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    Accueil » Hypnose et boulimie : comment l’auto-hypnose peut (vraiment) changer votre relation à la nourriture
    découvrez le pouvoir de l'hypnose pour améliorer votre bien-être mental et physique. apprenez comment cette pratique peut vous aider à surmonter le stress, l'anxiété et d'autres défis quotidiens, tout en favorisant la relaxation et la concentration.
    Santé

    Hypnose et boulimie : comment l’auto-hypnose peut (vraiment) changer votre relation à la nourriture

    MarinePar Marine19 mai 2025Mise à jour:23 février 2026Aucun commentaire10 Minutes de Lecture

    Il y a ces soirs où vous vous jurez que c’était la dernière crise. Vous vous sentez vidé·e, honteux·se, avec cette impression de n’avoir plus aucun contrôle sur votre propre corps. La journée, vous fonctionnez, parfois même à haute performance. La nuit venue, la boulimie prend le relais, comme une double vie que personne ne voit vraiment. Et au milieu de tout ça, une question silencieuse : « Est-ce que quelque chose pourra un jour m’aider différemment des régimes, des thérapies déjà tentées, des promesses non tenues ? »

    L’hypnose, et en particulier l’auto-hypnose, n’est pas une baguette magique. Mais elle n’est pas non plus ce gadget ésotérique qu’on caricature parfois. C’est un outil psychologique sérieux, étudié, qui peut transformer la façon dont votre cerveau gère les impulsions, la honte, la compulsion, et votre rapport au corps.

    En bref : hypnose, boulimie, auto-hypnose

    • La boulimie touche environ 1,5% des 11-20 ans, surtout des femmes, et jusqu’à 7% des Français déclarent se reconnaître dans un trouble alimentaire de type anorexie/boulimie/hyperphagie.
    • L’hypnose n’est pas un traitement « miracle », mais un levier complémentaire des psychothérapies classiques, particulièrement utile sur l’anxiété, la honte et les automatismes de crise.
    • Les personnes souffrant de boulimie sont souvent hautement hypnotisables, ce qui rend ce type d’approche particulièrement pertinent.
    • Des études montrent que des approches de self-help structurées (dont l’auto-hypnose peut faire partie) peuvent aider une partie des patient·es en première intention.
    • L’auto-hypnose peut vous aider à : apaiser les envies irrépressibles, travailler les déclencheurs émotionnels, reconstruire une image corporelle plus douce, soutenir un suivi médical ou psychothérapeutique.
    • Elle a des limites très claires : jamais en remplacement d’un suivi spécialisé dans les formes sévères (vomissements, complications médicales, idées suicidaires).

    Boulimie : ce qui se joue en coulisses

    Un trouble bien plus fréquent qu’on ne le croit

    On imagine souvent la boulimie comme un « problème de nourriture ». En réalité, c’est un trouble complexe de la régulation émotionnelle, où la nourriture devient un langage, un anesthésiant, parfois un cri silencieux. En France, la boulimie concerne environ 1,5% des 11-20 ans, avec un pic autour de 19-20 ans, et elle touche majoritairement les femmes.
    Des enquêtes récentes montrent que près de 7% des Français adultes disent se sentir dépendants à des comportements d’anorexie, boulimie ou hyperphagie.

    Ce qui se voit : des crises, des quantités parfois impressionnantes de nourriture, des comportements compensatoires (vomissements provoqués, laxatifs, sport excessif), une honte tenace. Ce qui ne se voit pas : une souffrance psychique intense, une estime de soi souvent effondrée, une peur panique de prendre du poids, des pensées obsédantes liées au corps et à la nourriture.

    Pourquoi le « simple contrôle » ne suffit pas

    Si la volonté suffisait, la boulimie n’existerait pas. Les crises sont souvent déclenchées par des émotions mal tolérées (stress, solitude, colère, ennui), par des régimes trop restrictifs, ou par des croyances du type « j’ai déjà raté ma journée alimentaire, alors autant aller au bout ».

