Le trouble bipolaire peut faire varier l’énergie, le sommeil, les ambitions et le regard porté sur soi.
Après une phase maniaque, hypomaniaque ou dépressive, les conséquences concrètes compliquent encore ce jugement.
L’enjeu psychologique consiste à distinguer l’humeur, les actes, les réparations possibles et la valeur d’une personne.
Le diagnostic ne fixe rien.
Quand l’humeur devient un bulletin de notes

Une phase dépressive peut s’accompagner de tristesse, de perte d’énergie, d’une diminution du plaisir et d’un sentiment de dévalorisation. À l’inverse, une phase maniaque ou hypomaniaque peut modifier fortement le niveau de confiance, l’activité, la parole, le besoin de sommeil et l’ambition. Ces états ne décrivent pas toute la personnalité. Ils influencent pourtant la manière dont une personne évalue ses capacités au moment où elle les traverse.
Le problème se prolonge parfois après l’épisode. Un projet abandonné, une difficulté professionnelle, une tension familiale ou une décision prise dans un état de grande activation peuvent devenir la preuve supposée d’une incapacité générale. La pensée ne décrit plus un événement daté. Elle rend un verdict sur l’identité : « Je suis incapable », « je déçois tout le monde », « je ne pourrai jamais avoir une vie stable ».
Dans une revue publiée dans Journal of PersonalityManon L. Ironside et Sheri L. Johnson examinent le rôle de l’identité dans le trouble bipolaire. Elles décrivent, chez certaines personnes, des ambitions élevées et une recherche de reconnaissance, ainsi qu’une estime de soi qui dépend fortement de la réussite mesurable. Le piège tient dans cette équation : réussir signifie avoir de la valeur, échouer signifie en perdre.
Cette équation rend les périodes d’activité intense particulièrement trompeuses. Une grande confiance peut donner l’impression d’avoir enfin trouvé son « vrai » soi, tandis qu’une dépression peut faire croire que la version ralentie et découragée est la seule authentique. Dans les deux cas, l’humeur devient un mauvais instrument de mesure. Elle change l’éclairage, pas toute la personne.
Ne pas confondre identité instable et trouble bipolaire

Le trouble bipolaire ne se diagnostique pas à partir d’une faible estime de soi. La honte, la comparaison sociale ou les changements d’image de soi peuvent apparaître dans plusieurs troubles et dans des périodes de souffrance sans diagnostic précis. Se sentir différent d’une semaine à l’autre ne permet donc pas, à lui seul, de conclure.
La distinction avec le trouble de la personnalité borderline demande parfois une évaluation attentive. Une revue publiée le 21 avril 2021 dans Clinical Psychology & Psychotherapy indique que les deux tableaux peuvent se recouper. Elle décrit des différences possibles lorsque les troubles ne coexistent pas : dans le trouble borderline, la diffusion de l’identité et une image de soi négative sont souvent liées à des déclencheurs interpersonnels; dans le trouble bipolaire, les variations de l’image de soi semblent davantage associées à des facteurs internes comme l’humeur et la motivation. Ces repères doivent compléter des entretiens structurés, pas les remplacer.
La temporalité compte donc davantage qu’une étiquette collée sur une émotion. Une rupture, un conflit ou une peur de l’abandon peuvent modifier rapidement la perception de soi. Une période maniaque, hypomaniaque ou dépressive s’inscrit, elle, dans un ensemble de symptômes qui affecte aussi le sommeil, l’énergie et le fonctionnement. Les deux troubles peuvent coexister. Un autodiagnostic à partir d’une vidéo ou d’un questionnaire isolé mène rarement au bon endroit.
L’anxiété ajoute une couche de honte
L’anxiété ne se contente pas d’augmenter la tension intérieure. Elle peut pousser à surveiller chaque erreur, à éviter les autres et à interpréter un silence comme un rejet. Lorsque le trouble bipolaire a déjà entraîné des ruptures de rythme, des absences ou des décisions regrettées, cette vigilance transforme facilement la prudence en accusation permanente.
Une étude a suivi 450 personnes hospitalisées pour un trouble bipolaire dans six établissements de la province chinoise de l’Anhui, entre mars 2022 et mai 2023. Les chercheurs ont évalué l’anxiété, le soutien sociall’estime de soi et les idées suicidaires. Une anxiété plus élevée était associée à une probabilité plus grande d’idées suicidaires; un soutien social et une estime de soi plus élevés étaient associés à une probabilité plus faible. Les analyses ont aussi relevé des effets de médiation, notamment une voie passant par le soutien social et l’estime de soi.
