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    Accueil » Fabriquer des neurones : le pouvoir méconnu de la neurogenèse sur votre santé mentale
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    Santé

    Fabriquer des neurones : le pouvoir méconnu de la neurogenèse sur votre santé mentale

    MarinePar Marine8 mars 2025Mise à jour:23 février 2026Aucun commentaire12 Minutes de Lecture

    Vous avez peut‑être déjà pensé : « Je suis comme ça, mon cerveau est câblé comme ça, point.»
    Et si ce n’était pas vrai ? Et si, à 25, 40 ou 70 ans, votre cerveau pouvait encore fabriquer de nouveaux neurones… et que votre anxiété, vos épisodes dépressifs, votre mémoire en berne n’étaient pas une fatalité biologique, mais aussi le reflet d’un cerveau qui a cessé de se renouveler ?

    Ce dont on parle ici, c’est de neurogenèse adulte, un mot qui sonne très technique, mais qui touche à quelque chose de brutalement concret : la capacité de votre cerveau à se réparer, à apprendre à encaisser le stress, à sortir de la spirale « je tourne en rond dans ma tête ».
    La question qui dérange : que faites‑vous, au quotidien, qui nourrit ces nouveaux neurones… ou qui les sabote silencieusement ?

    En bref : ce que vous allez comprendre

    • Comment votre cerveau adulte fabrique encore des neurones, surtout dans l’hippocampe, une zone clé de la mémoire et des émotions.
    • Pourquoi une neurogenèse affaiblie est liée à la dépression, au stress chronique, aux troubles anxieux et au vieillissement cérébral.
    • Les habitudes qui détruisent vos nouveaux neurones sans que vous vous en rendiez compte (stress, manque de sommeil, isolement, inflammation…).
    • Ce qui peut réellement stimuler la neurogenèse : activité physique, alimentation, nouveauté, relations, traitement de la dépression… avec des données scientifiques à l’appui.
    • Comment transformer ces connaissances en petits rituels quotidiens réalistes, sans injonction à « tout changer » du jour au lendemain.

    Neurogenèse : votre cerveau adulte n’est pas figé

    Ce que la science a vraiment montré

    Pendant longtemps, on a affirmé que le cerveau adulte ne produisait plus de neurones : une sorte de sentence définitive « ce qui est perdu est perdu ».
    Les travaux des dernières décennies ont fissuré ce dogme : chez l’adulte, de nouveaux neurones naissent encore dans l’hippocampe, une région centrale pour la mémoire, l’orientation et la régulation des émotions.

    Ces neurones naissants sont particulièrement intéressants : ils sont plus plastiques, plus malléables, et s’intègrent progressivement dans les circuits existants, ce qui améliore certaines formes d’apprentissage, notamment la capacité à distinguer des situations proches mais différentes, un processus appelé « séparation de motifs ».
    Dit autrement : ils aident votre cerveau à ne pas tout confondre, à ne pas étiqueter chaque bruit comme un danger, chaque critique comme un rejet, chaque émotion comme une menace.

    Pourquoi l’hippocampe est au cœur de votre santé mentale

    L’hippocampe n’est pas seulement une « boîte à souvenirs ».
    Il joue un rôle clé dans la façon dont vous contextualisez ce qui vous arrive : est‑ce vraiment dangereux, ou juste inconfortable ? est‑ce le passé qui parle, ou la situation présente ?

    Des études montrent que des altérations de l’hippocampe et de sa neurogenèse sont impliquées dans la dépression, certains troubles anxieux (comme le trouble panique ou le stress post‑traumatique), mais aussi dans des pathologies comme la schizophrénie ou l’épilepsie.
    Quand on regarde le cerveau de personnes souffrant de dépression sévère, on observe souvent une réduction de volume de l’hippocampe, associée à un stress chronique et à une baisse de certains facteurs de croissance neuronale comme le BDNF.

