Un message reste sans réponse. Un rendez-vous est annulé au dernier moment. Au quotidien, une personne dépressive peut manquer d’énergie pour sortir, répondre, décider ou montrer son affection. Son partenaire peut alors entendre ce retrait comme du désintérêt, voire comme un rejet.
La dépression ne supprime pourtant ni le besoin de lien ni la capacité d’aimer. Elle peut modifier la disponibilité, l’attention, le désir et la façon d’interpréter les échanges. Le couple doit composer avec une maladie qui demande des soinspas avec un défaut de caractère.
Une relation peut apporter du soutien, de la stabilité et un espace de parole. Elle peut aussi accentuer la culpabilité, la dépendance et les malentendus lorsque toute l’aide repose sur une seule personne.
Les études établissent des associations entre dépression et situation relationnelle. Elles ne prouvent pas qu’un couple protège automatiquement de la maladie.
L’amour ne soigne pas tout.
La dépression ne dit pas toute la vérité sur le lien

En apparence, le silence semble répondre à une question simple : « Est-ce qu’il ou elle m’aime encore? » En réalité, une baisse de l’humeur peut réduire l’initiative, la concentration et le plaisir. Répondre à un message devient une tâche. Préparer une sortie demande un effort disproportionné. Les rapports sexuels peuvent aussi être moins désirés, notamment lorsque la fatigue, la culpabilité ou certains traitements modifient la disponibilité.
Un comportement isolé ne permet pas d’identifier une dépression, pas plus qu’il ne permet de mesurer l’amour porté à l’autre. La durée, l’intensité et le retentissement sur le sommeil, le travail, les soins personnels et les relations comptent davantage qu’un signe unique. Une personne qui se replie peut souffrir sans vouloir punir son partenaire.
Sauf que l’intention ne suffit pas à réparer les effets. Le partenaire peut se sentir seul, mis à distance ou chargé de deviner ce qui se passe. Dire clairement « je suis moins disponible, mais ce silence ne signifie pas que je veux rompre » évite parfois qu’une interprétation douloureuse s’installe.
Avant de dater, regarder la capacité du quotidien
Vouloir une relation reste légitime pendant une dépression. La question n’est pas de mériter l’amour ou d’attendre une guérison parfaite. Elle consiste à vérifier si l’on dispose d’un minimum de disponibilité pour rencontrer quelqu’un, tenir un engagement et communiquer lorsque l’énergie baisse.
Un rendez-vous ne demande pas d’être en pleine forme. Il demande toutefois de pouvoir sortir, arriver à l’heure avec une marge raisonnable, reporter sans disparaître et entendre un refus sans que toute l’estime de soi s’effondre. Ces capacités fluctuent. Elles ne constituent ni un diagnostic ni un examen d’entrée dans la vie amoureuse.
Un repère pratique consiste à se poser quatre questions :
- Puis-je consacrer une heure à une rencontre sans mettre en péril mes soins, mon sommeil ou mes obligations de base?
- Est-ce que je peux prévenir l’autre si mon état change, au lieu de couper tout contact sans explication?
- Ai-je au moins un autre appui, comme un proche, un médecin ou un thérapeute, pour ne pas demander à cette relation de me maintenir à flot?
- Puis-je accepter que cette personne ne devienne pas immédiatement mon partenaire, mon confident et mon soutien principal?
Ralentir les rencontres peut être une décision de santé, pas un échec sentimental. Une relation commencée dans un moment de grande fragilité peut exister, mais elle ne devrait pas être chargée de réparer seule la solitude, le manque d’énergie ou la perte de sens.
Une étude publiée en 2012 dans le Journal of Affective Disorders a utilisé les données de la National Survey of American Life pour examiner les liens entre trouble dépressif majeur et relations amoureuses chez des adultes afro-américains. L’analyse observait davantage de dépression majeure sur douze mois dans certains groupes sans relation amoureuse que chez les personnes mariées ou vivant en couple.
