Un homme peut avoir du désir, une érection stable et une stimulation suffisante, mais ne pas parvenir à éjaculer, ou seulement après un délai qui épuise les deux partenaires. L’éjaculation retardée ne se résume donc pas à une performance qui dure longtemps. Elle devient un problème lorsqu’elle se répète, qu’elle n’est pas souhaitée et qu’elle provoque de la détresse.
Le phénomène peut apparaître dès les premières expériences sexuelles ou survenir après une période sans difficulté. Il peut concerner toutes les situations, ou seulement les rapports avec un partenaire, tandis que la masturbation reste possible. Cette différence donne une première piste, sans fournir à elle seule une explication.
Le corps, les médicaments, le système nerveux, les habitudes de stimulation, l’anxiété et la relation peuvent se mêler. Les revues consacrées au sujet décrivent une origine multifactorielle, encore imparfaitement comprise.
L’éjaculation retardée mérite une écoute.
Quand l’orgasme se fait attendre, le diagnostic demande du contexte
L’éjaculation retardée désigne une difficulté persistante à éjaculer ou une absence d’éjaculation malgré une excitation sexuelle et une stimulation jugées suffisantes. Elle peut s’accompagner d’un orgasme difficile, incomplet ou absent. Or l’orgasme et l’éjaculation sont deux phénomènes distincts, même s’ils surviennent souvent ensemble.
Les critères cliniques couramment utilisés prennent en compte la fréquence et la durée du problème. La difficulté doit se produire lors de 75 à 100 % des rapports concernés, pendant au moins six mois, et entraîner une souffrance ou une gêne importante. Le temps passé ne suffit donc pas à poser un diagnostic. Le vécu de l’homme et le contexte sexuel restent déterminants.
Il faut aussi préciser ce qui se passe exactement. L’anéjaculation correspond à l’absence d’éjaculation. Une difficulté peut également concerner l’orgasme, l’éjaculation ou les deux. Cette distinction guide les questions du professionnel et évite de réduire la situation à un simple nombre de minutes.
Les estimations disponibles situent la prévalence entre 1 et 4 % des hommes, avec des variations selon les définitions et les populations étudiées. Une revue publiée en 2018 dans The World Journal of Men’s Health rappelle que l’affection reste peu étudiée et qu’il n’existe pas de critère universel permettant de mesurer tous les cas de la même manière.
Le corps, le cerveau et le couple dans la même équation

Les causes physiques peuvent inclure certaines maladies chroniques, une atteinte nerveuse, une diminution de la sensibilité liée à l’âge, un trouble hormonal ou les conséquences d’une chirurgie ou d’un traumatisme. Le diabète et certains problèmes neurologiques sont notamment évoqués dans les revues consacrées à l’évaluation de cette difficulté. Ces facteurs ne sont pas présents chez tous les hommes et ne permettent pas de conclure sans examen.
Les médicaments peuvent aussi modifier la réponse sexuelle. Certains antidépresseurs sont associés à des difficultés d’orgasme ou d’éjaculation. La relation entre un traitement et un symptôme doit toutefois être examinée avec un médecin. Le délai d’apparition, la dose, les autres médicaments et l’état de santé général comptent.
La dimension psychologique n’est pas un diagnostic par défaut. Une anxiété de performance peut interrompre la progression vers l’orgasme, surtout après quelques expériences décevantes. L’homme surveille alors son érection, son délai et la réaction de son partenaire, puis s’éloigne de ses sensations. Le contrôle prend la place du plaisir.
La dépression, le stress, une expérience sexuelle traumatique, des interdits culturels ou religieux et une colère non exprimée peuvent également peser sur la sexualité. Les tensions dans le couple, une communication réduite ou un écart entre les fantasmes et les stimulations vécues peuvent intervenir. Il s’agit de facteurs possibles, pas d’une liste de causes à cocher.
Le contexte apporte souvent une information plus utile que la durée. Un homme qui éjacule seul mais pas avec son partenaire ne présente pas le même profil qu’un homme qui n’éjacule dans aucune situation. Dans le premier cas, les habitudes de stimulation, la pression relationnelle et l’apprentissage de la réponse sexuelle méritent d’être explorés sans accusation. Dans le second, une cause médicale ou médicamenteuse doit être recherchée avec attention.