    « Ce n’est pas seulement ce que vous vivez qui compte, mais ce que votre cerveau est encore capable de fabriquer pour y répondre. »

    Quand la neurogenèse ralentit : ce qui se passe dans votre tête

    Stress chronique : l’ennemi silencieux des nouveaux neurones

    Le stress ponctuel n’est pas le problème : il peut même être utile.
    Ce qui érode votre cerveau, c’est le stress chronique, ce bruit de fond émotionnel qui ne s’éteint jamais vraiment.

    Sur le plan biologique, un stress prolongé élève durablement les glucocorticoïdes (comme le cortisol), ce qui réduit la neurogenèse dans l’hippocampe, altère la structure de certains neurones et peut contribuer à la perte de volume de cette région.
    Ce n’est pas « dans votre tête » au sens de « imaginé » : c’est dans votre tête au sens le plus concret, dans la matière même de votre cerveau.

    Dépression, anxiété, traumatisme : quand le cerveau se fige

    Plusieurs travaux suggèrent que la dépression n’est pas qu’un « déséquilibre chimique », mais aussi un problème de plasticité : un cerveau qui n’arrive plus à se réorganiser, à fabriquer suffisamment de nouveaux neurones pour s’adapter.
    Dans des modèles animaux, le stress social chronique réduit la neurogenèse, alors que les antidépresseurs l’augmentent et neutralisent les effets du stress sur l’hippocampe.

    On observe aussi que des difficultés à distinguer les contextes (par exemple, réagir comme si tout était dangereux parce qu’un événement traumatique a marqué le passé) sont liées à un dysfonctionnement de cette région et de sa neurogenèse.
    C’est comme si le cerveau perdait sa capacité à dire : « ça, c’était avant » et « ça, c’est maintenant » ; tout se mélange, tout se généralise, l’anxiété déborde.

    Vieillissement : vieillir n’est pas forcément synonyme de rouiller

    Avec l’âge, la neurogenèse diminue, mais elle ne s’arrête pas brutalement.
    Des expériences chez l’animal montrent que stimuler la neurogenèse chez des sujets âgés peut améliorer certaines performances de mémoire et atténuer le déclin cognitif.

    Des interventions ciblant la plasticité et la naissance de nouveaux neurones dans l’hippocampe peuvent partiellement inverser des troubles de mémoire liés à l’âge ou à des modèles de maladies neurodégénératives.
    L’idée est moins de « rajeunir le cerveau » que de maintenir une forme de souplesse intérieure, une capacité à apprendre encore, à faire de nouvelles associations, à sortir des ornières mentales répétitives.

    Comment “fabriquer” plus de neurones au quotidien

    Les leviers validés par la recherche

    Il serait rassurant de croire à une pilule magique qui boosterait la neurogenèse.
    La réalité est moins spectaculaire, mais plus accessible : ce sont surtout des habitudes de vie qui, cumulées, créent un environnement favorable à la naissance et à la survie des nouveaux neurones.

    Levier Effet sur la neurogenèse Effet sur la santé mentale Exemple concret
    Exercice aérobie régulier Augmente la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe, augmente son volume. Améliore l’humeur, réduit les symptômes dépressifs et anxieux, améliore certaines formes de mémoire. Marcher vite 30 minutes, 4 à 5 fois par semaine, ou faire du vélo en continu.
    Alimentation riche en oméga‑3 et polyphénols Soutient la plasticité neuronale, augmente certains marqueurs de neurogenèse dans des modèles animaux. Protège contre le déclin cognitif, pourrait réduire le risque de troubles dépressifs. Manger régulièrement poissons gras, noix, fruits rouges, chocolat noir peu sucré.
    Stimulations intellectuelles et nouveauté Un environnement enrichi et des apprentissages nouveaux favorisent la survie des neurones naissants. Renforce le sentiment de compétence, stimule la curiosité, protège partiellement du déclin de certaines fonctions. Apprendre une langue, un instrument, découvrir un nouveau quartier, changer d’itinéraire.
    Sommeil suffisant et régulier Le sommeil profond favorise la consolidation des circuits où s’intègrent les nouveaux neurones. Diminue l’irritabilité, améliore la régulation émotionnelle et la mémoire. Horaire fixe, exposition à la lumière le matin, limitation des écrans tardifs.
    Réduction du stress chronique / psychothérapie Limiter l’excès de cortisol protège la neurogenèse hippocampique. Diminue l’hypervigilance, les ruminations, améliore l’adaptation aux événements difficiles. Thérapie cognitivo‑comportementale, méditation régulière, travail sur les traumas.
    Traitement de la dépression quand nécessaire Certains antidépresseurs augmentent la neurogenèse et inversent les effets du stress sur l’hippocampe. Réduction des symptômes, récupération progressive des capacités d’adaptation. Suivi médical, traitement adapté, association avec psychothérapie.