Ce résultat décrit une association dans une population précise. Il ne dit pas si l’absence de relation augmente le risque de dépression, si la dépression rend une relation plus difficile, ou si d’autres facteurs expliquent les deux phénomènes. Il ne permet pas de conclure qu’une relation amoureuse constitue un traitement.
Dire la dépression sans se livrer tout entier

La franchise peut entrer dans la relation sans supprimer l’intimité. Une personne n’a pas à raconter toute son histoire médicale au premier rendez-vous pour être honnête. En revanche, si les symptômes influencent les disponibilités, les sorties, la sexualité ou la communication, l’autre a besoin d’informations compréhensibles.
Une formulation simple peut suffire : « Je traverse un épisode dépressif. Certains jours, j’ai peu d’énergie et je peux répondre plus lentement. Ce qui m’aide, c’est que tu me demandes directement ce dont j’ai besoin, sans prendre chaque silence pour un rejet. » Cette phrase ne promet pas une stabilité permanente. Elle donne un mode d’emploi provisoire et laisse à l’autre la possibilité de dire ce qu’il peut, ou ne peut pas, offrir.
Le bon moment dépend du niveau de confiance, de la gravité des symptômes et de leur effet concret sur la relation. Il vaut mieux parler avant qu’une absence répétée, une annulation ou une difficulté sexuelle ne soit interprétée comme une manipulation. La confidentialité demeure un droit. Elle ne doit toutefois pas servir à empêcher toute discussion sur les conséquences de la maladie.
Soutenir sans devenir thérapeute

Le partenaire ne peut pas surveiller l’humeur à chaque heure ni garantir qu’une crise n’arrivera pas. Il peut demander : « Veux-tu que je t’écoute, que je t’aide à organiser la journée ou que je te laisse un peu d’espace? » Cette question remplace les conseils automatiques par une aide ajustée.
Les gestes utiles sont précis : envoyer un message court plutôt qu’exiger une longue conversation, proposer une promenade sans en faire une obligation, rappeler un rendez-vous si la personne le souhaite ou accepter une sortie plus courte. À l’inverse, répéter « fais un effort », comparer la dépression à une mauvaise journée ou réclamer une preuve d’amour immédiate ajoute de la honte à la fatigue.
La relation ne doit pas absorber toute la vie sociale. Les amitiés, la famille, les soins et les activités personnelles offrent d’autres appuis. Ils évitent de demander à une seule personne de fournir l’écoute, l’affection, la motivation, la sécurité et l’accompagnement thérapeutique.
La personne qui souffre garde aussi une part de responsabilité dans la relation : prévenir lorsqu’elle n’a plus d’énergie, respecter les limites exprimées, chercher de l’aide et ne pas utiliser le diagnostic pour excuser une insulte ou une menace. La dépression peut expliquer un comportement. Elle ne l’absout pas automatiquement.
La thérapie de couple aide-t-elle contre la dépression?

Une méta-analyse publiée dans la Cochrane Database of Systematic Reviews en 2018 a regroupé quatorze études randomisées ou quasi randomisées, soit 651 participants. Les travaux venaient d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Israël. Environ 80 % des participants étaient caucasiens, et la plupart présentaient une dépression modérée.
Comparée à une psychothérapie individuelle, la thérapie de couple n’a pas montré de différence nette sur les symptômes dépressifs à la fin du traitement. Les résultats disponibles ne permettent donc pas d’affirmer qu’elle traite mieux la dépression.
La différence semblait plus favorable à la thérapie de couple pour la détresse relationnelle, en particulier chez les couples déjà en grande difficulté. Les données restent toutefois limitées par la taille des échantillons, la qualité variable des études et leur hétérogénéité.
Le résultat est nuancé : travailler les interactions peut améliorer le fonctionnement du couple, sans remplacer une prise en charge individuelle lorsque celle-ci est nécessaire. Les résultats ne s’étendent pas automatiquement aux dépressions sévères, aux autres groupes culturels ou aux couples qui ne vivent pas de détresse relationnelle.