    La crise, paradoxalement, apporte un pseudo-soulagement à court terme : dissociation, anesthésie émotionnelle, impression de se remplir là où l’on se sent vide. Puis la culpabilité, la peur, parfois les vomissements, et la promesse que « demain, tout sera différent ». Ce cycle a une dimension quasi hypnotique en soi : répétitif, automatique, comme si quelque chose d’inconscient prenait le volant.

    HYPNOSE ET BOULIMIE : CE QUE DIT LA SCIENCE

    L’hypnose, ce n’est pas « dormir »

    L’hypnose thérapeutique est un état modifié de conscience dans lequel l’attention est focalisée, l’esprit plus réceptif aux suggestions, tout en restant conscient de ce qui se passe. Les études montrent que les personnes souffrant de troubles alimentaires, dont la boulimie, présentent souvent une hypnotisabilité élevée : elles répondent bien aux images mentales, aux métaphores, aux suggestions.

    Cette capacité, qui peut nourrir la dissociation pendant les crises, peut aussi devenir une ressource lorsqu’elle est orientée : au lieu de « partir » dans la compulsion, il devient possible d’apprendre à partir ailleurs, dans un scénario interne apaisant, structuré, protecteur.

    Ce que montrent les études cliniques

    Des travaux publiés dans des revues spécialisées décrivent comment l’hypnose intégrée à des prises en charge pluridimensionnelles (souvent cognitivo-comportementales) peut renforcer l’efficacité du traitement. L’hypnose intervient pour faire émerger d’autres chemins thérapeutiques, faciliter l’accès aux émotions, travailler sur les mécanismes dissociatifs qui entretiennent les crises.

    Des cabinets et centres spécialisés rapportent, dans leur pratique clinique, des diminutions significatives de la fréquence et de l’intensité des crises en quelques séances, bien que l’évolution reste souvent non linéaire. Certaines patientes décrivent l’arrêt des crises dès la première séance d’hypnose, d’autres avancent par paliers, avec des rechutes transitoires.

    COMMENT L’HYPNOSE AGIT SUR LA BOULIMIE

    Sur les émotions qui déclenchent les crises

    L’hypnose cible d’abord le terrain émotionnel : réduction du stress, apaisement des ruminations, travail sur la culpabilité et la honte qui alimentent les cycles de restriction/crise/compensation. Des séances bien construites aident à transformer la manière dont le cerveau « code » certains contextes (soirée seule, conflit, journée ratée) et à installer de nouvelles réponses automatiques à la place de la compulsion.

    Le cerveau, en état hypnotique, devient plus malléable pour l’apprentissage de nouvelles associations : tension → respiration + auto-parole apaisante, plutôt que tension → frigo + compulsion. L’objectif n’est pas d’interdire la nourriture, mais d’les options disponibles dans ces moments-là.

    Sur la perception du corps et de soi

    La boulimie s’accompagne souvent d’une image corporelle déformée, d’un regard extrêmement dur sur soi, d’un discours interne violent. L’hypnose permet d’explorer ces représentations en douceur, à travers des visualisations, des métaphores, des dialogues intérieurs guidés.

    Peu à peu, une autre façon de se percevoir peut s’installer : moins centrée sur le poids, plus sensible aux sensations internes, à la fatigue, à la faim réelle, à la satiété. Ce n’est pas un simple « aimer son corps » théorique, mais une rééducation fine des signaux internes, une réconciliation progressive avec ce corps souvent traité comme un ennemi.

    Sur l’automatisme des crises

    Beaucoup de patient·es décrivent leurs crises comme un état où « tout se déroule tout seul », comme si quelqu’un d’autre agissait à leur place. Ce vécu évoque une forme de dissociation, une coupure entre intention consciente et action réelle, qui résonne avec les mécanismes hypnotiques.