Ce que l’évaluation cherche au lieu de chronométrer

Une consultation commence par une histoire précise. Le professionnel demande quand la difficulté a commencé, si elle existe depuis toujours, dans quelles situations elle apparaît et si l’éjaculation reste possible pendant la masturbation. Il s’intéresse aussi au désir, à l’excitation, à la qualité de l’érection, aux sensations, à la douleur éventuelle, aux antécédents médicaux et aux interventions subies.
La liste des traitements, la consommation d’alcool ou de substances, le sommeil, le stress et les objectifs du couple ont leur place dans cet échange. La présence du partenaire peut aider à comprendre les malentendus. Certains partenaires interprètent la difficulté comme un manque d’attirance, tandis que l’homme peut ressentir honte, échec ou peur de décevoir.
L’examen physique peut porter sur les organes génitaux et les fonctions concernées. Selon le contexte, le médecin peut demander des analyses destinées à rechercher une anomalie de la glycémie, des hormones, de la fonction rénale ou de la numération sanguine. Ces examens ne sont pas identiques pour tout le monde. Ils répondent aux éléments recueillis pendant l’entretien.
Réduire la pression sans chercher une pilule magique
Le traitement dépend de la cause identifiée. Si un médicament semble intervenir, le médecin peut ajuster la prescription, changer de molécule ou surveiller l’évolution. Il ne faut pas modifier seul un antidépresseur ou un autre traitement.
Lorsqu’une maladie, une atteinte hormonale ou un problème neurologique participe à la difficulté, sa prise en charge devient une partie du traitement sexuel. Si la cause ne peut pas être corrigée, l’objectif se déplace vers la réduction de la pression, l’amélioration des sensations et la recherche de modalités de sexualité satisfaisantes pour les deux partenaires.
Une thérapie sexuelle peut aider à repérer le cercle de l’anticipation, du contrôle et de la déception. Elle peut aussi proposer des exercices progressifs pour rapprocher les stimulations solitaires et partagées, lorsque cette différence entretient le problème. La participation du partenaire est parfois utile pour clarifier les attentes et sortir de l’idée que la durée mesure le désir.
La communication gagne à rester concrète. Dire « j’ai besoin de moins de pression » ou « cette stimulation fonctionne mieux » donne au partenaire des informations utilisables. À l’inverse, les reproches sur la virilité, l’attirance ou la technique enferment la sexualité dans un examen permanent.
Une revue pharmacologique publiée en 2016 dans Translational Andrology and Urology décrivait des essais limités, des séries de cas et des résultats variables pour plusieurs molécules. Elle ne permettait pas de retenir un traitement médicamenteux approuvé spécifiquement contre l’éjaculation retardée. Le choix éventuel relève donc d’un médecin, au cas par cas, sans automédication ni promesse de résultat.
Se fixer une durée cible, vérifier l’heure ou demander constamment si « cela vient » peut augmenter l’anxiété qui bloque déjà les sensations. Un suivi médical peut mesurer l’évolution, mais le rapport sexuel n’a pas besoin de devenir une épreuve de rendement.
Quand la fertilité ajoute une pression de plus

L’éjaculation retardée peut compliquer un projet de conception, notamment lorsque l’éjaculation intravaginale devient rare ou impossible. Cela ne signifie pas automatiquement infertilité. Le couple peut demander un avis médical pour distinguer la difficulté d’éjaculation, la qualité du sperme et les autres facteurs de fertilité.
La honte retarde parfois la consultation, alors que le problème touche à la fois la santé sexuelle, l’estime de soi et la relation. Un médecin spécialisé en santé sexuelle, un urologue, un andrologue ou un thérapeute formé à la sexologie peut aider à organiser les étapes sans réduire l’homme à sa capacité d’éjaculer.
Le temps compte moins que l’expérience vécue.
