Attention, EEG, douleur et expériences indésirables : ce que les travaux de 2025 et 2026 permettent d’affirmer sur la méditation.
Auteur/autrice : Marine
Arrêter une thérapie peut marquer un objectif atteint, une relation mal ajustée ou un besoin de changement. Des repères pour partir sans perdre le fil des soins.
Les études de 2024 et 2025 examinent le fonctionnement quotidien, l’alliance thérapeutique et le récit émotionnel. Une revue de 2019 précise la place des proches dans le traitement du trouble borderline.
ERP, TCC, médicaments et stimulation cérébrale ne reposent pas sur le même niveau de preuve. Les données chez l’enfant et les essais de stimulation chez l’adulte aident à situer chaque option.
Sept formulations concrètes pour ralentir une dispute, écouter sans capituler et reprendre le dialogue quand le ton monte.
Consentement vérifié, choix expliqués et sécurité relationnelle : l’approche informée par le trauma donne des repères concrets pour les soins.
Les recherches de 2025 et 2026 affinent le traitement de la dépression : prédiction par intelligence artificielle, croyances sur la maladie et place de la kétamine.
La douleur émotionnelle peut prendre la forme d’une honte, d’un deuil ou d’une peur persistante. Des repères concrets et une aide adaptée permettent de traverser cette souffrance.
Mouvements, génétique, inflammation et fonctionnement social : quatre axes de recherche publiés en 2026 élargissent le suivi de la schizophrénie, sans faire émerger de test individuel validé.
À l’adolescence, les changements d’identité et de relations brouillent le repérage du trouble borderline. Une évaluation dans la durée aide à distinguer développement et souffrance persistante.
Un essai randomisé examine la mentalisation chez des hommes sous probation; l’analyse économique de 2026 observe des coûts plus bas, sans différence significative de qualité de vie.
La TCC et l’exposition restent au centre de la prise en charge des phobies. Les données sur la réalité augmentée, le neurofeedback et le valproate restent limitées à des résultats précis.
Des travaux publiés de 2019 à 2026 examinent la non-monogamie consensuelle, la satisfaction relationnelle, la jalousie, la stigmatisation et les règles qui protègent le consentement.
Voix, visions, sensations ou impressions de déjà-vu : les hallucinations prennent des formes variées et ne permettent pas, à elles seules, de poser un diagnostic.
Les essais de 2026 examinent la kétamine intraveineuse, le comprimé KET01 et le régime cétogène. Résultats, durées de suivi et limites.
Deux essais randomisés publiés en 2025 testent une thérapie immersive en réalité virtuelle et une stimulation theta burst contre les hallucinations auditives persistantes.
Quitter un concert, un dîner ou une fête avant la fin ne prouve ni l’indifférence ni le rejet du groupe. Le motif compte davantage que l’heure du départ.
Hypochondrie et trouble bipolaire peuvent se ressembler. Le moment où la peur apparaît aide à la situer, sans écarter un symptôme physique.
Les problèmes de santé mentale augmentent chez les jeunes depuis deux décennies, et la pandémie a aggravé cette tendance sans en être l’unique cause. Repérage, soutien et accès aux soins permettent d’agir sans réduire la résilience à la pensée positive.
L’hyperphagie boulimique et le trouble bipolaire peuvent coexister. Signes cliniques, données scientifiques, limites des études et repères pour organiser un suivi qui ne réduit pas la personne à son poids.
Avant 13 ans, la schizophrénie à début dans l’enfance est rare et difficile à distinguer d’autres troubles. Repères cliniques, diagnostic, recherches de 2024 à 2026 et conseils pour les parents.
Les oméga-3 sont étudiés surtout pour les symptômes dépressifs du trouble bipolaire. Les résultats restent hétérogènes et ne justifient pas le remplacement d’un traitement prescrit par un complément.
L’anosognosie désigne une difficulté à reconnaître un trouble qui touche le mouvement, la vision ou l’évaluation de la maladie. Sa prise en charge demande des faits concrets et moins de confrontation.
Dans le trouble bipolaire, le désespoir peut s’associer à la rumination et à une perte de motivation, avec un risque suicidaire accru. Des actions brèves et des appuis précis peuvent aider.