Ces résultats d’association ne prouvent pas que l’anxiété cause les idées suicidaires ni qu’une hausse du soutien social suffirait à les faire disparaître. L’étude porte sur des patients hospitalisés et son modèle statistique décrit des relations possibles entre les variables. Elle fournit toutefois un repère clinique concret : lorsque l’anxiété augmente et que l’estime de soi s’effondre, il faut renforcer l’évaluation du risque et le contact avec les soignants, plutôt que laisser la honte imposer le silence.
Reconstruire une estime qui ne dépend pas des performances

Le premier travail consiste à séparer quatre éléments souvent fusionnés : l’épisode, ce qui s’est passé, les conséquences à réparer et la valeur personnelle. Cette séparation n’efface ni une dette, ni une parole blessante, ni une interruption de parcours. Elle évite qu’une conséquence devienne une identité définitive.
Une méthode en quatre mouvements
- Dater l’expérience. Indiquez le début des symptômes, les changements de sommeil, l’humeur dominante et les événements associés. Un fait situé dans le temps est plus facile à évaluer qu’une phrase comme « je rate toujours tout ».
- Décrire sans juger. Écrivez ce qui est observable : une facture impayée, un message envoyé, une journée sans activité ou un rendez-vous manqué. Remplacez « je suis un désastre » par une description vérifiable.
- Choisir une réparation limitée. Un appel, un échéancier, une excuse précise ou un rendez-vous médical peuvent constituer une action suffisante pour la journée. L’estime de soi s’appuie aussi sur la capacité à agir après une difficulté, pas uniquement sur des résultats parfaits.
- Faire relire le verdict. Montrez vos notes à un proche fiable ou à votre équipe de soins. Une personne extérieure peut repérer une généralisation que l’on ne voit plus lorsqu’on dort mal ou que l’on se sent très anxieux.
Cette méthode devient plus solide lorsque les objectifs ne portent pas tous sur la réussite visible. Apprendre, prendre soin d’un proche, respecter un rythme de sommeil, créer, coopérer ou tenir une limite peuvent avoir une valeur propre. La revue d’Ironside et Johnson distingue les objectifs intrinsèques, appréciés pour eux-mêmes, des objectifs extrinsèques, recherchés surtout pour obtenir une récompense ou l’approbation d’autrui. Une vie organisée uniquement autour du rendement laisse peu de place à l’estime de soi lorsque le rendement baisse.
Le but n’est pas de réduire les ambitions. Il est de leur donner une forme compatible avec la stabilité : un projet découpé, un calendrier vérifiable, des signes d’alerte connus et un plan de soutien. L’ambition garde alors une direction sans devenir une preuve à fournir chaque matin.
Réparer sans se réduire à ses dégâts

Après un épisode, la culpabilité peut sembler nécessaire. Elle donne l’illusion qu’une condamnation sévère empêchera de recommencer. En pratique, elle mélange souvent l’intention, les symptômes et les conséquences. Une réparation utile fait l’inverse : elle reconnaît le fait, mesure ce qui peut être corrigé, demande de l’aide et accepte que certaines relations aient besoin de temps.
Une phrase comme « j’ai parlé de manière blessante pendant cette période, je le reconnais et je souhaite comprendre ce qui peut être réparé » a une portée différente de « je détruis tout ». La première ouvre une action. La seconde ferme la porte en transformant un comportement en identité.
Le soutien des proches doit rester concret. Il peut consister à repérer une réduction du sommeil, accompagner un rendez-vous, aider à suivre un plan convenu avec les soignants ou maintenir un contact régulier. Le soutien social ne remplace ni un traitement ni une évaluation du risque. Il peut cependant limiter l’isolement et faciliter la demande d’aide.
Donner du sens au récit, sans réécrire les faits

Une estime de soi fragile ne demande pas toujours davantage de compliments. Elle demande parfois un récit moins étroit. Un cas clinique publié en 2023 dans Frontiers in Psychiatry décrit une femme atteinte de trouble bipolaire qui rapportait une faible estime de soi associée à des soins maternels insuffisants pendant l’enfance. Elle a signalé une amélioration après une approche existentielle centrée sur le sens de la vie et les valeurs personnelles.
Ce cas ne démontre pas que cette approche fonctionne pour toutes les personnes concernées. Il ne permet pas non plus d’isoler l’effet de l’approche existentielle parmi les autres éléments du suivi. Il montre une piste de réflexion : l’identité ne se résume pas à la liste des épisodes, des pertes et des performances. Elle comprend aussi les valeurs qu’une personne choisit de continuer à exercer malgré la maladie.