Quand la souffrance cache une violence
La dépression et la violence conjugale peuvent se rencontrer, mais il ne faut pas les confondre. Une revue narrative publiée en 2021 dans le World Journal of Psychiatry décrit une association réciproque : l’exposition aux violences peut contribuer à l’apparition ou à l’aggravation de troubles psychiques, tandis qu’une fragilité psychique peut accroître la vulnérabilité à la victimisation. Cette formulation ne rend jamais la victime responsable des violences subies.
La violence d’un partenaire peut être physique, sexuelle, psychologique ou prendre la forme de menaces et de harcèlement. Dans ce contexte, demander à la victime de mieux communiquer, de soutenir davantage l’autre ou de participer à une thérapie de couple peut déplacer le problème. La sécurité passe avant la réparation du lien.
Des accords simples quand l’humeur baisse

Une relation supporte mieux la dépression quand les règles sont décidées avant la prochaine période difficile. Le couple peut convenir d’un message minimal pour signaler une journée sans énergie, d’un délai de réponse réaliste, d’une manière de reporter un rendez-vous et d’un moment hebdomadaire pour parler de la relation hors crise.
Il peut aussi distinguer deux conversations. La première concerne les symptômes : fatigue, retrait, sommeil et rendez-vous de soins. La seconde concerne le lien : ressentiment, désir, argent, confiance ou projet commun. Tout mélanger pendant une soirée où l’un des deux ne tient plus debout transforme vite un problème précis en procès général.
Quand les pensées répètent « je suis un poids » ou « personne ne restera », prendre une certaine distance avec ces phrases peut éviter de les traiter comme des verdicts. Cette prise de distance ne remplace pas une prise en charge, mais elle peut laisser quelques secondes avant un message impulsif, une rupture annoncée sous le coup du désespoir ou une demande de réassurance impossible à satisfaire.
La relation amoureuse peut accompagner le rétablissement. Elle ne doit ni le piloter seule ni devenir le prix à payer pour obtenir des soins.
Aimer demande aussi des limites.
Sources et références scientifiques
- DSM-IV Twelve Month and Lifetime Major Depressive Disorder and Romantic Relationships among African Americans – PMC. Journal of affective disorders. DOI: 10.1016/j.jad.2012.04.017 · PMID: 22840463.
- Amato PR. Research on divorce: Continuing trends and new developments. J Marriage Fam. 2010;72:650-666. [Google Scholar].
- American Association for Public Opinion Research. Standard Definitions: Final Dispositions of Case Codes and Outcome Rates for Surveys. 4. Lenexa, Kansas: AAPOR; 2006. [Google Scholar].
- Burton LM, Tucker MB. Romantic unions in an era of uncertainty: A post-Moynihan perspective on African American women and marriage. Ann Am Acad Polit SS. 2009;621:132-49. [Google Scholar].
- Chatters LM, Taylor RJ, Lincoln KD. African American religious participation: A multi-sample comparison. J Sci Stud Relig. 1999;38(1):132-145. [Google Scholar].
- Cherlin AJ. Demographic trends in the United States: A review of research in the 2000s. J Marriage Fam. 2010;72:403-419. doi: 10.1111/j.1741-3737.2010.00710.x. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1741-3737.2010.00710.x.
- Forthofer MS, Kessler RC, Story AL, Gotlib IH. The effects of psychiatric disorders on the probability and timing of first marriage. J Health Soc Behav. 1996;37:121-132. [PubMed] [Google Scholar].
- Harknett K, McLanahan SS. Racial and ethnic differences in marriage after the birth of a child. Am Soc Rev. 2004;69:790-811. [Google Scholar].
- Jackson JS, Torres M, Caldwell CH, Neighbors HW, Nesse RN, Taylor RJ, Trierweiler SJ, Williams DR. The National Survey of American Life: A study of racial, ethnic and cultural influences on mental disorders and mental health. Int J Meth Psych Res. 2004;13:196-207. doi: 10.1002/mpr.177. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/mpr.177.