L’anosognosie ne se résume pas à un refus de soins. Ce symptôme neurologique brouille la perception d’un déficit et modifie la manière d’aider.
Quand le TDAH coexiste avec l’anxiété, l’entourage doit distinguer oubli, évitement et peur. Une méta-analyse de 2026 et un essai ouvert chez l’adulte apportent des repères précis, avec des limites à garder en tête.
Désir d’enfant, risque familial, capacité de décision et autonomie reproductive : ce que les recherches éclairent pour préparer un projet parental sans transformer le trouble bipolaire en verdict.
Le trauma racial peut naître d’une agression, d’une discrimination répétée ou de la violence observée contre son groupe. Comprendre ses mécanismes aide à chercher du soutien sans romantiser la souffrance.
Une promotion, un achat ou un changement de vie peut rendre heureux sans produire une satisfaction durable. L’adaptation hédonique explique pourquoi.
Les hallucinations auditives dans la schizophrénie varient par leur contenu, leur localisation et leur intensité. Les publications de 2026 précisent les réseaux cérébraux concernés et les limites de la rTMS.
Grossesse, valproate, manie, voyage et charge des proches aidants : les données publiées en 2025 et 2026 et les repères pour agir.
Après deux essais antipsychotiques menés dans de bonnes conditions, la schizophrénie résistante appelle un suivi précis. Clozapine, adhésion, proches aidants et pistes de recherche : ce que les études permettent d’affirmer.
Une émotion intense n’annonce pas automatiquement un épisode bipolaire. Des outils concrets peuvent aider à ralentir la rumination, protéger le sommeil et demander du soutien au bon moment.
Le traumatisme religieux peut associer peur, honte et perte de repères. Comprendre ses mécanismes aide à soutenir sans juger ni imposer une croyance.
Dans la schizophrénie, le rétablissement associe rémission clinique, fonctionnement réel et récupération personnelle. Les symptômes ne suffisent pas à décrire un parcours.
La défusion cognitive aide à voir une pensée comme un événement mental, pas comme un ordre. Les études examinent ses effets sur la crédibilité des pensées, l’inconfort et la flexibilité psychologique.
Génomique, cannabis, IRM, cognition et isolement social : les travaux de 2025 et 2026 affinent le suivi de la schizophrénie, sans test unique.
Des publications de 2025 et 2026 examinent les alternatives au valproate, une intervention émotionnelle dans la manie, le diabète gestationnel et la charge des proches aidants.
Effets indésirables, prise de poids ou symptômes persistants peuvent conduire à changer d’antipsychotique. Les études éclairent les bénéfices incertains, les stratégies de transition et les repères de suivi médical.
Le burn-out des aidants peut rester invisible. Les études mettent en évidence des facteurs associés à l’épuisement et des étapes concrètes pour demander du soutien avant la rupture.
Un selfie, une quête de validation et quelques likes ne suffisent pas à parler de narcissisme. Les études distinguent traits de personnalité, image du corps et usage problématique.
Valider une émotion ne signifie pas confirmer une hallucination ou une croyance délirante. Des repères concrets pour dialoguer, préserver le lien et agir avec prudence en période de crise.
Le trouble bipolaire ne désigne pas un métier interdit. L’enjeu se trouve dans le rythme, le sommeil, les épisodes et les conditions qui permettent de travailler durablement.
Un essai randomisé, une revue narrative et une méta-analyse précisent ce que les données de 2025 et 2026 disent sur la manie, la grossesse, le diabète gestationnel et la charge des aidants.
Être parent seul avec un trouble bipolaire demande un plan concret : sommeil adaptable, traitement suivi, relais fiables et signaux d’alerte repérés.
Certaines personnes regrettent des voix disparues après un traitement antipsychotique. Comprendre ce deuil permet de parler du soin sans romantiser la psychose.
L’anhédonie ne se résume pas à la tristesse. Dans le trouble bipolaire, elle peut toucher l’envie, le plaisir, les relations et la capacité à se projeter.
