La neuropsychologue Barbara Fredrickson a passé deux décennies à démontrer que l’amour n’est pas un sentiment monolithique qui survient une fois dans la vie, mais plutôt une succession de micro-moments de résonance positive que nous renouvelons constamment. Ces instants fugaces ne sont pas des luxes émotionnels : ils sont des nutriments que le corps réclame pour fonctionner correctement. Chaque interaction brève, chaque acte de gentillesse, chaque instant d’attention consciente construit une architecture mentale différente. La recherche scientifique démontre désormais que cultiver ces micro-moments transforme véritablement la trajectoire d’une vie.
Le paradoxe? Beaucoup croient que le bonheur durable exige des changements majeurs, une réorganisation complète de l’existence. La vérité est inverse. Les études de psychologie positive confirment qu’une étude mondiale révèle que pratiquer certaines actions simples au quotidien constitue le meilleur chemin vers le bonheur. Ces actions microscopiques, quasi invisibles, accumulent leurs effets au fil du temps jusqu’à redessiner complètement le paysage émotionnel d’une personne.
Cet article explore comment transformer votre quotidien en implantant des micro-moments de positivité. Vous découvrirez les exercices validés par la recherche, les mécanismes neurologiques en jeu et les méthodes concrètes pour intégrer cette pratique sans surcharge.
Comprendre les micro-moments de résonance positive
Barbara Fredrickson redéfinit entièrement notre rapport à l’amour. Selon sa perspective basée en neurosciences, l’amour n’existe que dans des instants précis où trois phénomènes se produisent simultanément. Le premier est le partage d’une émotion positive avec une autre personne. Le second est une synchronie entre les réactions biochimiques et comportementales des deux êtres. Le troisième est une intention mutuelle de contribuer au bien-être de l’autre, ce qui génère une sollicitude réciproque.
Ces trois éléments créent ce que Fredrickson appelle la résonance positive : une reverbération d’énergie positive qui se poursuit d’elle-même entre plusieurs personnes pendant un certain temps. Elle utilise la métaphore du miroir pour décrire ce phénomène : chacun dans la relation reflète l’autre. Ses émotions positives, ses gestes, son état émotionnel et son élan de bienveillance résonnent chez l’interlocuteur. Dans ces micro-moments d’amour, chacun est à la fois le reflet et l’extension de l’autre.

Ce qui rend cette conception révolutionnaire est sa temporalité. Ces micro-moments ne durent que quelques minutes, parfois seulement quelques secondes. Ils apparaissent puis s’évanouissent. Mais Fredrickson affirme que nous possédons le pouvoir de les renouveler infiniment, ou presque. Les banals échanges quotidiens avec des collègues et des inconnus deviennent soudainement des occasions stimulantes d’établir des liens, de se développer et d’être en meilleure santé les uns les autres.
Les sept micro-habitudes qui transforment le quotidien
Des programmes de recherche systématiques ont testé des micro-actions quotidiennes et constaté des effets rapides sur l’affect positif et la réduction du stress. Le principe sous-jacent est élégant : porter attention à ce qui va bien, multiplier les occasions de sens et d’utilité sociale, et entraîner l’esprit à savourer chaque moment.
La première micro-habitude consiste à envoyer un message de gratitude à quelqu’un qui a compté dans votre vie. Ce n’est pas un email banal de remerciement professionnel. C’est un message personnel qui explique précisément comment cette personne vous a aidé et quelle différence cela a fait. Une seule phrase suffit souvent : “Tu m’as rappelé que j’en étais capable alors que j’étais découragée.” Ces messages créent des micro-moments de connexion que l’émetteur et le destinataire peuvent revivre des années plus tard.
La deuxième habitude est poser un acte de gentillesse anonyme. Payer le café de la personne derrière vous. Laisser des pièces dans les parcmètres en attente d’expiration. Ramasser les détritus dans le parc. Ces gestes ne demandent que deux minutes mais génèrent une satisfaction disproportionnée. La raison? Votre cerveau enregistre que vous avez contribué au bien-être collectif sans attendre de reconnaissance.
