Un film attendu, un repas apprécié, un message d’un proche : tout peut rester agréable et pourtant ne provoquer presque aucune réaction. Dans le trouble bipolairecette extinction du plaisir apparaît fréquemment pendant les épisodes dépressifs. Elle ne se confond ni avec la paresse ni avec un simple changement de goûts.
En apparence, la personne continue sa journée. Elle répond, travaille, mange, parfois même plaisante. En réalité, les activités demandent un effort disproportionné et procurent peu de satisfaction. L’anhédonie désigne cette diminution de la capacité à éprouver ou à anticiper le plaisir.
Elle peut concerner l’envie de commencer une activité, le plaisir ressenti pendant celle-ci, la motivation nécessaire pour la poursuivre ou les bénéfices attendus d’une relation. Ces dimensions ne s’éteignent pas toujours ensemble.
Le plaisir peut devenir inaccessible.
Ce qui disparaît ne se résume pas à la bonne humeur

Pour rappel, l’anhédonie est un symptôme, pas un diagnostic autonome. Elle s’inscrit souvent dans une dépression, y compris pendant la phase dépressive d’un trouble bipolaire. Une personne peut être triste, ralentie et pessimiste sans présenter une anhédonie marquée. À l’inverse, elle peut décrire un grand vide affectif alors que sa tristesse reste discrète.
La distinction avec l’ennui repose sur l’étendue et la durée du changement. Se désintéresser d’un groupe de musique, d’un loisir ou d’une série après plusieurs années relève souvent de l’évolution normale des goûts. L’anhédonie devient plus préoccupante lorsque plusieurs domaines sont touchés : loisirs, nourriture, sexualité, conversations, projets et contacts sociaux.
Surtout, le contraste avec le fonctionnement habituel compte. Une activité qui apportait spontanément du réconfort devient une corvée. La personne sait parfois qu’elle devrait apprécier ce moment, mais cette connaissance ne produit pas l’émotion attendue. Le décalage entre « je devrais être content » et « je ne ressens rien » nourrit souvent la culpabilité.
Le plaisir a plusieurs interrupteurs

Anticiper, ressentir, recommencer
Les travaux sur le traitement de la récompense distinguent plusieurs moments : l’envie avant l’activité, l’effort accepté pour l’atteindre, le plaisir ressenti pendant ou après, puis l’envie de recommencer. L’anhédonie peut toucher un seul de ces moments ou plusieurs.
Une personne peut donc dire « je n’ai envie de rien » sans que toutes les formes de plaisir aient disparu. Elle peut encore apprécier un repas une fois commencé, mais ne plus parvenir à le désirer. Elle peut aussi avoir envie de voir un proche, puis ne rien ressentir pendant la rencontre. La différence entre plaisir anticipé et plaisir ressenti donne des indications plus précises qu’une question générale sur le bonheur.
Une étude transdiagnostique publiée en 2025 dans Cognitive, Affective & Behavioral Neuroscience a examiné 227 personnes âgées de 18 à 65 ans : 44 avec une schizophrénie, 47 avec un trouble bipolaire56 avec un trouble dépressif majeur et 80 témoins. Les participants ont réalisé une tâche d’incitation monétaire pendant une IRM fonctionnelle. Dans cet échantillon, l’anhédonie était associée à une activation striatale plus faible pendant l’anticipation d’une récompense chez les personnes dépressives, mais pas chez celles présentant un trouble bipolaire ou une schizophrénie.
Ce résultat ne signifie pas que les personnes bipolaires seraient épargnées ni qu’une zone cérébrale permettrait de confirmer un diagnostic. Il indique que le lien entre anhédonie et circuits de la récompense varie selon les troubles et peut dépendre de l’état de l’humeur. L’étude a été acceptée le 19 décembre 2024 et ses résultats restent ceux d’une association, pas la preuve d’une causalité.
Le social peut se fermer avant le reste
L’anhédonie sociale correspond à une diminution du plaisir tiré des interactions. Elle ne signifie pas forcément que la personne n’aime plus ses proches. Elle peut ne plus ressentir la chaleur d’une conversation, éviter les invitations parce qu’elles semblent coûteuses ou ne pas éprouver de soulagement après avoir parlé.