Sources et références scientifiques
- Delayed Ejaculation: Pathophysiology, Diagnosis, and Treatment – PMC. The world journal of men's health. DOI: 10.5534/wjmh.17051 · PMID: 29299903.
- 1.Munjack DJ, Kanno PH. Retarded ejaculation: a review. Arch Sex Behav. 1979;8:139-150. doi: 10.1007/BF01541234. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/BF01541234.
- 2.Shull GR, Sprenkle DH. Retarded ejaculation reconceptualization and implications for treatment. J Sex Marital Ther. 1980;6:234-246. doi: 10.1080/00926238008406089. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/00926238008406089.
- 3.Segraves RT. Considerations for a better definition of male orgasmic disorder in DSM V. J Sex Med. 2010;7:690-695. doi: 10.1111/j.1743-6109.2009.01683.x. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2009.01683.x.
- 4.American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders. 5th ed. Washington, DC: American Psychiatric Association; 2013. [Google Scholar].
- 5.Rowland D, McMahon CG, Abdo C, Chen J, Jannini E, Waldinger MD, et al. Disorders of orgasm and ejaculation in men. J Sex Med. 2010;7:1668-1686. doi: 10.1111/j.1743-6109.2010.01782.x. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2010.01782.x.
- 6.Perelman MA. Psychosexual therapy for delayed ejaculation based on the sexual tipping point model. Transl Androl Urol. 2016;5:563-575. doi: 10.21037/tau.2016.07.05. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.21037/tau.2016.07.05.
- 7.Perelman MA. Reexamining the definitions of PE and DE. J Sex Marital Ther. 2017;43:633-644. doi: 10.1080/0092623X.2016.1230161. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/0092623X.2016.1230161.
- 8.Waldinger MD, Quinn P, Dilleen M, Mundayat R, Schweitzer DH, Boolell M. A multinational population survey of intravaginal ejaculation latency time. J Sex Med. 2005;2:492-497. doi: 10.1111/j.1743-6109.2005.00070.x. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2005.00070.x.
- 9.Patrick DL, Althof SE, Pryor JL, Rosen R, Rowland DL, Ho KF, et al. Premature ejaculation: an observational study of men and their partners. J Sex Med. 2005;2:358-367. doi: 10.1111/j.1743-6109.2005.20353.x. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2005.20353.x.
- 10.Waldinger MD, McIntosh J, Schweitzer DH. A five-nation survey to assess the distribution of the intravaginal ejaculatory latency time among the general male population. J Sex Med. 2009;6:2888-2895. doi: 10.1111/j.1743-6109.2009.01392.x. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2009.01392.x.
- 11.Laumann EO, Paik A, Rosen RC. Sexual dysfunction in the United States: prevalence and predictors. JAMA. 1999;281:537-544. doi: 10.1001/jama.281.6.537. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1001/jama.281.6.537.
- 12.Fugl-Meyer AR, Sjögren Fugl-Meyer K. Sexual disabilities, problems, and satisfaction in 18-74 year old Swedes. Scand J Sexol. 1999;3:79-105. [Google Scholar].
- The drug treatment of delayed ejaculation – PMC. Translational andrology and urology. DOI: 10.21037/tau.2016.05.05 · PMID: 27652229.
- 1.American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders. 5th edition. Washington, DC: American Psychiatric Association, 2013. [Google Scholar].
- 2.Althof SE. Psychological interventions for delayed ejaculation/orgasm. Int J Impot Res 2012;24:131-6. 10.1038/ijir.2012.2 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/ijir.2012.2.
- 3.Corona G, Mannucci E, Petrone L, et al. Psychobiological correlates of delayed ejaculation in male patients with sexual dysfunctions. J Androl 2006;27:453-8. 10.2164/jandrol.05154 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2164/jandrol.05154.
- 4.McMahon CG, Jannini E, Waldinger M, et al. Standard operating procedures in the disorders of orgasm and ejaculation. J Sex Med 2013;10:204-29. 10.1111/j.1743-6109.2012.02824.x [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2012.02824.x.
- 5.Butcher MJ, Welliver RC, Jr, Sadowski D, et al. How is delayed ejaculation defined and treated in North America? Andrology 2015;3:626-31. 10.1111/andr.12041 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/andr.12041.