La troisième consiste à nommer à voix haute l’émotion du moment pour l’apprivoiser. Au lieu de laisser l’anxiété vous submerger en silence, vous dites : “Je suis angoissée à propos de cette réunion.” Cette simple verbalisation active des régions cérébrales différentes et crée une distance entre vous et l’émotion. Vous cessez d’être la proie de l’anxiété pour devenir un observateur de l’anxiété.
La quatrième habitude est écrire trois petites réussites ou plaisirs du jour. Ce n’est pas l’exercice classique du journal de gratitude, bien qu’il en partage les principes. Vous pouvez noter : “J’ai bu un excellent café ce matin.” “J’ai fait rire un ami.” “J’ai terminé un projet qui me stressait.” La spécificité prime sur l’ampleur. Ces trois entrées occupent rarement plus de deux minutes.

La cinquième micro-habitude est sortir écouter les oiseaux ou observer un coin de verdure. Dix minutes en nature, même dans un parc urbain, réduisent le cortisol sanguin et activent le système nerveux parasympathique. Vous ne pratiquez pas le “forest bathing” élaboré des Japonais : vous écoutez simplement, sans intention, sans smartphone.

La sixième concerne le mouvement conscient. Faire une courte marche ou quelques étirements en conscience transforme votre état physique. Une promenade de cinq minutes suffit. L’élément critique est l’attention : noter comment vos pieds touchent le sol, comment l’air entre dans vos poumons.
La septième est la plus savoureuse : manger du chocolat noir consciemment. Une étude publiée dans la revue Frontiers in Nutrition en 2022 indique qu’une consommation modérée de cacao riche, entre dix et vingt grammes par jour, améliore les marqueurs de bien-être et la performance cognitive. Les flavanols du chocolat, son magnésium et sa stimulation de la sérotonine créent un véritable micro-moment chimique. La clé est la conscience : vous mangez lentement, vous observez les sensations, pas un geste automatique en regardant un écran.

L’exercice des trois choses positives : validation empirique
Parmi les micro-habitudes, l’exercice des trois choses positives possède le plus de données scientifiques la soutenant. La procédure est simple : chaque jour, vous énumérez trois événements positifs qui se sont produits et vous identifiez leur cause.
Les événements en question ne demandent pas d’être exceptionnels. Votre collègue vous a offert un café. Vous avez remarqué un rayon de soleil traversant votre fenêtre. Votre enfant a dessiné une maison. Un ami vous a envoyé un message que vous ne vous attendiez pas à recevoir. Le spectre du positif s’étend du micro-événement anodin aux grands moments dont vous vous souviendrez dans trente ans. Tout peut être intégré comme un “plus”.
Cet exercice prend environ dix minutes par jour. Le plus simple est de tenir un carnet, mais un fichier numérique ou une application de prise de notes fonctionne tout aussi bien. L’important n’est pas le medium mais la constance.
Pourquoi cette pratique fonctionne? Elle crée un espace mental où vous vous focalisez exclusivement sur le positif. Votre cerveau apprend à savourer les choses positives et à les mémoriser. L’exercice vous incite à faire davantage attention aux événements positifs du quotidien et à vous y engager plus pleinement quand ils se produisent. Plus tard, en vous les rememorant et les partageant avec d’autres, vous les appréciez à nouveau. Cela n’est possible que si vous prenez l’habitude de les détecter initialement.
Un essai randomisé en psychologie positive a confirmé que le fait d’apprendre à chérir les événements heureux de sa vie, en comptant au minimum trois bienfaits par jour, stimule la gratitude. Ceci renforce les liens sociaux, engendre un bonheur durable et mène à une bonne santé physique. Ce ne sont pas des corrélations faibles : les participants qui pratiquent cet exercice régulièrement reportent une augmentation mesurable de leur satisfaction de vie.