- Kessler RC, Walters EE, Forthofer MS. The social consequences of psychiatric disorders, III: Probability of marital stability. Am J Psychiatry. 1998;155:1092-1096. doi: 10.1176/ajp.155.8.1092. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1176/ajp.155.8.1092.
- Kessler RC, Ustun TB. The World Mental Health (WMH) survey initiative version of the World Health Organization (WHO) Composite International Diagnostic Interview (CIDI) Int J Meth Psych Res. 2004;13:93-121. doi: 10.1002/mpr.168. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/mpr.168.
- Kessler RC, Berglund P, Demler O, Jin R, Merikangas KR, Walters EE. Lifetime prevalence and age-of-onset distributions of DSM-IV disorders in the National Comorbidity Survey Replication. Arch Gen Psychiat. 2005;62:593-602. doi: 10.1001/archpsyc.62.6.593. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1001/archpsyc.62.6.593.
- Lincoln KD, Taylor RJ, Jackson JS. Romantic relationships among unmarried African Americans and Caribbean Blacks. Fam Relat. 2008;57:253-265. doi: 10.1111/j.1741-3729.2008.00498.x. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1741-3729.2008.00498.x.
- Couple therapy for depression – PMC. The Cochrane database of systematic reviews. DOI: 10.1002/14651858.cd004188.pub3 · PMID: 29882960.
- Beach SR. Information on our trial [personal communication]. E‐mail to: A Barbato 6 December 2005..
- Beach SR, O'Leary K. Treating depression in the context of marital discord: outcome and predictors of response of marital therapy versus cognitive therapy. Behavior Therapy 1992;23(4):507‐28. [Google Scholar].
- Bodenmann G. Re: Cochrane review of couple therapy [personal communication]. E‐mail to: A Barbato 10 February 2011..
- Bodenmann G, Plancherel B, Beach SRH, Widmer K, Gabriel B, Meuwly N, et al. Effects of coping‐oriented couples therapy on depression: a randomized clinical trial. Journal of Consulting and Clinical Psychology 2008;76(6):944‐54. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- Gabriel B, Bodenmann G, Widmer K, Charvoz L, Schramm E, Hautzinger M. Effects of cognitive behavior therapy, interpersonal psychotherapy, and coping‐oriented couple therapy for the treatment of depression on the observed dyadic coping behavior [Auswirkungen der kognitiven verhaltenstherapie, der interpersonellen psychotherapie sowie der bewältigungsorientierten paartherapie zur behandlung von depressionen auf das beobachtete dyadische copingverhalten]. Zeitschrift für Klinische Psychologie und P.
- Gabriel B, Bodenmann G, Widmer K, Charvoz L, Schramm E, Hautzinger M. Effects of different therapeutical approaches for the treatment of depression on the observed dyadic conflict behavior [Auswirkungen verschiedener therapeutischer Ansätze zur behandlung von depressionen auf das beobachtete partnerschaftliche konfliktverhalten]. Zeitschrift für Psychiatrie, Psychologie und Psychotherapie 2009;57(1):43‐54. [Google Scholar].
- Cohen S. Development of a brief couples therapy for depression: targeting illness‐related attitudes and behaviors, empathy, and support [PhD thesis]. New York: University of Stony Brook, 2007. [Google Scholar].
- Cohen S, O'Leary KD, Foran H. A randomized clinical trial of a brief, problem‐focused couple therapy for depression. Behavior Therapy 2010;41(4):433‐46. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Cohen S, O'Leary KD, Foran HM, Kliem S. Mechanisms of change in brief couple therapy for depression. Behavior Therapy 2014;45(3):402‐17. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- Compton J. Adapting marital therapy in older adults with depression. clinicaltrialsgov/ct2/show/NCT00612807 (first received 12 February 2008)..
- Denton WH, Wittenborn AK, Golden RM. Augmenting antidepressant medication treatment of depressed women with emotionally focused therapy for couples: a randomized pilot study. Journal of Marital and Family Therapy 2012;38(1):23‐38. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- Dessaulles A. The Treatment of Clinical Depression in the Context of Marital Distress [Thesis]. Ottawa: Canadian Theses Service, National Library of Canada, 1991. [Google Scholar].