    Exercice physique : une sorte de “fertilisant” neuronale

    Les données sont particulièrement solides sur l’activité physique : chez l’animal, la course augmente de façon spectaculaire le nombre de nouveaux neurones dans l’hippocampe ; chez l’humain, l’exercice aérobie régulier est associé à une augmentation du volume hippocampique et à de meilleures performances de mémoire chez des adultes âgés ou fragilisés.
    Vous n’avez pas besoin de devenir marathonien : l’idée est de passer du « je bouge presque jamais » à « mon corps travaille un peu chaque jour », avec une respiration qui s’accélère sans vous mettre en danger.

    Alimentation : moins de miracle, plus de terrain favorable

    Certains nutriments jouent un rôle de terrain pour la plasticité cérébrale : les oméga‑3, certains polyphénols, des fibres qui modulent l’inflammation et le microbiote.
    Des régimes de type méditerranéen, enrichis en polyphénols et acides gras insaturés, ont montré dans des modèles animaux une augmentation de marqueurs de neurogenèse et un meilleur fonctionnement cognitif, y compris dans des modèles de maladies neurodégénératives.

    Ce n’est pas une promesse de guérison, mais un soutien discret : plus vous exposez votre cerveau à des nutriments favorables, plus vous lui offrez une marge de manœuvre pour se réorganiser quand un traitement, une psychothérapie ou un changement de vie le lui permettent.

    Nouveauté, apprentissage, curiosité : sauver les neurones qui viennent de naître

    Un point souvent oublié : fabriquer des neurones ne suffit pas, encore faut‑il qu’ils survivent.
    Les environnements monotones et prévisibles en laissent une grande partie disparaître, alors que les environnements enrichis, variés, pleins de stimulations nouvelles favorisent leur intégration dans les circuits.

    Apprendre une nouvelle compétence, explorer un lieu inconnu, construire un lien social plus profond, tout cela n’est pas « juste pour le plaisir » : ce sont des signaux que le cerveau reçoit comme un message clair — « il vaut la peine d’investir dans de nouveaux neurones ».
    Ce qui peut ressembler à un petit acte anodin (s’inscrire à un cours, changer de trajet, oser prendre la parole dans un groupe) devient alors un acte de soin cérébral.

    Et la santé mentale dans tout ça ? Un changement de regard

    De la fatalité au potentiel : un récit différent

    Quand on comprend que le cerveau adulte conserve une capacité de neurogenèse, la manière de penser la souffrance psychique se déplace.
    La dépression n’est plus seulement une « faiblesse », mais aussi l’expression d’un cerveau qui a perdu sa souplesse, qui a besoin qu’on lui redonne des conditions de plasticité pour pouvoir répondre à la vie autrement.

    Les diagnostics gardent leur importance, tout comme les traitements médicaux.
    Mais au‑delà des étiquettes, la neurogenèse rappelle que, biologiquement, vous n’êtes pas condamné à revivre indéfiniment les mêmes schémas : il existe une marge de manœuvre, même si elle est parfois lente, partielle, exigeante.

    Cas typique : « Je tourne en rond »

    Imaginez une personne qui se décrit comme « coincée » : mêmes pensées, mêmes angoisses, mêmes réactions.
    Sur le plan cérébral, on pourrait dire que ce sont toujours les mêmes circuits qui tournent, comme des rails profondément creusés.

    En travaillant sur plusieurs fronts — activité physique adaptée, diminution du stress chronique, psychothérapie pour traiter les traumas, enrichissement de la vie quotidienne par de nouvelles expériences — on ne fait pas « disparaître magiquement » la souffrance.
    On crée progressivement un environnement où de nouveaux neurones peuvent apparaître, se connecter autrement, permettre des réponses légèrement différentes… puis, un jour, suffisamment différentes pour être ressenties comme un changement de trajectoire.