Un diagnostic exact peut pourtant déboucher sur une surveillance ou un traitement inutiles. Le surdiagnostic aide à distinguer risque, maladie et souffrance psychique pour décider avec plus de recul.
Anxiété, dépression, troubles du sommeil ou maladie chronique peuvent coexister sans avoir la même origine. Quatre repères aident à suivre la chronologie des symptômes.
Une attaque de panique peut modifier les choix du quotidien quand la peur de la prochaine crise s’installe. Comprendre le mécanisme aide à distinguer panique, anxiété et trouble bipolaire, puis à reprendre progressivement ses activités.
L’hypomanie peut donner une impression d’énergie et de créativité inhabituelles. La baisse du besoin de sommeil et l’accélération du comportement justifient un avis clinique, sans permettre de se diagnostiquer seul.
Que montrent les publications de 2025 et 2026 sur la TCD, les formats courts, la MBT, l’EMDR et le protocole de neurofeedback dans le trouble borderline?
L’émétophobie peut modifier l’alimentation, les sorties et les relations. Les recherches de 2025 et 2026 précisent ses manifestations et les traitements étudiés.
Le trouble bipolaire peut fragiliser l’estime de soi. Comprendre le rôle de l’humeur, de l’anxiété et des épisodes aide à retrouver une identité plus stable.
La honte en santé mentale pousse à cacher les symptômes, à éviter les autres et parfois à repousser les soins. Comprendre ses mécanismes aide à desserrer son emprise.
Mouvements involontaires, honte, fatigue des aidants : la dyskinésie tardive dépasse le symptôme visible. Comprendre son impact aide à mieux agir.
L’impulsivité ne se résume pas à un manque de volonté. Repérer ses déclencheurs et installer un délai aide à reprendre la main sur ses décisions.
L’addiction aux jeux d’argent ne se résume pas à un manque de volonté. Comprendre la perte de contrôle aide à repérer les signaux d’alerte et à chercher un soutien adapté.
Repérer les phases maniaques et dépressives, soutenir un proche, poser un cadre et préserver sa santé mentale quand le trouble bipolaire touche la famille.
Sommeil, signaux d’alerte, routines et soutien : des stratégies d’autogestion du trouble bipolaire pour agir avant qu’un épisode ne s’installe.
La culture, la famille, la langue et les expériences de discrimination influencent l’accès aux soins et la manière dont une souffrance est comprise.
Les thérapies numériques sur ordonnance utilisent un logiciel pour accompagner le traitement de troubles précis. Fonctionnement, preuves, limites et bonnes questions à poser avant de les intégrer à ses soins.
Irritabilité, perte d’intérêt, douleurs physiques ou isolement : la dépression chez l’enfant ne se manifeste pas toujours par une tristesse visible. Quels signes observer et quand consulter?
La positivité n’est pas un gène unique ni un trait figé dès la naissance. Le tempérament, l’environnement et les expériences influencent la façon dont l’optimisme et les émotions agréables se manifestent.
Le paradigme de la neurodiversité ne nie ni les difficultés ni les besoins de soins. Il déplace la question vers l’environnement, le consentement et la qualité de vie.