Un journal de gratitude peut servir à repérer ces valeurs à condition de rester concret. Au lieu d’écrire « je dois être positif », notez une action précise : avoir demandé de l’aide, avoir tenu une limite, avoir écouté quelqu’un ou avoir repris une activité après une journée difficile. Cette pratique ne transforme pas un épisode en bonne nouvelle. Elle élargit le dossier que l’esprit présente contre vous.
L’estime de soi devient plus stable quand elle repose sur plusieurs appuis : des faits, des relations, des valeurs, des soins et des actions réparatrices. Le trouble bipolaire peut modifier le parcours. Il ne possède pas le droit de rédiger toute l’identité.
Un épisode explique des faits, pas une personne.
Sources et références scientifiques
- Identity in bipolar disorder: Self-worth and achievement – PMC. Journal of personality. DOI: 10.1111/jopy.12461 · PMID: 30714166.
- Akiskal HS, & Benazzi F (2005). Optimizing the detection of bipolar II disorder in outpatient private practice: Toward a systematization of clinical diagnostic wisdom. Journal of Clinical Psychiatry, 66, 914-921. 10.4088/JCP.v66n0715 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.4088/JCP.v66n0715.
- Alatiq Y, Crane C, Williams JM, & Goodwin GM (2010). Dysfunctional beliefs in bipolar disorder: Hypomanic vs. depressive attitudes. Journal of Affective Disorders, 122, 294-300. 10.1016/j.jad.2009.08.021 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jad.2009.08.021.
- Alloy LB, Abramson LY, Walshaw PD, & Neeran AM (2006). Cognitive vulnerability to unipolar and bipolar mood disorders. Journal of Social and Clinical Psychology, 25, 726-754. 10.1521/jscp.2006.25.7.726 [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1521/jscp.2006.25.7.726.
- Alloy LB, Abramson LY, Walshaw PD, Gerstein RK, Keyser JD, Whitehouse WG, … Harmon-Jones E (2009). Behavioral approach system (BAS)-relevant cognitive styles and bipolar spectrum disorders: Concurrent and prospective associations. Journal of Abnormal Psychology, 118, 459-471. 10.1037/a0016604 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1037/a0016604.
- Alloy LB, Bender RE, Whitehouse WG, Wagner CA, Liu RT, Grant DA, … Abramson LY (2012). High Behavioral Approach System (BAS) sensitivity, reward responsiveness, and goal-striving predict first onset of bipolar spectrum disorders: A prospective behavioral high-risk design. Journal of Abnormal Psychology, 121, 339-351. 10.1037/a0025877 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1037/a0025877.
- American Psychiatric Association; (2013). The diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.) (DSM-5). Washington, DC: Author; Retrieved from [Google Scholar].
- Ames CA, & Archer J (1988). Achievement goals in the classroom: Students’ learning strategies and motivation processes. Journal of Educational Psychology, 80, 260-267. 10.1037/0022-0663.80.3.260 [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1037/0022-0663.80.3.260.
- Ashok AH, Marques TR, Jauhar S, Nour MM, Goodwin GM, Young AH, & Howes OD (2017). The dopamine hypothesis of bipolar affective disorder: The state of the art and implications for treatment. Molecular Psychiatry, 22, 666-679. 10.1038/mp.2017.16 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/mp.2017.16.
- Beaver JB, Lawrence AD, van Ditzhuijzen J, Davis MH, Woods A, & Calder AJ (2006). Individual differences in reward drive predict neural responses to images of food. Journal of Neuroscience, 26, 5160-5166. 10.1523/JNEUROSCI.0350-06.2006 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1523/JNEUROSCI.0350-06.2006.
- Bentall RP, Myin-Germeys I, Smith A, Knowles R, Jones SH, Smith T, & Tai SJ (2011). Hypomanic personality, stability of self-esteem and response styles to negative mood. Clinical Psychology & Psychotherapy, 18, 397-410. 10.1002/cpp.780 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/cpp.780.
- Berk L, Hallam KT, Colom F, Vieta E, Hasty M, Macneil C, & Berk M (2010). Enhancing medication adherence in patients with bipolar disorder. Human Psychopharmacology, 25, 1-16. 10.1002/hup.1081 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/hup.1081.
- Berridge KC, & Kringelbach ML (2008). Affective neuroscience of pleasure: Reward in humans and animals. Psychopharmacology, 199, 457-480. 10.1007/s00213-008-1099-6 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00213-008-1099-6.
