, à une grande peur du jugement, ou à des difficultés à poser des limites.

    Mais l’outil comporte des zones d’ombre assumées par les cliniciens qui l’utilisent.
    Il ne distingue pas toujours nettement une assertivité très élevée d’un mode relationnel franchement agressif, et il capture surtout la dimension verbale de la communication, laissant de côté la posture, le regard, la distance corporelle, la voix.
    C’est la raison pour laquelle il est systématiquement recommandé de le compléter par un entretien clinique et parfois par des mises en situation.

    Interpréter les scores : un outil, pas une étiquette

    Du score chiffré à l’histoire singulière

    Un score très négatif peut traduire une forte inhibition, un style relationnel dominé par la peur de déranger, le besoin d’être aimé, ou une socialisation où se taire était la manière la plus sûre d’éviter les conflits.
    Un score légèrement négatif ou proche de zéro peut évoquer une personne « gentille&nbsp» qui s’oublie parfois dans la relation, sans forcément percevoir ses renoncements comme problématiques.

    Des scores nettement positifs témoignent généralement d’une bonne capacité à s’exprimer et à défendre ses positions, mais peuvent aussi s’accompagner, chez certains, d’une manière plus dure de dire les choses, parfois vécue comme agressive par l’entourage.
    C’est là que l’échelle prend tout son sens : non comme jugement, mais comme point de départ d’une discussion nuancée sur la manière de se comporter avec soi-même et avec les autres.

    Tableau de lecture clinique simplifiée des profils

    Profil global (tendance) Signes observables fréquents Risques principaux Pistes de travail dans un programme d’affirmation
    Score nettement négatif (forte inhibition) Difficulté à dire non, peur intense du conflit, tendance à s’excuser tout le temps, évitement des situations sociales de peur de mal faire. Épuisement, ressentiment silencieux, risque accru de symptômes anxieux et dépressifs, isolement progressif. Apprentissage du droit à exister, entraînement à des refus simples, travail sur les croyances (« si je dis non, on va me rejeter »), exposition graduée à des situations sociales choisies.
    Score autour de zéro (profil intermédiaire) Capacité à s’affirmer dans certains contextes mais effacement dans d’autres, difficultés à poser des limites avec certaines figures (hiérarchie, famille, partenaire). Conflits internes permanents, sentiment de « trop donner » dans certaines relations, fatigue émotionnelle. Affinement de la conscience des situations-problèmes, entraînement à des réponses nuancées, travail sur les scénarios relationnels répétitifs.
    Score positif élevé (forte affirmation) Facilité à prendre la parole, opinions exprimées sans détour, faible tolérance à la frustration, confusion possible entre franchise et brutalité. Tensions relationnelles, conflits récurrents, réputation de dureté ou d’insensibilité, difficultés à entendre le point de vue de l’autre. Travail sur l’empathie, la manière de formuler les messages, intégration du non-verbal, exploration des peurs sous-jacentes (perdre le contrôle, être déstabilisé).

    Du test au programme : comment l’affirmation de soi se travaille concrètement

    Un outil de mesure… et un fil conducteur pour l’entraînement

    Au-delà du score, la force du programme d’affirmation de Rathus tient à sa capacité à servir de fil rouge dans un travail thérapeutique ou formatif.
    Utilisé en début, milieu et fin de prise en charge, il permet de suivre les évolutions et d’objectiver des changements parfois discrets mais vécus comme radicaux par la personne.

    Des études menées auprès de professionnels de santé montrent que l’utilisation de programmes d’entraînement à l’assertivité, évalués notamment avec l’échelle de Rathus, peut conduire à une amélioration significative des scores sur plusieurs mois, avec un impact positif sur la façon de gérer les situations de stress relationnel.
    Ce ne sont pas des « cours de personnalité », mais de véritables programmes de compétences sociales.

