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    Accueil » Bipolaire ou borderline : les repères concrets pour comprendre la différence
    découvrez des informations complètes sur le trouble bipolaire, ses symptômes, ses causes et les traitements disponibles. apprenez à mieux comprendre cette maladie mentale complexe et à soutenir ceux qui en souffrent.
    Troubles mentaux

    Bipolaire ou borderline : les repères concrets pour comprendre la différence

    MarinePar Marine5 mars 2025Mise à jour:16 février 2026Aucun commentaire12 Minutes de Lecture

    En France, les troubles bipolaires concerneraient entre 1% et 2,5% de la population, tandis que le trouble de la personnalité borderline toucherait autour de 2 à 6% des personnes selon les études, avec environ 2,5% de la population active présentant des traits borderline. Derrière ces chiffres, il y a surtout des personnes qui se demandent : « Ce que je vis, est-ce de la bipolarité, du borderline, ou autre chose ? ». Cette question n’est pas théorique : un diagnostic approximatif peut retarder les bons traitements, compliquer les relations et nourrir un sentiment de culpabilité inutile. Comprendre les distinctions essentielles entre ces deux réalités psychiques permet d’ajuster le regard, d’orienter la prise en charge et, surtout, de redonner du sens à ce qui paraît souvent chaotique.

    Deux troubles, deux logiques émotionnelles

    Le trouble bipolaire se caractérise par des épisodes nets de modification de l’humeur : phases « hautes » (maniaques ou hypomaniaques) et phases « basses » (dépressives), séparées par des périodes plus stables. Le trouble borderline, lui, se manifeste par une instabilité émotionnelle quasi permanente, souvent déclenchée par un événement relationnel perçu comme rejetant, menaçant ou abandonnant. Là où la bipolarité suit un rythme cyclique qui peut durer des semaines ou des mois, les variations borderline peuvent survenir en quelques heures, voire quelques minutes, avec une impression d’ascenseur émotionnel sans fin. Les cliniciens insistent sur cette nuance : dans le trouble bipolaire, l’humeur change parfois « sans raison apparente », alors que dans le borderline, la bascule est très souvent reliée à une interaction ou à une perception de menace affective.

    Quand le vécu intérieur brouille les pistes

    Pour la personne qui souffre, ces distinctions théoriques ne sont pas toujours évidentes. Une crise de colère explosive après un message perçu comme froid, suivie d’un profond désespoir quelques heures plus tard, peut être interprétée comme un « changement d’humeur » alors qu’elle traduit surtout une hypersensibilité à la peur de la perte ou du rejet, typique du trouble borderline. À l’inverse, quelqu’un qui, sans événement particulier, enchaîne plusieurs semaines de surexcitation, de projets tous azimuts, de nuits très courtes avec un sentiment de puissance, puis plonge dans une dépression sévère, illustre davantage le fonctionnement bipolaire. Entre les deux, une zone grise existe : certaines personnes présentent des traits borderline et un trouble bipolaire, ou voient leur histoire traumatique colorer l’expression d’une bipolarité. C’est dans cette zone que les diagnostics se confondent le plus souvent, et que l’accompagnement doit être particulièrement nuancé.

    Ce que vivent les proches, ce que voient les professionnels

    Pour l’entourage, la différence se voit souvent dans la durée et dans le contexte des changements. Dans la bipolarité, les proches décrivent des « périodes » marquées : une phase où la personne parle beaucoup, dépense sans compter, dort très peu, se sent invincible, puis une autre où tout devient lourd, sans énergie ni envie. Dans le borderline, les proches parlent davantage d’une relation en montagnes russes : idéalisation soudaine, puis dévalorisation brutale, crises de rage, auto-mutilations ou comportements à risque en réaction à une dispute, un retard, un silence. La perception de soi illustre aussi cette divergence : en bipolarité, l’identité reste relativement stable malgré les variations d’humeur, tandis que le borderline s’accompagne souvent d’un sentiment de vide, d’incertitude profonde sur « qui je suis » et de changements fréquents de valeurs, de projets, d’image de soi. Ces nuances ne sont pas des détails : elles guident les thérapeutes dans la manière de poser des questions, d’explorer le vécu et d’adapter les interventions.