Plus de 5% de la population mondiale, soit 430 millions de personnes, ont besoin de services de réadaptation pour une perte auditive incapacitante, selon l’Organisation mondiale de la santé. Et ce chiffre grimpe à plus de 700 millions d’ici 2050, toujours d’après l’OMS. Une bonne audition n’est donc pas un confort secondaire, mais un marqueur de santé, d’autonomie et de lien social.Le vrai piège, c’est que l’oreille fatigue en silence. On s’habitue à faire répéter, à monter le volume, à deviner les mots, puis l’effort devient une habitude et l’isolement s’installe sans bruit. Le plus troublant est peut-être ailleurs :…
On parle beaucoup d’état d’esprit, de pensées positives, de lâcher-prise. Tout cela compte, sincèrement. Mais derrière votre ressenti de stress, il y a une mécanique biochimique très concrète. Et son chef d’orchestre porte un nom : le cortisol. Le cortisol, c’est quoi au juste ? Imaginez une alarme incendie interne. Face à une menace, votre cerveau déclenche une cascade hormonale qu’on appelle l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (l’axe HPA pour les intimes). Au bout de la chaîne, une glande située au-dessus des reins libère le cortisol, une hormone impliquée dans le métabolisme, la régulation immunitaire et la réponse au stress. À court terme,…
En France, 12 % des citoyens vivent en situation d’isolement relationnel, sans ou presque sans contacts réguliers, selon le rapport (Re)faire nos liens publié par Impact Tank en 2023[15]. La même année, les Semaines d’information sur la santé mentale rappelaient une phrase claire de l’Organisation mondiale de la santé : des liens sociaux de qualité sont indispensables à la santé mentale[12]. Ce chiffre et cette phrase résument bien le dilemme actuel. Les liens se fragilisent, alors que nous n’avons jamais eu autant d’outils numériques pour discuter, échanger, nous regrouper. Au même moment, des millions de personnes participent chaque jour à des…
Une étude citée par la clinique Paracelsus Recovery montre que des personnes dépendantes qui s’engagent dans un travail de bienfaisance maintiennent leur sobriété à long terme environ 50 % plus souvent que celles qui restent centrées uniquement sur leur propre rétablissement.[2] Les cliniciens décrivent un état très particulier après ces gestes d’aide : une sensation de chaleur intérieure, de clarté mentale et de soulagement, surnommée le « high de l’aidant ». Des équipes en psychologie et en santé publique observent le même phénomène chez les bénévoles, les donateurs ou les voisins qui rendent service : plus les actes altruistes sont fréquents,…
En 2013, la neuroscientifique Tania Singer a montré que des exercices centrés uniquement sur l’empathie augmentaient la détresse émotionnelle des participants, alors qu’un entraînement à la compassion activait les circuits cérébraux de la récompense et de l’attachement, avec davantage de sentiments positifs et d’énergie pour aider autrui[11][5][10]. Cette différence change la vie d’un soignant, d’un manager ou d’un parent qui se sent lessivé à force de “tout prendre pour les autres”. Photo : Stéf -b. / Pexels Dans les services de soins intensifs, des équipes de l’Université de Genève décrivent des infirmières qui “absorbent” la douleur des patients, jusqu’à l’épuisement,…
Quand le pardon baisse la tension artérielle : ce que disent les chiffres Une étude publiée dans le Journal of Behavioral Medicine a observé que les personnes qui pardonnent présentent une fréquence cardiaque plus basse et une tension artérielle réduite, par rapport à celles qui restent focalisées sur la blessure subie.[6] Cette donnée ne relève pas d’un slogan de développement personnel mais d’un protocole scientifique précis, rapporté par le site Nos Pensées qui vulgarise ces travaux.[6] Des assureurs santé comme Helsana rappellent que le pardon s’associe à une baisse du risque d’infarctus, à une diminution du cholestérol, à un sommeil…
Quand la science met l’amour sous IRM En 2000, le neurologue Semir Zeki, à l’University College London, a placé des personnes follement amoureuses dans un scanner IRM fonctionnel. Les images ont montré une activation nette de l’insula et du cortex cingulaire antérieur, deux zones liées à l’instinct et à l’euphorie.[2] Dans le même temps, certaines régions associées au jugement critique se taisaient. Autrement dit, l’état amoureux ne relève pas d’une simple métaphore poétique. Il s’inscrit dans le tissu même du cerveau. Photo : Nicolás Reyes / Pexels Des travaux récents en neurosciences et en biologie confirment cette idée. Des équipes…