    Cas paradoxal : quand on va mieux mais qu’on a peur d’aller mieux

    Il existe aussi ce paradoxe thérapeutique : certaines personnes, quand l’anxiété baisse ou que la dépression se desserre, ont peur d’être « une autre personne » ou de « perdre leur identité ».
    Vu sous l’angle de la neurogenèse, il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de disposer d’un peu plus de neurones disponibles pour répondre autrement, avec plus de nuances, plus de choix.

    Ce que la biologie montre, c’est que les circuits anciens ne disparaissent pas totalement ; ils coexistent avec de nouveaux chemins possibles.
    C’est parfois cette coexistence — vieux réflexes, nouvelles possibilités — qui crée cette sensation d’étrangeté, avant que le cerveau ne stabilise de nouvelles habitudes émotionnelles.

    Transformer la théorie en micro‑décisions quotidiennes

    Penser en “dose minimale efficace”

    Chercher à tout révolutionner d’un coup est le meilleur moyen de ne rien changer.
    La neurogenèse répond à des signaux cumulatifs : petits changements répétés, plutôt que grands gestes héroïques suivis d’épuisement.

    On peut la penser en « dose minimale efficace » :
    un peu de mouvement, un peu de meilleure alimentation, un peu de nouveauté, un peu de soutien psychologique et médical quand nécessaire, maintenus suffisamment longtemps pour que le cerveau comprenne que le contexte a changé, qu’il peut recommencer à investir.

    Exemple d’une journée “pro‑neurones” réaliste

    Rien de spectaculaire, mais une cohérence silencieuse :

    • Matin : marche rapide de 20–30 minutes, idéalement à la lumière du jour, pour activer l’hippocampe et réguler l’axe du stress.
    • Midi : repas simple intégrant au moins une source d’oméga‑3 végétale ou animale, et des aliments riches en polyphénols (légumes colorés, fruits rouges, un peu de cacao non sucré).
    • Après‑midi : une courte séquence d’apprentissage (un podcast exigeant, quelques mots d’une langue, une lecture qui sort de l’ordinaire).
    • Fin de journée : 10–15 minutes d’un outil de régulation émotionnelle (respiration, méditation, écriture, thérapie en ligne ou présentielle).
    • Soir : heure de coucher relativement stable, écran coupé un peu avant, rituel apaisant qui n’excite pas exagérément le système de stress.

    Pris isolément, chaque geste semble dérisoire.
    Mais votre cerveau ne lit pas vos intentions, il lit ce que vous faites, jour après jour : c’est ce langage‑là qui lui dit s’il vaut la peine de continuer à fabriquer des neurones pour vous aider à affronter la suite.

    Sources
    • Increasing adult hippocampal neurogenesis is sufficient to improve pattern separation
    • Adult Neurogenesis, Mental Health, and Mental Illness: Hope or Hype?
    • Hippocampal Neurogenesis: Regulation by Stress and Antidepressants
    • Stress and loss of adult neurogenesis differentially reduce hippocampal volume
    • The role of adult hippocampal neurogenesis in brain health and disease
    • Stress-Related Dysfunction of Adult Hippocampal Neurogenesis
    • Adult hippocampal neurogenesis shapes adaptation and improves stress response
    • Lifestyle factors that may increase neurogenesis naturally
    • 5 Ways to Boost Your Neurogenesis
    • Improving Brain Health Naturally
    Table des matières afficher
    1 Neurogenèse : votre cerveau adulte n’est pas figé
    2 Quand la neurogenèse ralentit : ce qui se passe dans votre tête
    3 Comment “fabriquer” plus de neurones au quotidien
    4 Et la santé mentale dans tout ça ? Un changement de regard
    5 Transformer la théorie en micro‑décisions quotidiennes

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    Une passionnée de psychologie qui observe les comportements humains au quotidien et s’efforce d’apporter plus de positivité dans la vie des autres grâce à la psychologie.

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