- Wright L, Lari L, Iazzetta S, Saettoni M, Gragnani A.. Differential diagnosis of borderline personality disorder and bipolar disorder: Self-concept, identity and self-esteem.. Clinical psychology & psychotherapy. 2021. DOI: 10.1002/cpp.2591 · PMID: 33811707. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
- The Relationship Between Anxiety and Suicidal Ideation in Patients With Bipolar Disorder: Chain Mediation Effects of Social Support and Self-Esteem – PMC. Actas espanolas de psiquiatria. DOI: 10.62641/aep.v53i6.2035 · PMID: 41437745.
- [1].Leichsenring F, Fonagy P, Heim N, Kernberg OF, Leweke F, Luyten P, et al. Borderline personality disorder: a comprehensive review of diagnosis and clinical presentation, etiology, treatment, and current controversies. World Psychiatry: Official Journal of the World Psychiatric Association (WPA). 2024;23:4-25. doi: 10.1002/wps.21156. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/wps.21156.
- [2].Tondo L, Pompili M, Forte A, Baldessarini RJ. Suicide attempts in bipolar disorders: comprehensive review of 101 reports. Acta Psychiatrica Scandinavica. 2016;133:174-186. doi: 10.1111/acps.12517. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/acps.12517.
- [3].Klonsky ED, May AM. The three-step theory (3ST): a new theory of suicide rooted in the “ideation-to-action” framework. International Journal of Cognitive Therapy. 2015;8:114-129. doi: 10.1521/ijct.2015.8.2.114. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1521/ijct.2015.8.2.114.
- [4].Zhu X, Tian L, Huebner ES. Trajectories of Suicidal Ideation from Middle Childhood to Early Adolescence: Risk and Protective Factors. Journal of Youth and Adolescence. 2019;48:1818-1834. doi: 10.1007/s10964-019-01087-y. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s10964-019-01087-y.
- [5].Franklin JC, Ribeiro JD, Fox KR, Bentley KH, Kleiman EM, Huang X, et al. Risk factors for suicidal thoughts and behaviors: A meta-analysis of 50 years of research. Psychological Bulletin. 2017;143:187-232. doi: 10.1037/bul0000084. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1037/bul0000084.
- [6].Nabavi B, Mitchell AJ, Nutt D. A Lifetime Prevalence of Comorbidity Between Bipolar Affective Disorder and Anxiety Disorders: A Meta-analysis of 52 Interview-based Studies of Psychiatric Population. EBioMedicine. 2015;2:1405-1419. doi: 10.1016/j.ebiom.2015.09.006. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.ebiom.2015.09.006.
- [7].Wang TW, Gong J, Wang Y, Liang Z, Pang KL, Wang JS, et al. Differences in Non-suicidal Self-injury Behaviors between Unipolar Depression and Bipolar Depression in Adolescent Outpatients. Current Medical Science. 2023;43:998-1004. doi: 10.1007/s11596-023-2772-z. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s11596-023-2772-z.
- [8].Sivertsen B, Skogen JC, Petrie KJ, O’Connor RC, Knudsen AKS, Kirkøen B, et al. Mental health and suicidal ideation from 2010 to 2023 among university students: national repeated cross-sectional analysis. The British Journal of Psychiatry: the Journal of Mental Science. 2025:1-9. doi: 10.1192/bjp.2025.10435. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1192/bjp.2025.10435.
- [9].Pedrelli P, Nyer M, Yeung A, Zulauf C, Wilens T. College Students: Mental Health Problems and Treatment Considerations. Academic Psychiatry: the Journal of the American Association of Directors of Psychiatric Residency Training and the Association for Academic Psychiatry. 2015;39:503-511. doi: 10.1007/s40596-014-0205-9. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s40596-014-0205-9.
- [10].Chen XC, Xu JJ, Yin XT, Qiu YF, Yang R, Wang ZY, et al. Mediating role of anxiety and impulsivity in the association between child maltreatment and lifetime non-suicidal self-injury with and without suicidal self-injury. Journal of Affective Disorders. 2024;347:57-65. doi: 10.1016/j.jad.2023.11.080. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jad.2023.11.080.
- [11].Holt-Lunstad J, Smith TB, Layton JB. Social relationships and mortality risk: a meta-analytic review. PLoS Medicine. 2010;7:e1000316. doi: 10.1371/journal.pmed.1000316. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pmed.1000316.
- [12].Manning KJ, Chan G, Steffens DC, Pierce CW, Potter GG. The Interaction of Personality and Social Support on Prospective Suicidal Ideation in Men and Women With Late-Life Depression. The American Journal of Geriatric Psychiatry: Official Journal of the American Association for Geriatric Psychiatry. 2021;29:66-77. doi: 10.1016/j.jagp.2020.03.018. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jagp.2020.03.018.