    Un exemple clinique pour éclairer les nuances

    Imaginons Thomas, 32 ans. Pendant plusieurs semaines, il enchaîne les projets professionnels, dort trois heures par nuit sans se sentir fatigué, se dit « porté par quelque chose », dépense des sommes importantes, prend des risques routiers. Puis, sans événement déclencheur majeur, il s’effondre : plus envie de sortir, pensées de mort, sentiment d’être inutile. Ce type de séquences, espacées de périodes d’équilibre émotionnel, évoque davantage un trouble bipolaire. À l’inverse, Léa, 27 ans, vit une journée qui bascule après un SMS lu comme une critique : elle passe de « Tu es la seule personne qui compte pour moi » à « Tu es comme tout le monde, je ne peux faire confiance à personne », s’auto-mutile pour apaiser une détresse intense, puis se sent coupable, vide, paniquée à l’idée d’être abandonnée. Ce scénario illustre plutôt une dynamique borderline. Dans les cabinets, ces histoires ne sont jamais aussi « propres » que dans les exemples : elles se mélangent, se superposent, ce qui explique les débats actuels sur les frontières entre ces diagnostics.

    Pourquoi la confusion est si fréquente

    Les deux troubles partagent une caractéristique centrale : une instabilité affective marquée, difficile à vivre pour la personne comme pour son entourage. Cette proximité clinique a conduit certains auteurs à se demander si le trouble borderline ne ferait pas partie du spectre bipolaire, mais les analyses les plus récentes tendent à confirmer qu’il s’agit bien de deux entités distinctes, avec des profils de labilité émotionnelle, de réactivité aux stimuli et de vitesse de bascule différents. Les études montrent par exemple que la vitesse des changements d’affects, leur lien au contexte relationnel et la manière dont la personne interprète les événements (menace, rejet, abandon) différencient significativement les deux tableaux cliniques. À cela s’ajoute un recouvrement important : environ 20% des personnes bipolaires présenteraient aussi des critères borderline, ce qui complexifie encore la lecture. Dans cette zone de croisement, un travail diagnostique rigoureux et progressif devient indispensable pour éviter les raccourcis.

    Le rôle des traumatismes et de l’histoire de vie

    Les antécédents de traumatismes infantiles sont élevés dans les deux troubles, avec des taux estimés autour de 50% chez les personnes bipolaires et entre 60 et 90% chez celles présentant un trouble borderline. Cette fréquence élevée contribue parfois à brouiller les cartes : certains professionnels explorent d’abord le versant traumatique et sous-estiment la possibilité d’un épisode maniaque, alors que ce dernier est un critère clé pour la bipolarité. Les expériences de rejet, de négligence ou de maltraitance peuvent laisser des empreintes durables sur la manière de gérer les émotions et les relations, ce qui colore à la fois l’expression du trouble et la façon dont la personne raconte son histoire. Loin de s’exclure, la perspective traumatique et la dimension neurobiologique des troubles de l’humeur se complètent : l’une met en lumière le contexte, l’autre le fonctionnement interne. C’est souvent en les articulant que l’on parvient à une compréhension plus fine et moins culpabilisante pour la personne concernée.

    Diagnostic : un travail d’enquête clinique minutieux

    À ce jour, il n’existe ni prise de sang ni examen d’imagerie permettant d’affirmer un trouble bipolaire ou borderline : le diagnostic reste exclusivement clinique, basé sur un entretien approfondi, l’analyse du parcours et parfois l’observation sur plusieurs mois. Un des premiers critères que les psychiatres sont invités à clarifier est l’existence, ou non, d’un épisode maniaque ou hypomaniaque, car c’est un marqueur central de la bipolarité. Lorsque ce point est mal exploré, le risque est de privilégier le vécu traumatique ou relationnel et de « rater » une bipolarité qui nécessite des stratégies thérapeutiques spécifiques, notamment sur le plan médicamenteux. À l’inverse, poser un diagnostic de bipolarité uniquement parce que l’humeur fluctue expose à minimiser le rôle de la peur de l’abandon, de l’impulsivité et des difficultés identitaires propres au trouble borderline. D’où l’importance d’un suivi dans la durée, avec un dialogue ouvert entre patient et soignants sur l’évolution des symptômes, les réactions aux traitements et les situations déclenchantes.