Les conditions préalables aux micro-moments d’amour
Créer des micro-moments de positivité n’est pas un acte purement mental. Selon Barbara Fredrickson, trois conditions préalables doivent exister pour que la résonance positive se manifeste.
La première condition est le sentiment de sécurité. Vous ne pouvez pas entrer en résonance avec quelqu’un si vous êtes en vigilance constante, inquiet pour votre sécurité physique ou émotionnelle. Cela explique pourquoi les micro-moments d’amour surviennent rarement quand vous êtes stressé ou menacé. Ils demandent une certaine détente, une capacité à baisser vos garde.
La deuxième condition est la relation authentique au travers des sens et inscrite dans le temps. Vous devez être physiquement présent avec l’autre personne, pas à travers un écran. Les messages textes, même chaleureux, ne créent pas de résonance positive à cause de l’absence de feedback biochimique immédiat. Le contact visuel, l’écoute du ton de voix, la perception des micro-expressions : tous ces éléments sensoriels sont nécessaires. Inscription dans le temps signifie que le micro-moment n’est pas une collision aléatoire mais s’inscrit dans une relation qui existe.
La troisième condition est l’unité et le contact visuel. Le sourire et le regard jouent des rôles décisifs. Quand deux personnes se regardent dans les yeux, leur système nerveux sympathique s’aligne. Leur fréquence cardiaque devient plus synchrone. Leurs ondes cérébrales s’entrelacent légèrement. Ce phénomène, détecté par des électroencéphalogrammes, confirme que le regard n’est pas une simple transmission d’information visuelle mais un appareillage neurobiologique complexe.
Scientifiquement, trois acteurs neurobiologiques principaux orchestrent les micro-moments d’amour. Le cerveau d’abord, qui traite les signaux émotionnels et crée la sensation. L’ocytocine ensuite, l’hormone souvent appelée l’hormone de l’amour ou de la connexion, qui se libère lors du contact physique ou du contact visuel. Le nerf vague enfin, ce long nerf qui relie le cerveau à pratiquement tous les organes vitaux. Ce nerf peut être renforcé, ce qui élève le tonus vagal, un déterminant d’une plus grande souplesse physique, mentale et sociale.
L’alimentation et le microbiote : le lien invisible
L’une des découvertes les plus fascinantes de la neuroscience contemporaine est le lien direct entre ce que vous mangez et votre capacité à générer des émotions positives. Ce que vous avalez n’a pas seulement un impact sur votre physique. Votre alimentation influence directement la chimie de votre cerveau et votre capacité à ressentir le bonheur.
Petites molécules de nourriture deviennent de petites molécules neurobiologiques. Après digestion dans l’estomac, elles voyagent jusqu’au cerveau et influencent l’équilibre chimique des molécules de signalisation. Elles modulent la synthèse de certains neurotransmetteurs qui vous mettent de bonne humeur ou qui vous aident à dormir. Vos neurones sont des usines qui produisent des molécules messagères permettant d’être heureux ou de s’endormir. Au sein de ces petites usines, vous avez besoin d’ingrédients clés pour créer ces neurotransmetteurs du bonheur. Ces ingrédients doivent provenir de votre assiette.
Le lien traverse le microbiome, cet écosystème bactérien qui habite votre système digestif. Des études sur des modèles animaux ont démontré le lien causal. Des chercheurs ont transplanté le microbiome de jumeaux, l’un souffrant d’obésité et l’autre mince, vers des souris génétiquement identiques. Les souris ont ensuite développé des profils de poids différents en fonction du microbiome transplanté. Le microbiote détermine littéralement votre métabolisme et votre bien-être émotionnel.
Ce mécanisme explique pourquoi les aliments ultra-transformés, pauvres en fibres et riches en additifs, réduisent votre capacité à générer des micro-moments de positivité. Ils appauvrissent votre microbiome. Les aliments entiers, riches en probiotiques naturels et en fibres prébiotiques, cultivent un microbiote qui soutient votre humeur. Cela ne signifie pas que vous devez devenir végétalien ou rejeter tous les plaisirs culinaires. Cela signifie que vos choix alimentaires quotidiens modèlent votre résilience émotionnelle.