- Self-reported low self-esteem due to poor maternal care improves with the existential approach in bipolar disorder: a case report – PMC. Frontiers in psychiatry. DOI: 10.3389/fpsyt.2023.1243188 · PMID: 37706036.
- 1.Grande I, Berk M, Birmaher B, Vieta E. Bipolar disorder. Lancet. (2016) 387:1561-72. doi: 10.1016/S0140-6736(15)00241-X [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S0140-6736(15)00241-X.
- 2.Miller S, Dell’Osso B, Ketter TA. The prevalence and burden of bipolar depression. J Affect Disord. (2014) 169:S3-11. doi: 10.1016/S0165-0327(14)70003-5 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S0165-0327(14)70003-5.
- 3.Watanabe K, Harada E, Inoue T, Tanji Y, Kikuchi T. Perceptions and impact of bipolar disorder in Japan: results of an internet survey. Neuropsychiatr Dis Treat. (2016) 12:2981-7. doi: 10.2147/NDT.S113602, PMID: [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2147/NDT.S113602.
- 4.Bo Q, Tian L, Li F, Mao Z, Wang Z, Ma X, et al. Quality of life in euthymic patients with unipolar major depressive disorder and bipolar disorder. Neuropsychiatr Dis Treat. (2019) 15:1649-57. doi: 10.2147/NDT.S201567, PMID: [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2147/NDT.S201567.
- 5.Michalak EE, Murray G, Young AH, Lam RW. Burden of bipolar depression: impact of disorder and medications on quality of life. CNS Drugs. (2008) 22:389-406. doi: 10.2165/00023210-200822050-00003 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2165/00023210-200822050-00003.
- 6.Bastiaansen D, Ferdinand RF, Koot HM. Predictors of quality of life in children and adolescents with psychiatric disorders. Child Psychiatry Hum Dev. (2020) 51:104-13. doi: 10.1007/s10578-019-00914-4, PMID: [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s10578-019-00914-4.
- 7.Ingham JG, Kreitman NB, Miller PM, Sashidharan SP, Surtees PG. Self-esteem, vulnerability and psychiatric disorder in the community. Br J Psychiatry. (1986) 148:375-85. doi: 10.1192/bjp.148.4.375 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1192/bjp.148.4.375.
- 8.Oakley-Browne MA, Joyce PR, Wells JE, Bushnell JA, Hornblow AR. Adverse parenting and other childhood experience as risk factors for depression in women aged 18-44 years. J Affect Disord. (1995) 34:13-23. doi: 10.1016/0165-0327(94)00099-U, PMID: [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/0165-0327(94)00099-U.
- 9.Agnew-Blais J, Danese A. Childhood maltreatment and unfavourable clinical outcomes in bipolar disorder: a systematic review and meta-analysis. Lancet Psychiatry. (2016) 3:342-9. doi: 10.1016/S2215-0366(15)00544-1 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S2215-0366(15)00544-1.
- 10.Yatham LN, Kennedy SH, Parikh SV, Schaffer A, Bond DJ, Frey BN, et al. Canadian network for mood and anxiety treatments (CANMAT) and International Society for Bipolar Disorders (ISBD) 2018 guidelines for the management of patients with bipolar disorder. Bipolar Disord. (2018) 20:97-170. doi: 10.1111/bdi.12609, PMID: [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/bdi.12609.
- 11.Sakai A, Terao T, Kawano N, Akase M, Hatano K, Shirahama M, et al. Existential and mindfulness-based intervention to increase self-compassion in apparently healthy subjects (the EXMIND study): a randomized controlled trial. Front Psychiatry. (2019) 10:538. doi: 10.3389/fpsyt.2019.00538, PMID: [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fpsyt.2019.00538.
- 12.Parker G. Parental ‘affectionless control’ as an antecedent to adult depression. A risk factor delineated. Arch Gen Psychiatry. (1983) 40:956-60. doi: 10.1001/archpsyc.1983.01790080038005, PMID: [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1001/archpsyc.1983.01790080038005.
- Podcast: Self-Esteem in Bipolar: The Hidden Issue No One Talks About.
- Self-Esteem in Bipolar: The Hidden Issue No One Talks About – Inside Bipolar | iHeart.
- Inside Bipolar – Podcast – Apple Podcasts.
- Self-Esteem in Bipolar: The Hidden Issue No One Talks About – Inside Bipolar | Podcast on Spotify.