Un article publié en 2026 dans BMC Psychiatry a porté sur 201 personnes ayant un trouble bipolaire de type I et un épisode dépressif en cours. Les chercheurs ont mesuré les traumatismes de l’enfance, les symptômes dépressifs, l’anhédonie sociale et l’anhédonie physique. Leur analyse a trouvé un effet indirect de l’anhédonie sociale dans l’association entre les traumatismes de l’enfance et la sévérité dépressive, particulièrement pour les maltraitances émotionnelles.
Cette étude était transversale. Elle ne permet donc pas d’affirmer qu’une maltraitance émotionnelle provoque une anhédonie sociale ni que celle-ci entraîne à elle seule une dépression. Elle désigne une piste à examiner chez certaines personnes bipolaires pendant un épisode dépressif.
Pourquoi l’anhédonie ne permet pas, seule, de distinguer bipolarité et dépression
La dépression unipolaire et la dépression bipolaire partagent de nombreux symptômes. La fatigue, le retrait, les troubles du sommeil, le ralentissement et la perte de plaisir peuvent apparaître dans les deux situations. La différence diagnostique repose sur l’histoire complète des épisodes, notamment la présence passée d’une hypomanie ou d’une manie, et non sur un seul symptôme.
Une étude publiée en 2021 dans BMC Psychiatry illustre cette difficulté. Elle a comparé 98 personnes présentant un trouble dépressif majeur et 66 personnes présentant un trouble bipolaire de type II, toutes sans traitement médicamenteux au moment de l’évaluation et âgées de 18 à 50 ans. Le groupe bipolaire obtenait des scores d’anhédonie plus élevés à la Snaith-Hamilton Pleasure Scale.
La mesure distinguait les groupes avec une aire sous la courbe de 0,655. Avec un seuil de 26, la sensibilité atteignait 0,788 et la spécificité 0,520. Ces valeurs peuvent alimenter une réflexion clinique, mais elles ne transforment pas l’échelle en outil diagnostique autonome. Une spécificité de 0,520 signifie que de nombreuses personnes sans trouble bipolaire pourraient être mal classées si l’outil était utilisé seul.
Un article de synthèse consacré à l’anhédonie dans la dépression et le trouble bipolaire décrit aussi des mécanismes qui ne sont pas nécessairement identiques. Dans la dépression unipolaire, les travaux d’imagerie convergent davantage vers une faible activation liée à l’anticipation d’une récompense dans le striatum ventral. Pour le trouble bipolaire, les résultats varient selon l’état de l’humeur et les caractéristiques du trouble.
Repérer un épisode sans transformer chaque baisse d’envie en symptôme

À ce stade, une observation structurée vaut mieux qu’une étiquette posée dans l’urgence. Plusieurs éléments peuvent être notés en même temps :
- les activités qui procuraient habituellement du plaisir et celles qui en procurent encore un peu;
- la différence entre l’envie avant l’activité et le plaisir ressenti pendant celle-ci;
- la fréquence du retrait social, la difficulté à répondre et l’impression que les échanges coûtent trop cher;
- les changements de sommeil, d’énergie, d’appétit, de rythme et de concentration;
- la présence d’idées de culpabilité, de désespoir ou de mort.
Un journal simple peut suffire : activité prévue, envie de 0 à 10, plaisir après l’activité de 0 à 10, sommeil de la nuit précédente et niveau d’énergie. Le but n’est pas de se surveiller comme une machine. Ces repères donnent au psychiatre ou au médecin des éléments concrets, surtout lorsque la mémoire des épisodes devient imprécise.
Quand le plaisir s’éteint, quelles premières mesures prendre?

La première étape consiste à signaler le changement au professionnel qui suit le trouble bipolaire. Une anhédonie nouvelle, qui s’étend à plusieurs domaines ou s’accompagne d’une forte baisse d’énergie, peut correspondre à une évolution de l’épisode dépressif. Elle peut aussi apparaître avec d’autres facteurs : manque de sommeil, effets indésirables, consommation d’alcool ou modification d’un traitement.
Il ne faut pas arrêter ou modifier seul un médicament pour retrouver des sensations. Dans le trouble bipolaire, les ajustements thérapeutiques dépendent de l’ensemble du cycle de l’humeur, des antécédents de manie ou d’hypomanie et des traitements déjà utilisés.