- Intimate partner violence: A loop of abuse, depression and victimization – PMC. World journal of psychiatry. DOI: 10.5498/wjp.v11.i6.215 · PMID: 34168968.
- 1.Miller E, McCaw B. Intimate Partner Violence. N Engl J Med. 2019;380:850-857. doi: 10.1056/NEJMra1807166. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1056/NEJMra1807166.
- 2.Dokkedahl S, Kok RN, Murphy S, Kristensen TR, Bech-Hansen D, Elklit A. The psychological subtype of intimate partner violence and its effect on mental health: protocol for a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2019;8:198. doi: 10.1186/s13643-019-1118-1. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s13643-019-1118-1.
- 3.Trevillion K, Oram S, Feder G, Howard LM. Experiences of domestic violence and mental disorders: a systematic review and meta-analysis. PLoS One. 2012;7:e51740. doi: 10.1371/journal.pone.0051740. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pone.0051740.
- 4.Kadir Shahar H, Jafri F, Mohd Zulkefli NA, Ahmad N. Prevalence of intimate partner violence in Malaysia and its associated factors: a systematic review. BMC Public Health. 2020;20:1550. doi: 10.1186/s12889-020-09587-4. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s12889-020-09587-4.
- 5.Tripathi S, Azhar S. A Systematic Review of Intimate Partner Violence Interventions Impacting South Asian Women in the United States. Trauma Violence Abuse. 2020:1524838020957987. doi: 10.1177/1524838020957987. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1177/1524838020957987.
- 6.Gulati G, Kelly BD. Domestic violence against women and the COVID-19 pandemic: What is the role of psychiatry? Int J Law Psychiatry. 2020;71:101594. doi: 10.1016/j.ijlp.2020.101594. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.ijlp.2020.101594.
- 7.Noonan CB, Pilkington PD. Intimate partner violence and child attachment: A systematic review and meta-analysis. Child Abuse Negl. 2020;109:104765. doi: 10.1016/iabu.2020.104765. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.chiabu.2020.104765.
- 8.Dahal M, Khanal P, Maharjan S, Panthi B, Nepal S. Mitigating violence against women and young girls during COVID-19 induced lockdown in Nepal: a wake-up call. Global Health. 2020;16:84. doi: 10.1186/s12992-020-00616-w. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s12992-020-00616-w.
- 9.Bair-Merritt M, Zuckerman B, Augustyn M, Cronholm PF. Silent victims–an epidemic of childhood exposure to domestic violence. N Engl J Med. 2013;369:1673-1675. doi: 10.1056/NEJMp1307643. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1056/NEJMp1307643.
- 10.Thulin EJ, Heinze JE, Zimmerman MA. Adolescent Adverse Childhood Experiences and Risk of Adult Intimate Partner Violence. Am J Prev Med. 2021;60:80-86. doi: 10.1016/j.amepre.2020.06.030. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.amepre.2020.06.030.
- 11.Malhi N, Oliffe JL, Bungay V, Kelly MT. Male Perpetration of Adolescent Dating Violence: A Scoping Review. Am J Mens Health. 2020;14:1557988320963600. doi: 10.1177/1557988320963600. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1177/1557988320963600.
- 12.Théorêt V, Hébert M, Fernet M, Blais M. Gender-Specific Patterns of Teen Dating Violence in Heterosexual Relationships and their Associations with Attachment Insecurities and Emotion Dysregulation. J Youth Adolesc. 2021;50:246-259. doi: 10.1007/s10964-020-01328-5. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s10964-020-01328-5.
- Podcast: Dating with Depression (or Another Mental Health Issue).
- How to Date with Depression (or Another Mental Health Issue) – PodcastHealth.
- How to Date with Depression (o… – Inside Mental Health – Apple Podcasts.
- Dating with Depression/ Mental Health Issues.
- Episode 158: Dating with Depression – Relationships and Mental Health – Sex and Psychology Podcast | Podcast on Spotify.