Intégrer les micro-moments à votre routine matinale
Le moment critique pour installer les micro-moments de positivité est le matin. Votre cerveau sort du sommeil dans un état neurochimique particulier. Les cortisolémies montent naturellement au réveil, ce qui vous aide à émerger. Mais si vous commencez votre jour en scrollant sur les réseaux sociaux, vous inondez ce cerveau fragile de comparaisons sociales et de nouvelles négatives. Vous sabotez immédiatement votre capacité à générer de la positivité.
Commencez plutôt par des gestes élémentaires. Prenez le temps de vous réveiller tranquillement. Profitez de votre lit. Saluez votre famille, vos proches ou votre animal. Buvez votre café ou votre thé lentement, en conscience. Notez mentalement une chose pour laquelle vous êtes reconnaissant. Ce micro-rituel ne dure qu’une minute, voire moins, mais il met votre cerveau dans un état extrêmement positif.
Seulement après ces quelques minutes pouvez-vous ouvrir votre téléphone et vous engager avec le reste du monde. Votre système nerveux a maintenant des réserves de positivité suffisantes pour traiter les informations moins agréables. Vous ne lisez pas les mauvaises nouvelles avec un système nerveux appauvri.
À midi, accordez-vous un moment conscient. Une brève marche. Un repas sans écran. Une conversation authentique. Ces trois micro-moments distribuent la positivité tout au long de la journée plutôt que de la compresser à un moment unique.
Les dix habitudes pour cultiver la positivité continue
Au-delà des micro-moments spécifiques, une architecture de vie positive exige dix habitudes entrecroisées. Ces dix habitudes agissent comme un réseau de soutien neurobiologique.
S’affranchir de la négativité et des pensées parasites constitue la fondation. Cela ne signifie pas ignorer la réalité. Cela signifie arrêter le bavardage mental catastrophisant. Quand vous notez : “Je vais échouer”, vous vous arrêtez et vous demandez : “Suis-je certain de cette affirmation? Quelles preuves la contredisent?” Vous n’éradique pas les pensées négatives, elles réapparaissent constamment. Vous les observez et les laissez passer.
S’adonner aux affirmations positives fonctionne mieux quand elles sont spécifiques et ancrées dans la réalité. “Je suis merveilleux” fonctionne rarement. “J’ai complété ce projet et j’en suis fier” crée une résonance réelle dans votre système nerveux.
Cultiver l’amour, la bienveillance et l’indulgence envers soi-même et les autres transforme chaque interaction en micro-moment potentiel. Cela demande une vigilance constante. Quand vous êtes critique envers vous-même ou envers autrui, vous fermez les portes de la résonance positive.
Créer un cadre de vie physique positif importe plus qu’on ne le croit. Votre environnement immédiat modèle votre chimie cérébrale. Une chambre sombre et dérangée génère une certaine neurochimie. Un espace lumineux, ordonné et avec des plantes en génère une autre. Vous ne devez pas être maniaque de l’ordre. Un cadre simplement agréable suffit.
Tenir un journal de gratitude reste l’une des interventions de psychologie positive les plus validées empiriquement. Vous écrivez trois à cinq choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant, en détail. Pas en énumération sèche : “Famille. Santé. Emploi.” Plutôt : “Ma mère m’a appelé aujourd’hui et nous avons ri ensemble en se rememorant nos vacances de 2015.”
S’accorder trois moments agréables par jour insère la positivité dans votre journée régulière. Un moment doux au réveil. Un moment de pause à midi. Un moment de détente en fin d’après-midi. Ces trois moments ne devront pas durer une heure. Cinq minutes suffisent.