En attendant le rendez-vous, une action courte et prévisible permet d’observer le niveau d’effort et la capacité à ressentir quelque chose, même de faible intensité. Une douche, dix minutes dehors, un repas simple ou un appel programmé peuvent constituer des points de départ. Le but n’est pas de fabriquer de la joie à coups de volonté, mais de conserver quelques repères liés au corps, au rythme quotidien et aux autres.
Le retrait complet peut donner l’impression de protéger, mais il prive aussi la personne des occasions de recevoir un soutien. Les réseaux de soutien social ne remplacent pas un traitement. Ils peuvent aider un proche à repérer une aggravation, accompagner un rendez-vous ou prendre le relais pour une tâche concrète.
Une perte de plaisir accompagnée d’idées suicidaires, d’un sentiment de danger immédiat ou de l’impossibilité de rester en sécurité demande une aide urgente auprès des services d’urgence.
L’absence de plaisir mérite d’être décrite, jamais reprochée.
Sources et références scientifiques
- Anhedonia in Depression and Bipolar Disorder – PMC. Current topics in behavioral neurosciences. DOI: 10.1007/7854_2022_323 · PMID: 35397065.
- Admon R, & Pizzagalli DA (2015). Corticostriatal pathways contribute to the natural time course of positive mood. Nature communications, 6(1), 1-11. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- An J, Li L, Wang L, Su Y-A, Wang Y, Li K,… Si, T. (2019). Striatal functional connectivity alterations after two-week antidepressant treatment associated to enduring clinical improvement in major depressive disorder. Frontiers in psychiatry, 10, 884. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Ang Y-S, Kaiser R, Deckersbach T, Almeida J, Phillips ML, Chase HW,… McGrath P (2020). Pretreatment reward sensitivity and frontostriatal resting-state functional connectivity are associated with response to bupropion after sertraline nonresponse. Biological Psychiatry, 88(8), 657-667. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Association AP (1980). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (3rd ed.). Washington, DC: Author. [Google Scholar].
- Association AP (1994). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (4th ed.). Washington, DC: Author. [Google Scholar].
- Association AP (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). Washington, DC: Author. [Google Scholar].
- Ballard ED, Wills K, Lally N, Richards EM, Luckenbaugh DA, Walls T,… Park L (2017). Anhedonia as a clinical correlate of suicidal thoughts in clinical ketamine trials. Journal of affective disorders, 218, 195-200. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Bart CP, Titone MK, Ng TH, Nusslock R, & Alloy LB (2021). Neural reward circuit dysfunction as a risk factor for bipolar spectrum disorders and substance use disorders: A review and integration. Clinical Psychology Review, 102035. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Berghorst LH, Kumar P, Greve DN, Deckersbach T, Ongur D, Dutra SJ, & Pizzagalli DA (2016). Stress and reward processing in bipolar disorder: a functional magnetic resonance imaging study. Bipolar disorders, 18(7), 602-611. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Bermpohl F, Kahnt T, Dalanay U, Hägele C, Sajonz B, Wegner T,… Wrase J (2010). Altered representation of expected value in the orbitofrontal cortex in mania. Human brain mapping, 31(7), 958-969. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Borsini A, Wallis ASJ, Zunszain P, Pariante CM, & Kempton MJ (2020). Characterizing anhedonia: a systematic review of neuroimaging across the subtypes of reward processing deficits in depression. Cognitive, Affective, & Behavioral Neuroscience, 20, 816-841. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Cao B, Park C, Subramaniapillai M, Lee Y, Iacobucci M, Mansur RB,… McIntyre RS (2019). The efficacy of vortioxetine on anhedonia in patients with major depressive disorder. Frontiers in psychiatry, 10, 17. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Anhedonia relates to reduced striatal reward anticipation in depression but not in schizophrenia or bipolar disorder: A transdiagnostic study – PMC. Cognitive, affective & behavioral neuroscience. DOI: 10.3758/s13415-024-01261-1 · PMID: 39885092.