En France, plus de 7 millions de personnes se sentent isolées socialement, d’après la Fondation de France, un chiffre repris dans une vidéo de vulgarisation sur la santé relationnelle publiée en 2023[8]. Dans le même temps, un rapport cité par le site Harmonie-Santé rappelle que, selon l’Organisation mondiale de la santé, le manque de relations sociales régulières a un effet sur la santé comparable au fait de fumer 15 cigarettes par jour[2]. Ces deux données plantent le décor : à l’âge adulte, l’amitié n’est pas un luxe, c’est une question de santé physique et mentale. Le paradoxe est cruel. Les années…
En 1938, des chercheurs de Harvard ont commencé à suivre 724 jeunes hommes de Boston pour comprendre ce qui rend une vie longue et satisfaisante, sans imaginer que leur enquête traverserait plus de huit décennies.[7][11] Aujourd’hui, cette enquête connue sous le nom de Harvard Study of Adult Development est devenue la plus longue étude scientifique continue sur l’adulte jamais menée.[11][12] Photo : Yan Krukau / Pexels Au fil des années, les équipes se sont succédé, les participants ont vieilli, leurs conjoints et leurs enfants ont été inclus, mais la même conclusion revient dans les rapports, les entretiens et les scanners…
En 2011, la méta-analyse de Fred Luthans, James Avey et leurs collègues, menée sur des dizaines d’échantillons en entreprise, montre que le capital psychologique est lié à la performance au travail avec une corrélation d’environ 0,30, et qu’il se relie aussi à moins de stress et plus de satisfaction professionnelle.[4][5][9] Une partie de ce « bonus invisible » vient d’une ressource que beaucoup de managers réduisent à un slogan motivant : l’espoir. Dans la littérature scientifique, l’espoir n’est pas un vœu pieux, ni un optimisme naïf. C’est une ressource mesurable, entraînable, qui s’intègre à un ensemble plus large : le…
En 2022, le rapport européen CultureForHealth a recensé plus de 300 études montrant un lien positif entre participation culturelle, santé mentale et qualité de vie.[14] La même année, une enquête citée par Artips indiquait que 87 % des Européens estiment que les activités culturelles renforcent leur bien-être émotionnel et physique.[1] Ces chiffres ne parlent pas seulement de visites de musées ou de concerts. Ils renvoient à quelque chose de plus profond : les histoires que nous partageons, les récits qui circulent dans une société, dans une famille ou dans un groupe. Ces récits culturels donnent un sens aux épreuves, définissent…
En avril 2014, l’équipe de psychologie du CHU de Québec décrivait le deuil comme « un état affectif douloureux suite au décès d’un être aimé » et comme un chemin d’adaptation à cette perte, avec un « tsunami émotionnel » qui touche le corps, la pensée et les relations sociales[5]. Quelques années plus tard, en 2025, le baromètre « Les Français face au deuil » du Syndicat de l’Art Funéraire montre que la question du trouble de deuil prolongé devient un sujet de santé publique, au point de créer un indicateur dédié pour suivre son évolution en France[12]. Ces deux…
En 2019, une étude publiée dans la revue Cerveau & Psycho, citée par le psychologue du travail Jean-Luc Bernaud, rappelle que les personnes qui donnent un sens clair à leur vie présentent une mortalité réduite et un vieillissement biologique plus lent que les autres.[6] Cette corrélation entre sens et santé ne relève pas d’un slogan de développement personnel. Elle s’appuie sur plusieurs travaux épidémiologiques menés depuis les années 2000, où les chercheurs observent une baisse du risque de décès chez les individus qui se sentent utiles et orientés par un projet de vie.[6] Cette question du sens a explosé après…
En 2023, une enquête menée par le sociologue Olivier Donnat sur les passions culturelles indiquait qu’un Français sur trois affirme avoir développé une passion décisive durant l’enfance ou l’adolescence, et que plus de la moitié de ceux qui en ont une la doivent à leurs parents.[2] Autrement dit, sans le savoir, des millions de parents lèguent bien plus que des biens matériels : ils installent des goûts, des manières de voir le monde, des habitudes qui suivent leurs enfants toute leur vie. Photo : khezez | خزاز / Pexels Dans le même temps, des recherches en psychologie de la mort relayées…