    L’hypnose thérapeutique va précisément travailler sur ces moments charnières où l’on bascule dans la crise : ralentir le film, réintroduire des micro-choix, créer des ancrages (gestes, respirations, phrases internes) qui réapparaissent spontanément juste avant l’élan boulimique. L’objectif est de redonner un sentiment de contrôle interne là où tout semblait automatique.

    AUTO-HYPNOSE : UN LEVIER POUR REPRENDRE LA MAIN

    Pourquoi l’auto-hypnose intéresse tant les thérapeutes

    Les approches de self-help structurées ont montré qu’une partie des personnes souffrant de boulimie peut bénéficier de démarches autonomes, notamment en première intention, surtout lorsque l’accès aux soins est limité ou différé. Dans certains essais, des programmes d’auto-aide cognitivo-comportementale font mieux qu’une simple attente sur liste, pour une partie des patientes.

    L’auto-hypnose s’inscrit dans cette lignée : donner des outils utilisables au quotidien, entre les séances, ou en amont d’un suivi. L’idée n’est pas de « se soigner tout·e seul·e », mais de devenir acteur·rice de sa régulation émotionnelle, au lieu d’attendre que la crise décide pour vous.

    Les objectifs réalistes de l’auto-hypnose en cas de boulimie

    Sur le plan psychologique, l’auto-hypnose peut aider à :

    • réduire la fréquence ou l’intensité de certaines crises boulimiques ;
    • augmenter le délai entre l’envie et le passage à l’acte, laissant plus d’espace pour choisir ;
    • apaiser la honte et la culpabilité après les épisodes, pour limiter les spirales d’autosabotage ;
    • reconstruire un lien plus doux avec le corps et la nourriture, au fil de répétitions mentales apaisantes.

    Sur le plan pratique, l’auto-hypnose peut devenir un rituel : quelques minutes le matin pour « installer » un climat interne, quelques minutes le soir pour décharger la pression accumulée. Ces micro-pratiques ne remplacent pas un travail de fond, mais elles changent souvent la manière dont se déroule une journée, puis une semaine, puis un mois.

    TABLEAU : HYPNOSE, AUTO-HYPNOSE ET BOULIMIE – QUI FAIT QUOI ?

    Aspect Hypnose avec thérapeute Auto-hypnose
    Cadre Accompagnement par psychologue, psychiatre ou hypnothérapeute formé aux TCA, intégrée à un suivi global. Pratique personnelle, guidée par enregistrements, scripts, apprentissage progressif.
    Objectifs principaux Travailler l’histoire personnelle, les traumatismes éventuels, la structure profonde du trouble. Apaiser les émotions au quotidien, installer des réflexes protecteurs, soutenir le travail de fond.
    Indications Boulimie modérée à sévère, complications médicales, souffrance psychique importante. Boulimie légère à modérée, complément à un suivi, attente d’une prise en charge, prévention des rechutes.
    Forces Regard extérieur, alliance thérapeutique, adaptation fine des séances à la personne. Autonomie, répétition fréquente, intégration dans la vie quotidienne, faible coût.
    Limites Accès parfois difficile, coût, nécessité de trouver un professionnel compétent. Ne convient pas aux formes sévères isolées, risque de minimiser le besoin de soins médicaux.

    AUTO-HYPNOSE ET BOULIMIE : QUELLES LIMITES, QUELLES PRÉCAUTIONS ?

    Quand l’auto-hypnose ne suffit pas

    Dans les formes sévères de boulimie – crises quotidiennes, vomissements fréquents, troubles électrolytiques, perte ou prise de poids importante, dépression marquée, idées suicidaires – l’hypnose ou l’auto-hypnose ne peuvent pas être utilisées comme unique approche. Les recommandations insistent sur la nécessité d’un suivi spécialisé, parfois en milieu hospitalier, avec évaluation médicale régulière.