- Abler, B., Erk, S., & Walter, H. (2007). Human reward system activation is modulated by a single dose of olanzapine in healthy subjects in an event-related, double-blind, placebo-controlled fMRI study. Psychopharmacology (Berl),191(3), 823-833. 10.1007/s00213-006-0690-y [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00213-006-0690-y.
- Abler, B., Greenhouse, I., Ongur, D., Walter, H., & Heckers, S. (2008). Abnormal reward system activation in mania. Neuropsychopharmacology,33(9), 2217-2227. 10.1038/sj.npp.1301620 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/sj.npp.1301620.
- Admon, R., & Pizzagalli, D. A. (2015). Dysfunctional reward processing in depression. Current Opinion in Psychology,4, 114-118. 10.1016/j.copsyc.2014.12.011 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.copsyc.2014.12.011.
- Argyropoulos, S. V., & Nutt, D. J. (2013). Anhedonia revisited: Is there a role for dopamine-targeting drugs for depression? Journal of Psychopharmacology,27(10), 869-877. 10.1177/0269881113494104 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1177/0269881113494104.
- Arrondo, G., Segarra, N., Metastasio, A., Ziauddeen, H., Spencer, J., Reinders, N.,… Murray, G. (2015). Reduction in ventral striatal activity when anticipating a reward in depression and schizophrenia: a replicated cross-diagnostic finding [Original Research]. Frontiers in Psychology, 6(1280). 10.3389/fpsyg.2015.01280 [DOI] [PMC free article] [PubMed]. doi:10.3389/fpsyg.2015.01280.
- Auerbach, R. P., Pisoni, A., Bondy, E., Kumar, P., Stewart, J. G., Yendiki, A., & Pizzagalli, D. A. (2017). Neuroanatomical prediction of anhedonia in adolescents. Neuropsychopharmacology,42(10), 2087-2095. 10.1038/npp.2017.28 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/npp.2017.28.
- Balleine, B. W., Delgado, M. R., & Hikosaka, O. (2007). The role of the dorsal striatum in reward and decision-making. Journal of Neuroscience,27(31), 8161-8165. 10.1523/jneurosci.1554-07.2007 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1523/jneurosci.1554-07.2007.
- Beck, A., Steer, R., & Brown, G. (1996). Beck Depression Inventory (2nd ed.). The Psychological Corporation..
- Beck, A., Ward, C., Mendelson, M., Mock, J., & Erbaugh, J. (1961). Beck Depression Inventory (BDI). Archives of General Psychiatry,4(6), 561-571. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- Becker, A., Kirsch, M., Gerchen, M. F., Kiefer, F., & Kirsch, P. (2017). Striatal activation and frontostriatal connectivity during non-drug reward anticipation in alcohol dependence. Addiction Biology,22(3), 833-843. 10.1111/adb.12352 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/adb.12352.
- Berns, G. S., McClure, S. M., Pagnoni, G., & Montague, P. R. (2001). Predictability modulates human brain response to reward. The Journal of Neuroscience,21(8), 2793. 10.1523/JNEUROSCI.21-08-02793.2001 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1523/JNEUROSCI.21-08-02793.2001.
- Berridge, K. C., & Robinson, T. E. (2003). Parsing reward. Trends in Neurosciences,26(9), 507-513. 10.1016/S0166-2236(03)00233-9 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S0166-2236(03)00233-9.
- Anhedonia difference between major depressive disorder and bipolar disorder II – PMC. BMC psychiatry. DOI: 10.1186/s12888-021-03548-w · PMID: 34706699.
- 1.Zhang C, Rong H. Genetic advance in depressive disorder. Adv Exp Med Biol. 2019;1180:19-57. doi: 10.1007/978-981-32-9271-0_2. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/978-981-32-9271-0_2.
- 2.Zhdanava M, Kuvadia H, Joshi K, Daly E, Pilon D, Rossi C, Morrison L, Lefebvre P, Nelson C. Economic Burden of Treatment-Resistant Depression in Privately Insured U.S. Patients with Physical Conditions. J Manag Care Spec Pharm. 2020;37(1):1-12. doi: 10.1080/03007995.2020.1844645. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/03007995.2020.1844645.