En 2019, la revue Gestion publie un article au titre évocateur, « Besoins et motivations : une nouvelle pyramide de Maslow ? », et rappelle une phrase qui secoue des décennies de slides PowerPoint : « La pyramide des besoins de Maslow n’a jamais existé ».[9] L’auteur souligne que Maslow n’a jamais dessiné de pyramide et que le fameux triangle coloré qui hante les formations en management vient de manuels de management et non des écrits originaux du psychologue. Dans ses derniers textes, Abraham Maslow ajoute pourtant quelque chose d’encore plus dérangeant pour les powerpointistes : au-dessus de l’auto-réalisation, il…
Aux origines du voyage du héros : de Joseph Campbell à la clinique En 1949, l’américain Joseph Campbell publie The Hero with a Thousand Faces, traduit en français sous le titre Le Héros aux mille et un visages. Dans cet ouvrage, il décrit une trame récurrente qui traverse les mythes grecs, les légendes africaines, les récits bouddhistes ou les contes européens. Campbell parle de monomythe et propose ce qui deviendra plus tard le voyage du héros en 12 étapes, très utilisé au cinéma et en narration[3][5]. Campbell s’appuie en partie sur Carl Gustav Jung. Jung décrit des archétypes inconscients et…
Accomplissement vs épanouissement : pourquoi on mélange tout En 2023, l’enquête mondiale de Gallup sur le travail montre que seule une minorité de salariés se sentent à la fois performants et satisfaits de leur vie professionnelle. Beaucoup atteignent leurs objectifs, montent en grade, cochent toutes les cases du CV, mais rentrent chez eux avec un sentiment de vide. Ils ont l’accomplissement, mais pas l’épanouissement. Photo : cottonbro studio / Pexels Ce malentendu se retrouve partout. Les discours sur la réussite mettent l’accent sur les résultats visibles : salaire, promotion, croissance d’une entreprise, diplômes. L’épanouissement, lui, reste plus discret. Il touche…
En 2021, une enquête menée auprès de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans dans dix pays par la psychologue Caroline Hickman pour la revue The Lancet Planetary Health a montré que 59 % se disent très ou extrêmement inquiets du changement climatique et 45 % jugent que cette peur pèse sur leur vie quotidienne[2]. Le chiffre frappe, mais il recoupe ce que les psychiatres et psychologues voient déjà dans leurs cabinets : des ados qui dorment mal, des étudiants qui remettent en cause leur désir d’enfants, des jeunes adultes qui se sentent « déjà en deuil » d’un…
En 2023, un rapport scientifique sur le plan français « 1 jeune, 1 mentor » a montré que 83 % des jeunes accompagnés se disent satisfaits ou très satisfaits de leur relation, sur la base de plusieurs milliers de réponses.[3] Un jeune sur deux déclare avoir atteint son objectif après six à neuf mois de relation, et près de neuf sur dix l’ont atteint ou se sentent en bonne voie sur la même période.[3] Ces chiffres donnent une idée de l’adhésion, mais ils posent une autre question, plus intime : ce lien avec un adulte de confiance renforce-t-il le sentiment…
Selon une étude de la Drees sur le financement de la protection sociale, les contributions publiques couvrent près de 40 % des ressources liées au risque d’invalidité en France.[13] À l’échelle collective, une part massive de la richesse produite est donc dédiée aux plus fragiles. La CSG, cet impôt qui finance la Sécurité sociale, génère à elle seule plus de 100 milliards d’euros par an selon le site Vie-publique et La Finance pour tous.[3][5] Cette réalité traduit une chose très simple : nos sociétés organisent déjà une solidarité de grande ampleur, via l’impôt et les cotisations. Pourtant, beaucoup de personnes…
En 1990, le psychologue hongrois-américain Mihaly Csikszentmihalyi publie le livre Flow: The Psychology of Optimal Experience, synthèse de plus de vingt ans d’enquêtes sur des milliers de personnes, de joueurs d’échec à des alpinistes de haut niveau.[14] Ce travail fondateur pose une idée radicale : les moments où l’on se sent le plus vivant ne coïncident pas avec le repos, mais avec des périodes d’engagement intense, où l’on “oublie” le temps et soi-même.[4][10] Depuis, les sciences cognitives, la psychologie positive et les neurosciences s’emparent du sujet. Des écoles de code à des cabinets de conseil, en passant par des studios de…