    L’auto-hypnose, dans ces contextes, peut éventuellement servir d’appoint pour gérer l’anxiété ou la douleur psychique, mais elle doit rester encadrée, expliquée, intégrée à un plan de soins plus large. Le risque, sinon, est de culpabiliser encore davantage (« je n’y arrive même pas avec ça ») ou de masquer des signaux d’alerte médicaux.

    Signaux d’alarme à ne jamais ignorer

    Certaines situations nécessitent de chercher rapidement de l’aide professionnelle :

    • perte de connaissance, malaise, palpitations, douleurs thoraciques ;
    • vomissements très fréquents, sang dans les vomissements, douleurs abdominales importantes ;
    • idées suicidaires, impression de ne plus pouvoir tenir, isolement massif ;
    • perte ou prise de poids rapide, aménorrhée, épuisement extrême.

    Dans ces cas-là, l’auto-hypnose n’est pas l’outil prioritaire. Elle peut revenir plus tard, quand le corps sera stabilisé, comme un soutien à la reconstruction, pas comme une réponse d’urgence.

    ET APRÈS ? REPRENDRE LE POUVOIR SUR L’HISTOIRE

    La boulimie donne souvent l’impression de vivre une vie à deux niveaux : celle que les autres voient, fonctionnelle, parfois brillante, et celle que vous menez en coulisses, entre restrictions, compulsions et dialogues internes d’une dureté implacable. L’hypnose et l’auto-hypnose n’effacent pas votre histoire, elles ne réécrivent pas votre passé. Elles peuvent en revanche vous aider à reprendre la main sur la suite du scénario.

    Ce travail n’a rien d’un spectacle de scène : c’est un chemin subtil où l’on apprend à parler à son propre cerveau autrement, à négocier avec ses peurs, à apprivoiser ses sensations plutôt qu’à les faire taire à coups de crises. Derrière le mot « hypnose », il y a parfois ce moment très simple où, pour la première fois depuis longtemps, vous vous surprenez à penser : « Je ne suis peut-être pas uniquement mon trouble. Quelque chose en moi sait encore choisir. »

    Sources
    • Fondation pour la Recherche Médicale – Troubles des conduites alimentaires (données sur la boulimie et l’hyperphagie)
    • Statista – Français se déclarant dépendants à des pratiques alimentaires de type anorexie, boulimie et/ou hyperphagie
    • Association Anorexie Boulimie Ouest – Les troubles des conduites alimentaires en chiffres
    • Haute Autorité de Santé via FRM – Prévalence de la boulimie chez les 11–20 ans
    • Article « Troubles alimentaires et bénéfices de l’hypnose » – VMA Hypnose
    • The use of hypnosis in the treatment of bulimia nervosa – PubMed
    • L’hypnose dans le traitement des troubles du comportement alimentaire – ScienceDirect
    • « Peut-on vraiment apaiser la boulimie par l’hypnose ? » – Santé Magazine
    • Témoignage hypnose et boulimie – OrGadia Hypnothérapie
    • Self-help for bulimia nervosa: a randomized controlled trial – PubMed
    • Web-based self-help intervention for bulimia nervosa – Clinical trial protocol
    Table des matières afficher
    1 En bref : hypnose, boulimie, auto-hypnose
    2 Boulimie : ce qui se joue en coulisses
    3 HYPNOSE ET BOULIMIE : CE QUE DIT LA SCIENCE
    4 COMMENT L’HYPNOSE AGIT SUR LA BOULIMIE
    5 AUTO-HYPNOSE : UN LEVIER POUR REPRENDRE LA MAIN
    6 TABLEAU : HYPNOSE, AUTO-HYPNOSE ET BOULIMIE – QUI FAIT QUOI ?
    7 AUTO-HYPNOSE ET BOULIMIE : QUELLES LIMITES, QUELLES PRÉCAUTIONS ?
    8 ET APRÈS ? REPRENDRE LE POUVOIR SUR L’HISTOIRE

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