- 3.Walker ER, McGee RE, Druss BG. Mortality in mental disorders and global disease burden implications: a systematic review and meta-analysis. JAMA Psychiatry. 2015;72(4):334-341. doi: 10.1001/jamapsychiatry.2014.2502. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1001/jamapsychiatry.2014.2502.
- 4.Huang Y, Wang Y, Wang H, Liu Z, Yu X, Yan J, Yu Y, Kou C, Xu X, Lu J, Wang Z, He S, Xu Y, He Y, Li T, Guo W, Tian H, Xu G, Xu X, Ma Y, Wang L, Wang L, Yan Y, Wang B, Xiao S, Zhou L, Li L, Tan L, Zhang T, Ma C, Li Q, Ding H, Geng H, Jia F, Shi J, Wang S, Zhang N, du X, du X, Wu Y. Prevalence of mental disorders in China: a cross-sectional epidemiological study. Lancet Psychiatry. 2019;6(3):211-224. doi: 10.1016/S2215-0366(18)30511-X. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S2215-0366(18)30511-X.
- 5.Zheng Y, He S, Zhang T, Lin Z, Shi S, Fang Y, Jiang K, Liu X. Detection study of bipolar depression through the application of a model-based algorithm in terms of clinical feature and peripheral biomarkers. Front Psychiatry. 2019;10:266. doi: 10.3389/fpsyt.2019.00266. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fpsyt.2019.00266.
- 6.Rive MM, Redlich R, Schmaal L, Marquand AF, Dannlowski U, Grotegerd D, Veltman DJ, Schene AH, Ruhé HG. Distinguishing medication-free subjects with unipolar disorder from subjects with bipolar disorder: state matters. Bipolar Disord. 2016;18(7):612-623. doi: 10.1111/bdi.12446. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/bdi.12446.
- 7.Hirschfeld RM, Lewis L, Vornik LA. Perceptions and impact of bipolar disorder: how far have we really come? Results of the national depressive and manic-depressive association 2000 survey of individuals with bipolar disorder. J Clin Psychiatry. 2003;64(2):161-174. doi: 10.4088/JCP.v64n0209. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.4088/JCP.v64n0209.
- 8.Lish JD, Dime-Meenan S, Whybrow PC, Price RA, Hirschfeld RM. The National Depressive and manic-depressive association (DMDA) survey of bipolar members. J Affect Disord. 1994;31(4):281-294. doi: 10.1016/0165-0327(94)90104-X. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/0165-0327(94)90104-X.
- 9.Zheng P, Yang J, Li Y, Wu J, Liang W, Yin B, Tan X, Huang Y, Chai T, Zhang H, et al. Gut Microbial Signatures Can Discriminate Unipolar from Bipolar Depression. Adv Sci (Weinheim, Baden-Wurttemberg, Germany) 2020;7(7):1902862. doi: 10.1002/advs.201902862. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/advs.201902862.
- 10.Perlis RH. Misdiagnosis of bipolar disorder. Am J Manag Care. 2005;11(9 Suppl):S271-S274. [PubMed] [Google Scholar].
- 11.Schosser A, Gaysina D, Cohen-Woods S, Chow PC, Martucci L, Craddock N, Farmer A, Korszun A, Gunasinghe C, Gray J, Jones L, Tozzi F, Perry J, Muglia P, Owen MJ, Craig IW, McGuffin P. Association of DISC1 and TSNAX genes and affective disorders in the depression case-control (DeCC) and bipolar affective case-control (BACCS) studies. Mol Psychiatry. 2010;15(8):844-849. doi: 10.1038/mp.2009.21. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/mp.2009.21.
- 12.Liebers DT, Pirooznia M, Ganna A, Goes FS. Discriminating bipolar depression from major depressive disorder with polygenic risk scores. Psychol Med. 2020;51(9):1-8. doi: 10.1017/S003329172000015X. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1017/S003329172000015X.
- The specific mediating role of social anhedonia in the relationship between childhood emotional abuse and depressive symptoms in bipolar disorder – PMC. BMC psychiatry. DOI: 10.1186/s12888-026-08004-1 · PMID: 41872851.
- 1.Guillen-Burgos HF, Gálvez-Flórez JF, Moreno-López S, Solano MC, Kwan ATH, Santamaria-Garcia H, et al. The effect of childhood trauma on bipolar depression. Sci Rep. 2025;15:15876. 10.1038/s41598-025-98537-4. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/s41598-025-98537-4.