En 2002, le psychologue américain Edwin Locke a compilé plus de 400 études sur les objectifs de performance. Sa conclusion est nette. Des buts clairs et difficiles augmentent la performance d’environ 10 à 25 % dans le travail et le sport. Ce chiffre circule encore dans les écoles de management et dans les formations aux managers. Problème. Dans la vie réelle, des millions de personnes abandonnent leurs objectifs. Le psychologue John Norcross, de l’université de Scranton, a observé que près de 80 % des résolutions du Nouvel An sont laissées de côté avant la fin de l’année. Ce décalage entre…
En France, l’espérance de vie à la naissance atteint désormais **85,9 ans pour les femmes** et **80,3 ans pour les hommes** en 2025, d’après les données de l’INSEE.[7] Ces chiffres donnent une impression de temps long. Pourtant, derrière ces moyennes, une réalité demeure brute : la mortalité reste à 100 %, pour tout le monde, sans exception. Photo : Евгений Шухман / Pexels Une équipe emmenée par le professeur **Koichiro Shiba**, épidémiologiste, a publié dans la revue *Preventive Medicine* une étude reprise par Pourquoi Docteur. Les personnes qui déclarent un but de vie clair présentent un risque de décès de…
Dans le même temps, les travaux de la psychologue belge **Isabelle Roskam** indiquent qu’en Europe entre **5 et 8 %** des parents présentent un burn-out parental avéré, avec des conséquences lourdes sur leur santé mentale et sur les enfants.[6] Ces deux chiffres plantent le décor : être parent donne du sens à l’existence, tout en exposant à une pression rarement vue dans l’histoire récente. Photo : Vlada Karpovich / Pexels La génération actuelle de parents se retrouve prise entre des discours d’experts très abondants, des injonctions à la « parfaite bienveillance » et des conditions de vie marquées par la précarité de l’emploi,…
Le bénévolat, un puissant levier pour la santé mentale En 2022, un résumé de recherches publié par le réseau Social Connection Guidelines a recensé des dizaines d’études sur le bénévolat. Selon cette synthèse, les personnes qui donnent de leur temps à une organisation réduisent leur risque de mortalité de 24 à 47 % par rapport aux non-bénévoles, pour un engagement modéré de quelques heures par semaine[2]. Cette même source rapporte une baisse de l’anxiété, de la dépression et de la solitude chez les bénévoles, ainsi qu’une meilleure santé physique déclarée[2]. Photo : RDNE Stock project / Pexels Le College of…
En 2009, un guide publié pour le Conseil international de la recherche en innovation recommandait de limiter un récit d’expérience à **1 000 mots** pour garder l’attention du lecteur et clarifier l’impact vécu.[4] Cette consigne paraît très technique. Elle traduit pourtant une réalité : dès que l’on raconte une histoire, y compris la sienne, la façon de la structurer change la compréhension que l’on a de sa propre vie. Depuis les années 1980, les chercheurs en sciences sociales ont vu exploser l’usage des récits de vie, au point d’en faire une méthode à part entière pour saisir le vécu des…
Religion, spiritualité et quête de sens : ce que recouvre vraiment le sujet En décembre 2024, le CHU de Québec a consacré un dossier complet à la place de la spiritualité dans les soins. Les équipes y décrivent le spirituel comme une façon de “mettre en sens” l’expérience humaine, au même titre que la dimension physique ou psychique.[11] Ce type de travail hospitalier illustre une réalité très simple : pour beaucoup, la question spirituelle ne se limite plus à la croyance religieuse, elle touche la manière de tenir debout dans l’existence. La page de référence sur la spiritualité de l’encyclopédie…
Ikigaï : d’une île japonaise à la quête de sens au bureau Le mot Ikigaï vient de l’archipel d’Okinawa, zone bleue où l’on recense une forte proportion de centenaires en bonne santé, et se traduit en français par raison d’être ou raison de se lever le matin, comme le rappelle le ministère de la Santé des Laurentides au Québec dans un document sur le sens au travail.[3] L’Ikigaï est devenu un repère pour des salariés qui ne se contentent plus d’un salaire confortable et d’un titre sur LinkedIn. Photo : Davina / Pexels Selon l’outil d’accompagnement RH d’egym Wellpass, qui…