Accepter l’erreur, l’échec et l’imperfection paraît contre-productif pour cultiver la positivité. C’est le contraire. Quand vous rejetez vos erreurs ou vous les cachées, vous fabriquez une dissonance cognitive. Vous luttez contre la réalité. Accepter qu’une erreur s’est produite, en tirer une leçon et continuer crée une positivité authentique, non une positivité toxique qui nie la réalité.
Pratiquer la visualisation positive renforce les chemins neuraux associés aux résultats souhaités. Avant une réunion importante, vous visualisez en détail comment cela se déroulera, comment vous vous sentirez, comment les autres réagiront. Votre cerveau enregistre cette simulation mentale comme un événement partiel.
Être positif grâce à l’activité physique n’est pas un secret. L’exercice libère des endorphines, réduit le cortisol, et vous crée littéralement une base neurobiologique pour la positivité. Trente minutes de marche quotidienne suffisent.
Pratiquer la méditation, même dix minutes par jour, entraîne votre attention à revenir au moment présent. Cela réduit le ressassement mental qui alimentes l’anxiété et la dépression. Vous ne visez pas un état mystique. Vous entraînez simplement votre cerveau.
Transformer l’amour en résonance positive dans vos relations
Les micro-moments d’amour ne surviennent pas par hasard. Vous pouvez les créer intentionnellement et les cultiver à travers des pratiques répétées.
La méditation de l’amour bienveillant, du point de vue de la science des émotions, n’a rien de surnaturel. Il existe un impact neurobiologique mesurable. Quand vous pratiquez cette méditation, dirigeant des pensées bienveillantes vers vous-même d’abord, puis vers des personnes aimées, puis vers des neutres, puis vers vos ennemis, votre cerveau change. Les imageries IRM montrent une activité accrue dans les régions associées à l’empathie et à la récompense.
Cette pratique change votre posture physique. Vous devenez plus ouvert. Vos gestes se déploient. Vos interactions avec autrui reflètent cette ouverture. Autrui l’enregistre et répond en nature. Vous générez plus de micro-moments d’amour parce que vous y préparez votre système nerveux.
Dans vos relations existantes, identifiez trois micro-moments d’amour spécifiques qui vous reviennent et qui vous ont transformé. Un regard. Un mot. Un geste. Reconnaître ces micro-moments crée une gratitude rétroactive qui renforce les liens. Ensuite, générez intentionnellement des micro-moments similaires avec les personnes qui vous entourent.
L’amour engendre l’amour. Ce n’est pas une affirmation sentimentale. C’est une affirmation neurobiologique. Quand vous générez une résonance positive avec quelqu’un, son système nerveux enregistre cette relation comme sûre et significative. Il ou elle devienne plus capable de générer de la résonance positive avec d’autres. Vous créez des vagues de positivité qui se propagent bien au-delà de votre interaction initiale.
Les obstacles à l’installation des micro-moments
Installer ces micro-habitudes rencontre des résistances prévisibles. Identifiez-les plutôt que de les ignorer.
Le premier obstacle est la surcharge informationnelle. Apprendre qu’il existe sept micro-habitudes, dix habitudes plus larges et des exercices spécifiques paralyse. Vous ne pouvez pas tout implanter simultanément. Commencez par une seule. L’exercice des trois choses positives, au réveil ou au coucher, demande deux minutes. Pratiquez cela pendant trois semaines avant d’en ajouter une deuxième.
Le deuxième obstacle est l’auto-culpabilité. Vous pratiquez quelques jours, puis vous manquez. Vous vous sentez coupable. Cette culpabilité tue la pratique. La recherche montre que l’autopunition diminue la persévérance. Simplement revenir à la pratique le jour suivant sans commentaire négatif fonctionne mieux. Les comportements se changent par la répétition régulière, pas par la perfection.
Le troisième obstacle est le manque de gratification immédiate. Les effets des micro-moments prennent trois à quatre semaines pour devenir évidents. Votre cerveau est habitué aux gratifications immédiates des réseaux sociaux. Vous devez patiemment attendre les résultats neurobiologiques avant de sentir une différence. Noterez simplement vos micro-moments sans attendre une transformation. Elle viendra.