- 2.Xiao K, Sayed H, Xing J, Zhang XY, Ai J, Teopiz KM, et al. The prevalence, clinical impact, and therapeutic considerations of trauma in adults with bipolar disorder: A systematic review. J Affect Disord. 2025;388:119507. 10.1016/j.jad.2025.119507. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jad.2025.119507.
- 3.Pan Y, Yang X, Wu M, Hu S. Latent profile analysis of childhood trauma in Chinese individuals with bipolar disorder: Differential associations with suicidality and clinical symptomatology. J Affect Disord. 2026. 10.1016/j.jad.2025.120490. 394 Pt A:120490. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jad.2025.120490.
- 4.Lim HC, Tsui HKH, Wong JT, Chen KY, Hau F, Ma DCF, et al. Childhood trauma and longitudinal clinical outcomes in bipolar affective disorder: a systematic review. East Asian Arch Psychiatry. 2025;35:185-93. 10.12809/eaap2512. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.12809/eaap2512.
- 5.Baldini V, Gottardi C, Di Stefano R, Rindi LV, Pazzocco G, Varallo G, et al. Association between adverse childhood experiences and suicidal behavior in affective disorders: A systematic review and meta-analysis. Eur Psychiatry. 2025;68:e58. 10.1192/j.eurpsy.2025.2452. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1192/j.eurpsy.2025.2452.
- 6.Husain M, Roiser JP. Neuroscience of apathy and anhedonia: a transdiagnostic approach. Nat Rev Neurosci. 2018;19:470-84. 10.1038/s41583-018-0029-9. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/s41583-018-0029-9.
- 7.Pizzagalli DA. Depression, stress, and anhedonia: toward a synthesis and integrated model. Annu Rev Clin Psychol. 2014;10:393-423. 10.1146/annurev-clinpsy-050212-185606. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1146/annurev-clinpsy-050212-185606.
- ssiers LLM, Sabbe BGC, Schmaal L, Veltman DJ, Penninx BWJH, Van Den Eede F. Structural and Functional Brain Abnormalities Associated With Exposure to Different Childhood Trauma Subtypes: A Systematic Review of Neuroimaging Findings. Front Psychiatry. 2018;9:329. 10.3389/fpsyt.2018.00329. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fpsyt.2018.00329.
- 9.Pechtel P, Pizzagalli DA. Effects of early life stress on cognitive and affective function: an integrated review of human literature. Psychopharmacology. 2011;214:55-70. 10.1007/s00213-010-2009-2. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00213-010-2009-2.
- 10.Rhee SJ, Shin D, Shin D, Song Y, Joo E-J, Jung HY, et al. Association Between Childhood Trauma and Anhedonia-Related Symptoms: The Mediation Role of Trait Anhedonia and Circulating Proteins. J Korean Med Sci. 2025;40:e66. 10.3346/jkms.2025.40.e66. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3346/jkms.2025.40.e66.
- 11.Tan H, Zhang F, Zong X, Gui G, Bai H, Wang H, et al. Family functioning and dysfunctional attitudes mediate the link between childhood maltreatment and nonsuicidal self-injury in depressed college students: a moderated mediation model of anhedonia. Front Psychiatry. 2025;16:1649915. 10.3389/fpsyt.2025.1649915. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fpsyt.2025.1649915.
- 12.Zhang P, Zhou W, Guo F, Zhang Y, Wang X, Qin Q, et al. Characteristics and clinical correlates of persistent anhedonia in the remitted patients with bipolar depression. J Psychiatr Res. 2025;191:671-7. 10.1016/j.jpsychires.2025.10.015. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jpsychires.2025.10.015.
- When Joy Goes Missing: Understanding Anhedonia in Bipolar Podcast.
- When Joy Goes Missing: Understanding Anhedonia in Bipolar Disorder – Inside Bipolar | iHeart.
- Inside Bipolar: When Joy Goes Missing: Understanding Anhedonia in Bipolar Disorder.
- When Joy Goes Missing: Understanding Anhedonia in Bipolar Disorder – Inside Bipolar – Podcast on iVoox.