- 6.Lewis RW, Mills TM. Effect of androgens on penile tissue. Endocrine 2004;23:101-5. 10.1385/ENDO:23:2-3:101 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1385/ENDO:23:2-3:101.
- 7.Keast JR. Effects of testosterone on pelvic autonomic pathways: progress and pitfalls. J Auton Nerv Syst 2000;79:67-73. 10.1016/S0165-1838(99)00087-9 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S0165-1838(99)00087-9.
- 8.Dabaja AA, Wosnitzer MS, Mielnik A, et al. Bulbocavernosus muscle area measurement: a novel method to assess androgenic activity. Asian J Androl 2014;16:618-22. 10.4103/1008-682X.123681 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.4103/1008-682X.123681.
- 9.Dominguez JM, Hull EM. Dopamine, the medial preoptic area, and male sexual behavior. Physiol Behav 2005;86:356-68. 10.1016/j.physbeh.2005.08.006 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.physbeh.2005.08.006.
- 10.Piekarski DJ, Place NJ, Zucker I. Facilitation of male sexual behavior in Syrian hamsters by the combined action of dihydrotestosterone and testosterone. PLoS One 2010;5:e12749. 10.1371/journal.pone.0012749 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pone.0012749.
- 11.Corona G, Jannini EA, Mannucci E, et al. Different testosterone levels are associated with ejaculatory dysfunction. J Sex Med 2008;5:1991-8. 10.1111/j.1743-6109.2008.00803.x [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2008.00803.x.
- 12.Paduch DA, Polzer PK, Ni X, et al. Testosterone Replacement in Androgen-Deficient Men With Ejaculatory Dysfunction: A Randomized Controlled Trial. J Clin Endocrinol Metab 2015;100:2956-62. 10.1210/jc.2014-4434 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1210/jc.2014-4434.
- The pathophysiology of delayed ejaculation – PMC. Translational andrology and urology. DOI: 10.21037/tau.2016.05.03 · PMID: 27652227.
- rani C, Isidori AM, Granata A, et al. Multicenter study on the prevalence of sexual symptoms in male hypo- and hyperthyroid patients. J Clin Endocrinol Metab 2005;90:6472-9. 10.1210/jc.2005-1135 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1210/jc.2005-1135.
- 2.Laumann EO, Paik A, Rosen RC. Sexual dysfunction in the United States: prevalence and predictors. JAMA 1999;281:537-44. 10.1001/jama.281.6.537 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1001/jama.281.6.537.
- 3.Perelman MA, Rowland DL. Retarded ejaculation. World J Urol 2006;24:645-52. 10.1007/s00345-006-0127-6 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00345-006-0127-6.
- 4.Jannini EA, Lenzi A. Ejaculatory disorders: epidemiology and current approaches to definition, classification and subtyping. World J Urol 2005;23:68-75. 10.1007/s00345-004-0486-9 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00345-004-0486-9.
- 5.Perelman MA. Patient highlights. Delayed ejaculation. J Sex Med 2013;10:1189-90. 10.1111/jsm.12141 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/jsm.12141.
- 6.Perelman MA, Watter DN. Delayed ejaculation. In: Kirana PS, Tripodi MF, Reisman Y, et al, editors. The EFS and ESSM syllabus of clinical sexology. Amsterdam: Medix Publishers, 2014:660-72. [Google Scholar].
- 7.Perelman MA. Men with ED also report changes in orgasmic sensations. J Androl 2011;32:340; author reply 341-2. 10.2164/jandrol.110.011619 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2164/jandrol.110.011619.
- 8.Masters WH, Johnson VE, editors. Human sexual inadequacy. Boston: Little Brown, 1970. [Google Scholar].
- 9.Abdel-Hamid IA, Saleh el-S. Primary lifelong delayed ejaculation: characteristics and response to bupropion. J Sex Med 2011;8:1772-9. 10.1111/j.1743-6109.2010.02131.x [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1743-6109.2010.02131.x.