    Des chiffres qui rappellent l’enjeu de précision

    Les troubles bipolaires sont considérés comme fréquents, avec une prévalence estimée à environ 2,4% dans certaines études internationales et entre 1% et 2,5% de la population en France, soit jusqu’à 1,6 million de personnes. Le trouble borderline, lui, concernerait entre 2% et 6% de la population générale, avec environ 2,5% de la population active présentant des caractéristiques de ce trouble en France. Parmi ces personnes, une proportion importante consulte à la suite de conduites auto-agressives ou de tentatives de suicide, ce qui souligne la gravité de la souffrance et la nécessité d’une reconnaissance rapide. Quand on sait qu’une part non négligeable des patients répond simultanément aux critères de bipolarité et de borderline, on mesure l’impact d’un diagnostic trop simplifié. Un même mot sur une ordonnance peut recouvrir des réalités intérieures très différentes, avec des implications concrètes sur la prise de décision thérapeutique au quotidien.

    Prise en charge : stabiliser d’un côté, contenir et réparer de l’autre

    Dans le trouble bipolaire, les traitements de référence reposent principalement sur des thymorégulateurs (stabilisateurs de l’humeur) et, selon les cas, sur d’autres médicaments visant à réduire les épisodes maniaques ou dépressifs, en complément d’un suivi psychothérapeutique. L’objectif est de limiter l’intensité et la fréquence des épisodes, de réduire le risque suicidaire et d’aider la personne à repérer les signes avant-coureurs pour ajuster son quotidien. Les approches psychoéducatives jouent un rôle important : comprendre le trouble, identifier ses propres déclencheurs, adapter le rythme de vie, ajuster sommeil, consommation de substances et niveaux de stress. Dans le trouble borderline, l’axe central du traitement est psychothérapeutique, avec une place particulière accordée à la thérapie comportementale dialectique (TCD), qui a montré son efficacité pour diminuer les comportements à risque et améliorer la régulation émotionnelle. Les médicaments peuvent être utilisés en soutien, mais ils ne constituent pas le cœur du traitement, contrairement à la bipolarité.

    La TCD comme laboratoire des émotions

    La TCD propose un travail très concret sur la tolérance à la détresse, la conscience de soi, la régulation émotionnelle et les compétences relationnelles. L’idée n’est pas de supprimer les émotions jugées « trop fortes », mais de construire des outils pour éviter que chaque tempête intérieure ne se transforme en crise destructrice. Dans les groupes de TCD, les patients explorent des situations du quotidien : un message laissé sans réponse, une critique au travail, un refus perçu comme un rejet, et apprennent à repérer la montée de la tension avant qu’elle ne déborde. Ce type d’approche répond à la spécificité du trouble borderline, centré sur la peur d’abandon, la difficulté à moduler les émotions et la tendance à agir impulsivement sous le coup de la détresse. Pour une personne bipolaire qui aurait aussi des traits borderline, cette thérapie peut s’articuler avec les traitements de stabilisation de l’humeur pour couvrir à la fois le versant biologique et le versant relationnel du fonctionnement psychique.

    Vivre avec l’un ou l’autre : pistes pour reprendre du pouvoir sur son quotidien

    Qu’il s’agisse de bipolarité ou de borderline, une constante revient dans les témoignages : l’impression de ne pas pouvoir faire confiance à ses propres émotions, tant elles semblent imprévisibles. La première étape pour reprendre du pouvoir sur sa vie consiste souvent à mettre des mots précis sur ce qui se passe, à comprendre le « scénario type » de ses crises, leurs déclencheurs, leurs conséquences, plutôt que de se juger comme « trop » ou « pas assez ». Pour certains, cela passe par un journal d’humeur, pour d’autres par un travail en thérapie sur les croyances et les peurs qui se rejouent dans les relations. S’entourer de proches informés, qui connaissent les signes d’alerte et savent comment réagir, peut aussi faire une différence majeure, en particulier lors des phases maniaques ou des moments de crise borderline. Enfin, accepter l’idée que le diagnostic peut évoluer avec le temps, à mesure que l’histoire se précise, permet de garder une forme de souplesse intérieure et de ne pas se sentir enfermé dans une étiquette figée.