Le quatrième obstacle est l’environnement toxique. Si vous travaillez dans un environnement extrêmement stressant ou si vos relations primaires demeurent conflictuelles, les micro-moments de positivité ont un impact limité. Il peut être nécessaire de modifier votre environnement, même minimalement, pour que la pratique fonctionne. Même une demi-heure loin de la toxicité peut créer l’espace pour cultiver la positivité.
Questions fréquemment posées
Combien de temps avant de voir les résultats? Les études montrent que trois à quatre semaines de pratique régulière génèrent des changements détectables dans l’humeur et la résilience. Certains rapportent des changements subtils après une semaine. Cela dépend de votre baseline initiale et de votre régularité.
Faut-il tous les micro-moments ou seulement certains? Commencez par celui qui vous attire le plus. Un seul pratiqué régulièrement surpasse sept pratiqués irrégulièrement. La constance prime sur la variété. Vous pouvez ajouter d’autres micro-moments progressivement.
Cela fonctionne-t-il pour les dépression cliniques? Les micro-moments de positivité améliorent le bien-être pour les personnes sans troubles mentaux diagnostiqués ou avec des symptômes légers. Pour les dépressions cliniques, vous avez besoin d’un soutien professionnel : psychothérapie ou médicaments. Les micro-moments peuvent compléter ce traitement mais ne le remplacent pas.
Puis-je pratiquer seul ou faut-il un groupe? La majorité des micro-moments peuvent se pratiquer seul. Les micro-moments d’amour demandent des partenaires humains. Même une personne seule peut créer des micro-moments de résonance positive lors de brèves interactions : une conversation de trois minutes avec un ami, un sourire échangé avec un voisin, une conversation authentique avec un commerçant habituel.
Les micro-moments remplacent-ils la thérapie? Non. Si vous souffrez de troubles mentaux ou d’une détresse psychologique significative, consultez un professionnel. Les micro-moments constituent des pratiques de soin préventif et complémentaire, pas un traitement.
Conclusion : L’architecture invisible du bonheur
Les micro-moments de positivité constituent la base invisible du bien-être durable. Barbara Fredrickson n’a pas découvert une formule magique. Elle a documenté ce que les traditions contemplatives savaient déjà : que l’amour et la positivité résident dans les instants modestes, répétés quotidiennement. Un regard. Un message. Une marche consciente. Un chocolat savouré lentement.
Ces instants ne paraissent rien au moment où ils surviennent. Leur power se révèle seulement rétrospectivement, quand vous réalisez que votre résilience s’est renforcée, votre connexion aux autres s’est approfondie et votre expérience de la vie s’est transformée. Vous n’avez pas changé votre emploi ni vos circonstances. Vous avez changé votre attention. Vous avez commencé à poser votre regard sur ce qui va bien au lieu de ce qui va mal. Ce réalignement de l’attention réaligne littéralement votre neurobiologie.
Commencez maintenant. Choisissez un seul micro-moment. Pratiquez-le pendant trois semaines sans interruption. Observez ce qui change sans attendre un changement. La transformation silencieuse s’accumule.