- 10.McMahon CG, Althof S, Waldinger MD, et al. An evidence-based definition of lifelong premature ejaculation: report of the International Society for Sexual Medicine Ad Hoc Committee for the Definition of Premature Ejaculation. BJU Int 2008;102:338-50. 10.1111/j.1464-410X.2008.07755.x [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1464-410X.2008.07755.x.
- 11.Association AP, editor. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (4th edition, Text Revision) (DSM-IV-TR). Washington, DC: American Psychiatric Association, 2000. [Google Scholar].
- 12.Association AP, editor. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (5th edition) (DSM-5). Washington, DC: American Psychiatric Association, 2013. [Google Scholar].
- Shin DH, Spitz A.. The Evaluation and Treatment of Delayed Ejaculation.. Sexual medicine reviews. 2014. DOI: 10.1002/smrj.25 · PMID: 27784563. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
- Delayed Ejaculation: Symptoms, Causes, and Treatment.
- Contributors to Wikimedia projects. man's inability for or persistent difficulty in achieving orgasm, despite typical sexual desire and sexual stimulation. 2006.
- ↑ Knowles, David R. (2005-06-01). "Delayed ejaculation". A.D.A.M. Medical Encyclopedia. A.D.A.M., Inc. Retrieved 2007-05-24..
- ↑ Rowland DL, Cote-Leger P (October 2020). "Moving Toward Empirically Based Standardization in the Diagnosis of Delayed Ejaculation". J Sex Med. 17 (10): 1896-1902. doi:10.1016/j.jsxm.2020.07.017. PMID 32828700..
- 1 2 3 4 Strassberg, D.S.; Perelman, M.A. (2009). "Part III Other Axis I Syndromes 15. Sexual Dysfunctions". In Blaney, P.H.; Millon, T. (eds.). Oxford textbook of psychopathology (2nd ed.). Oxford University Press. pp. 399-430. ISBN 978-0-19-970582-5..
- ↑ Di Sante S, Mollaioli D, Gravina GL, Ciocca G, Limoncin E, Carosa E, Lenzi A, Jannini EA (August 2016). "Epidemiology of delayed ejaculation". Transl Androl Urol. 5 (4): 541-8. doi:10.21037/tau.2016.05.10. PMC 5002002. PMID 27652226..
- ↑ Hatzimouratidis K, Amar E, Eardley I, Giuliano F, Hatzichristou D, Montorsi F, Vardi Y, Wespes E (May 2010). "Guidelines on male sexual dysfunction: erectile dysfunction and premature ejaculation". Eur Urol. 57 (5): 804-14. doi:10.1016/j.eururo.2010.02.020. PMID 20189712..
- ↑ Wincze & Weisberg 2015, p. 39.
- ↑ Wincze & Weisberg 2015, p. 40.
- ↑ Strassberg, Mackaronis & Perelman 2014, p. 444.
- ↑ Abdel-Hamid IA, Ali OI (January 2018). "Delayed Ejaculation: Pathophysiology, Diagnosis, and Treatment". World J Men's Health. 36 (1): 22-40. doi:10.5534/wjmh.17051. PMC 5756804. PMID 29299903..
- ↑ Dias J, Freitas R, Amorim R, Espiridião P, Xambre L, Ferraz L (June 2014). "Adult circumcision and male sexual health: a retrospective analysis". Andrologia. 46 (5): 459-64. doi:10.1111/and.12101. PMID 23600924..
- ↑ Bañuelos Marco, Beatriz; García Heil, Jessica Leigh (2021). "Circumcision in childhood and male sexual function: a blessing or a curse?". International Journal of Impotence Research. 33 (2): 139-148. doi:10.1038/s41443-020-00354-y. PMC 7985026. PMID 32994555..
- ↑ Gao, Jingjing; Xu, Chuan; Zhang, Xiansheng (2016). "AB221. Effects of adult male circumcision on premature ejaculation: results from a prospective study in China". Translational Andrology and Urology. 5 (Suppl 1): 221. doi:10.21037/tau.2016.s221. ISSN 2223-4691. PMC 4842720..
- Delayed Ejaculation: Causes, Symptoms, & Diagnosis.