    Les briques typiques d’un programme fondé sur Rathus

    Dans la pratique, un programme d’affirmation de soi inspiré de Rathus s’articule souvent autour de plusieurs axes :

    • Psychoéducation : comprendre ce qu’est l’assertivité, la différencier de la passivité et de l’agressivité, repérer ses propres scénarios relationnels.
    • Identification des situations-problèmes : repérer les contextes où l’on se tait, où l’on explose ou où l’on se sent paralysé, en lien avec les items du questionnaire.
    • Entraînement comportemental : jeux de rôles, répétition de phrases-clés, apprentissage de formulations assertives (« je » plutôt que « tu » accusateur), travail sur la posture et la voix.
    • Restructuration cognitive : exploration des croyances qui sabotent l’affirmation (« si je dis ce que je pense, on ne m’aimera plus », « un bon professionnel ne dit jamais qu’il est débordé »).
    • Suivi et ajustements : réadministration de l’échelle, mise en perspective des progrès, exploration des zones qui restent difficiles malgré l’entraînement.

    Ce travail n’est pas réservé aux patients en psychothérapie : des programmes basés sur l’affirmation de soi ont été proposés à des soignants victimes de mobbing, à des étudiants, à des professionnels en reconversion, avec des gains documentés sur la confiance en soi et la gestion des interactions difficiles.

    Limites, pièges et bonnes pratiques d’utilisation

    Pourquoi l’échelle de Rathus ne doit jamais être utilisée seule

    Malgré sa popularité, l’outil présente des limites bien identifiées par les cliniciens.
    Il se focalise essentiellement sur la dimension verbale, sans saisir toute la richesse – ou la violence – du langage non verbal, et il ne permet pas de distinguer de façon fine une assertivité très développée d’un style plus frontal, voire dominateur.

    Autre point crucial : les normes de comportement varient selon les cultures, les milieux sociaux, les genres, les contextes professionnels.
    Une femme très réservée dans un environnement où on attend d’elle qu’elle soit « agréable » peut être jugée « adaptée » par son entourage alors qu’elle obtient un score très bas à l’échelle de Rathus, révélant une souffrance ou une auto-censure importantes.
    C’est pourquoi l’interprétation doit toujours tenir compte de l’histoire personnelle, du contexte et des enjeux implicites.

    Trois erreurs fréquentes… et comment les éviter

    • Se réduire à un score : croire qu’un chiffre raconte toute une personnalité. Travailler plutôt sur ce qu’il évoque, les scènes de vie qu’il remet en mémoire, les émotions qu’il déclenche.
    • Confondre brutalité et force : se dire « affirmé » parce qu’on dit tout, tout le temps, sans filtre. Apprendre à conjuguer clarté, fermeté et respect est au cœur de l’assertivité.
    • Ignorer le corps : considérer que « dire les mots » suffit. Travailler aussi le regard, la posture, le souffle, la façon de se tenir dans l’espace, surtout chez les personnes très anxieuses.

    Bien utilisé, le programme d’affirmation de soi de Rathus n’est pas un verdict, mais un miroir.
    Il ne dit pas qui vous êtes, il éclaire comment vous avez appris à vous comporter avec les autres – et ouvre la porte à une question exigeante mais libératrice : voulez-vous continuer exactement comme ça ?

    Sources
    • Échelle d’affirmation de soi de Rathus (RAS) – Mentaal
    • Rathus Assertiveness Scale (RAS) – ArabPsychology
    • Test psychologique d’affirmation de soi – Benoît Blanchard
    • Le programme d’affirmation de soi de Rathus – Psy-92
    • Rathus Assertiveness Schedule : topics and research – Science.gov
    • Échelle d’affirmation de soi de Rathus – Psychomedia
    • L’échelle de Rathus – Journal de bord d’une thérapie TCC
    • The Rathus Assertiveness Scale – document PDF
    • L’affirmation de soi – document TCC
    • L’échelle d’affirmation de soi de Rathus – Apprendre la psychologie

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    Une passionnée de psychologie qui observe les comportements humains au quotidien et s’efforce d’apporter plus de positivité dans la vie des autres grâce à la psychologie.

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