    Quand demander de l’aide sans attendre

    Certains signaux méritent une attention immédiate : idées suicidaires répétées, passages à l’acte auto-agressifs, dépenses incontrôlées mettant en péril la sécurité financière, perte de contact avec la réalité, mises en danger routières ou sexuelles. Dans ces moments, l’enjeu n’est plus de trancher entre bipolaire et borderline, mais de garantir la sécurité de la personne par une consultation urgente, une évaluation psychiatrique, voire une hospitalisation si nécessaire. Une fois l’urgence contenue, un travail plus fin peut s’engager pour comprendre ce qui s’est joué, affiner le diagnostic et ajuster la prise en charge. Beaucoup de patients décrivent ce moment comme un tournant : la première fois où ils se sentent pris au sérieux, non pas jugés, mais accompagnés dans la complexité de ce qu’ils vivent. C’est souvent à partir de là qu’un chemin plus stable devient possible, même si la vulnérabilité émotionnelle reste présente.

    Sources
    • Fondation FondaMental – Troubles bipolaires, prévalence et enjeux : https://www.fondation-fondamental.org/les-maladies-mentales/idees-recues/chiffres-cles/16-million
    • Association ASTB – Données épidémiologiques sur les troubles bipolaires : https://www.associationastb.com/documentation/1-6-millions-de-personnes-atteintes (nofollow)
    • Le Quotidien du Médecin – « Bipolaire ou borderline, comment faire la différence ? » : https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/psychiatrie/bipolaire-ou-borderline-comment-faire-la-difference (nofollow)
    • Aforpel – Prévalence du trouble de la personnalité borderline en France : https://www.aforpel.org/particulier/etat-limite-prevalence/ (nofollow)
    • Psychologue.net – « Bipolaire ou borderline : principales différences de ces deux troubles » : https://www.psychologue.net/articles/bipolaire-ou-borderline
    • Troubles-bipolaires.com – « Bipolarité ou trouble de la personnalité borderline, quelles différences » : https://www.troubles-bipolaires.com/borderline-ou-troubles-bipolaires-differences/
    • Psychologie-positive.com – Article de référence sur les distinctions essentielles entre bipolaire et borderline : https://psychologie-positive.com/bipolaire-borderline-distinction/
    • Université de Lille – Mémoire « Similitudes et différences cliniques entre les troubles bipolaires et le trouble de personnalité borderline » : https://pepite.univ-lille.fr/ori-oai-search/notice/view/univ-lille-4453 (nofollow)
    • European Psychiatry – Article « Trouble de la personnalité Borderline et Trouble Bipolaire : similitudes et différences » : https://www.cambridge.org/core/journals/european-psychiatry/article/trouble-de-la-personnalite-borderline-et-trouble-bipolaire-similitudes-et-differences/ (nofollow)
    • HopeStage – « Bipolarité ou Borderline ? Comment faire la différence » : https://www.hopestage.com/blog/bipolarite-ou-borderline-comment-faire-la-difference
    Table des matières afficher
    1 Deux troubles, deux logiques émotionnelles
    2 Ce que vivent les proches, ce que voient les professionnels
    3 Pourquoi la confusion est si fréquente
    4 Diagnostic : un travail d’enquête clinique minutieux
    5 Prise en charge : stabiliser d’un côté, contenir et réparer de l’autre
    6 Vivre avec l’un ou l’autre : pistes pour reprendre du pouvoir sur son quotidien

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    bipolaire borderline distinctions psychologie santé mentale
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