En 2020, une étude de la MIT Sloan School of Management a observé que des salariés formés au job crafting voyaient leur stress baisser de 29 % après quelques mois de pratique.[1][9] Ce chiffre circule peu dans les discours managériaux, alors qu’il remet en cause une idée bien ancrée : pour aller mieux au travail, il faudrait forcément changer d’entreprise. Depuis les travaux d’Amy Wrzesniewski (Yale) et de Jane Dutton (Michigan), publiés dès 2001, une autre voie se dessine.[1][3][9][11] Ces psychologues ont montré que les salariés les plus épanouis ne se contentent pas de la fiche de poste. Ils ajustent leurs…
Le 5 mai 2023, la France avait déjà consommé l’équivalent de toutes les ressources que la planète peut régénérer en un an, d’après le Global Footprint Network. Cette avance sur le calendrier illustre un mode de vie saturé de biens, de déplacements, d’objets rarement utilisés. Dans ce décor d’abondance matérielle, beaucoup décrivent pourtant un quotidien fait de fatigue, d’anxiété et d’impression de passer à côté de l’essentiel. À l’opposé de cette fuite en avant, la simplicité volontaire prend de plus en plus de place dans le débat public. La revue Relations, la Ligue de l’enseignement, des auteurs comme Duane Elgin,…
Selon une enquête menée par HEC Paris auprès de cadres en formation continue, les participants citent en premier le fait d’aimer ce que l’on fait, la présence d’objectifs clairs, des possibilités de progression et des valeurs fortes comme facteurs qui donnent du sens au travail.[11] Autrement dit, la question n’est plus anecdotique. Elle touche directement la manière dont les salariés vivent leurs journées, prennent leurs décisions de carrière et jugent leurs employeurs. Dans les bilans de compétences proposés par Transitions Pro, la quête de sens arrive en tête des motifs de reconversion, devant le salaire ou le statut.[5][9] Des salariés…
En 2014, une étude menée par les psychologues Patrick Hill et Nicholas Turiano sur plus de 7 000 adultes américains a montré qu’un fort sens du but était lié à une réduction d’environ 15 % du risque de mortalité, et cela indépendamment de l’âge, du niveau d’éducation ou de la situation professionnelle. Les résultats ont été publiés dans la revue Psychological Science et ont fait grand bruit dans le champ de la psychologie de la santé. Cette étude ne parle pas seulement de longévité. Elle met surtout en lumière une question qui dérange beaucoup de gens en plein milieu de…
En 1946, à son retour des camps nazis, le psychiatre viennois Viktor Frankl écrit en quelques jours le livre qui deviendra mondialement connu sous le titre français Découvrir un sens à sa vie, où il raconte son expérience des camps et expose les bases de la logothérapie, une psychothérapie centrée sur le sens de la vie.[9][10] Frankl décrit comment des détenus tenaient psychologiquement grâce à un projet, une responsabilité ou une personne aimée, même au cœur de la faim et des humiliations quotidiennes.[9][10] Photo : Alvaro Camacho / Pexels En 1998, un autre psychiatre, américain cette fois, prend une décision…
Quatre-vingt-sept pour cent des salariés français sont aujourd’hui concernés par l’envie de changer de vie professionnelle, selon le baromètre 2024 de Centre Inffo sur la formation et l’emploi. Pourtant, 55 % n’ont pas encore osé franchir le cap. Ce paradoxe a un nom : la peur de l’inconnu habillée en manque de temps, de moyens ou de méthode. La nutrition fait partie des reconversions qui brisent cette paralysie, parce qu’elle offre ce que beaucoup cherchent en changeant de route : du sens, une utilité concrète, et une liberté d’organisation rare. À condition de savoir exactement comment s’y prendre. Ce que…
En 2023, le rapport State of the Global Workplace de Gallup indique que seuls 23 % des salariés dans le monde se déclarent engagés dans leur travail, tandis que le désengagement pèserait plus de 8 000 milliards de dollars par an sur l’économie mondiale. Ce chiffre ne sort pas d’un rapport militant, il vient d’un institut qui mesure l’engagement depuis plus de vingt ans. Autrement dit, le modèle classique de management centré sur le contrôle et la correction des erreurs a atteint ses limites. Photo : Moe Magners / Pexels En parallèle, des chercheurs comme Martin Seligman, Christopher Peterson ou…