.acgp-sources-accordion {
margin: 2em 0;
border: 1px solid #e0e0e0;
border-radius: 8px;
background: #fafafa;
}
.acgp-sources-details {
margin: 0;
}
.acgp-sources-summary {
display: flex;
align-items: center;
gap: 0.5em;
padding: 1em 1.5em;
cursor: pointer;
font-weight: 600;
font-size: 1.1em;
color: #333;
list-style: none;
user-select: none;
}
.acgp-sources-summary::-webkit-details-marker {
display: none;
}
.acgp-sources-chevron {
margin-left: auto;
transition: transform 0.3s ease;
font-size: 0.8em;
}
.acgp-sources-details[open] .acgp-sources-chevron {
transform: rotate(180deg);
}
.acgp-sources-content {
padding: 0 1.5em 1.5em;
}
.acgp-sources-list {
margin: 0;
padding: 0;
list-style: none;
}
.acgp-sources-list li {
padding: 0.5em 0;
border-bottom: 1px solid #eee;
font-size: 0.95em;
line-height: 1.5;
}
.acgp-sources-list li:last-child {
border-bottom: none;
}
.acgp-source-num {
color: #666;
font-weight: 600;
margin-right: 0.3em;
}
.acgp-sources-list a {
color: #1a73e8;
text-decoration: none;
}
.acgp-sources-list a:hover {
text-decoration: underline;
}
.acgp-source-domain {
color: #999;
font-size: 0.85em;
}
Sources et références (15)
▼
- [1] Psychologies (psychologies.com)
- [2] Apprendreaeduquer (apprendreaeduquer.fr)
- [3] Sportetpsycho (sportetpsycho.com)
- [4] Youtube (youtube.com)
- [5] Se-realiser (se-realiser.com)
- [6] Youtube (youtube.com)
- [7] Youtube (youtube.com)
- [8] Youtube (youtube.com)
- [9] Les-defis-des-filles-zen (les-defis-des-filles-zen.com)
- [10] Cerveauetpsycho (cerveauetpsycho.fr)
- [11] Thebboost (thebboost.fr)
- [12] Mnhn (mnhn.fr)
- [13] Fleurirsavie (fleurirsavie.fr)
- [14] Unesdoc.unesco (unesdoc.unesco.org)
- [15] Laurenceperrin-conseil (laurenceperrin-conseil.fr)
{
“@context”: “https://schema.org”,
“@type”: “Article”,
“headline”: “Micro-moments de positivité au quotidien : la science des petits gestes qui changent tout”,
“author”: {
“@type”: “Person”,
“name”: “Marine”
},
“datePublished”: “2026-04-16T10:47:20+02:00”,
“dateModified”: “2026-04-16T10:47:20+02:00”,
“citation”: [
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Psychologies”,
“url”: “https://www.psychologies.com/moi/se-connaitre/micro-habitudes-bouleverser-quotidien-614053”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Apprendreaeduquer”,
“url”: “https://apprendreaeduquer.fr/amour-neurosciences/”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Sportetpsycho”,
“url”: “https://www.sportetpsycho.com/post/comment-positiver-au-quotidien”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Youtube”,
“url”: “https://www.youtube.com/watch?v=tDzmd7sPtP4”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Se-realiser”,
“url”: “https://se-realiser.com/3-choses-positives-par-jour/”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Youtube”,
“url”: “https://www.youtube.com/watch?v=DUW-Q-w1FUw”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Youtube”,
“url”: “https://www.youtube.com/watch?v=2PGYgGETFVg”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Youtube”,
“url”: “https://www.youtube.com/watch?v=BaxrltW_orA”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Les-defis-des-filles-zen”,
“url”: “https://les-defis-des-filles-zen.com/emotions/etre-positifve-au-quotidien-10-habitudes-a-prendre”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Cerveauetpsycho”,
“url”: “https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/developpement-personnel/les-microbonheurs-ces-actions-du-quotidien-qui-nous-rendent-plus-heureux-28642.php”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Thebboost”,
“url”: “https://www.thebboost.fr/5-conseils-pour-positiver-au-quotidien/”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Mnhn”,
“url”: “https://www.mnhn.fr/fr/les-microbes-allies-de-la-sante-de-notre-planete”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Fleurirsavie”,
“url”: “https://www.fleurirsavie.fr/ces-bonnes-petites-choses-du-quotidien/”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Unesdoc.unesco”,
“url”: “https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000049696_fre”
},
{
“@type”: “CreativeWork”,
“name”: “Laurenceperrin-conseil”,
“url”: “https://laurenceperrin-conseil.fr/micro-moments-damour-transformer-vie/”
}
]
}
