Quand vous aidez un voisin à traverser la rue, vous ne transformez pas seulement son instant. Vous déclenchez une réaction en cascade qui s’étend bien au-delà de votre interaction. Cette constatation n’est pas poétique : c’est scientifique. Les recherches menées par les chercheurs d’Oxford sur plus de 4 800 participants ont révélé un phénomène remarquable. Lorsque nous accomplissons un acte de gentillesse, nous inspirons d’autres personnes à en faire autant, créant un effet d’entraînement qui atteint jusqu’à trois degrés de séparation. Imaginez : votre geste envers un ami inspire cet ami à aider quelqu’un d’autre, qui à son tour pousse un tiers à agir avec générosité. Tout comme un caillou jeté dans une mare crée des vagues concentriques, les actes de bonté ont des répercussions qui s’étendent bien au-delà de la personne que vous aidez directement.

Mais cette constatation soulève des questions essentielles. Comment un simple acte de kindness se transforme-t-il en mouvement collectif ? Quels mécanismes biologiques et psychologiques expliquent cette propagation ? Et surtout, comment pouvons-nous utiliser cette compréhension pour renforcer nos communautés ? Ces interrogations, que se posent aujourd’hui les neuroscientifiques et psychologues sociaux, révèlent que nous vivons dans un système interconnecté bien plus subtil qu’on ne l’imaginait.
L’effet de contagion sur trois degrés de séparation
Le chercheur Olivier Scott Curry, de l’Université d’Oxford, a étudié comment les actes altruistes se propagent dans les réseaux sociaux. Ses travaux démontrent que la gentillesse ne reste jamais isolée à l’interaction initiale. Lorsque vous manifestez de la bienveillance, la personne que vous aidez ressent non seulement du soulagement ou de la gratitude, mais elle développe également une propension accrue à aider d’autres personnes. Cette disposition se transmet alors à leurs propres cercles sociaux.
Ce processus s’étend sur trois niveaux de connexion. Au niveau un, la personne que vous aidez directement. Au niveau deux, les amis ou les proches de cette personne qui sont influencés par son comportement altruiste renouvelé. Au niveau trois, les amis de ces amis, qui eux aussi reçoivent l’impact de cette vague de générosité. Les chercheurs ont constaté que chaque vague touche effectivement des individus qui ignorent complètement l’acte original. Ils ne connaissent pas le premier donateur, pourtant ils sont motivés à agir davantage par bienveillance.
Cette propagation fonctionne comme une épidémie positive. Une étude révélait que 70 % des habitants de la planète ont accompli au moins un acte de bienveillance le mois précédent : donner de l’argent, faire du bénévolat, ou rendre service à un inconnu. Ce chiffre, que les psychologues considèrent comme extraordinairement élevé, montre à quel point la gentillesse est ancrée dans nos comportements collectifs. Quand vous comprenez que votre action nourrit cette chaîne, vous réalisez que vous n’agissez jamais seul.

Les mécanismes biologiques de la bonté partagée
La propagation de la gentillesse n’est pas qu’un phénomène social. Elle repose sur des transformations chimiques et neurologiques précises dans le cerveau. Quand vous accomplissez un acte altruiste, votre système nerveux libère des substances qui renforcent votre bien-être : la dopamine, l’ocytocine et les endorphines. Ces neurotransmetteurs créent ce que les chercheurs en neurosciences appellent le warm glow, une sensation agréable qui accompagne la générosité.
Cette réaction n’est pas anodine. Les neuroimageries montrent une activation notable du cortex préfrontal ventromédian, la région du cerveau impliquée dans la récompense et la gratification. Plus vous manifestez de gentillesse, plus votre cerveau associe ces comportements à une sensation de bien-être. C’est un cycle auto-renforçant : la bonté produit du plaisir, ce qui encourage davantage de bonté. Et ce plaisir ressenti par celui qui donne inspires ceux qui l’observent à adopter les mêmes comportements.
Parallèlement, les actes de gentillesse réduisent le cortisol, l’hormone du stress. Un simple contact apaisant ou un geste de générosité fait chuter significativement le taux de cortisol sanguin. En limitant ce stress physiologique, la gentillesse protège littéralement les zones du cerveau responsables de la mémoire et de l’apprentissage. Cette protection cérébrale se transmet indirectement : quelqu’un qui vit dans un environnement plus bienveillant, où les gens se traitent avec douceur, bénéficie aussi de cette réduction du stress.
L’influence du nerf vague, ce long nerf qui connecte le cerveau à l’ensemble du corps, joue un rôle fondamental. Des études scientifiques ont établi un lien direct entre la compassion et l’activité du nerf vague. En régulant la fréquence cardiaque, ce nerf contrôle aussi les niveaux d’inflammation dans le corps. Une étude basée sur la méditation de compassion bienveillante du bouddhisme tibétain a montré que la gentillesse et la compassion réduisent effectivement l’inflammation corporelle, principalement grâce à ses effets sur le nerf vague. Quand une communauté développe une culture de bonté, les membres de cette communauté vivent avec un niveau d’inflammation inférieur, ce qui signifie une meilleure santé cardiovasculaire et une plus grande longévité.
Mesurer la gentillesse : au-delà de l’intuition
Pendant longtemps, la gentillesse a été considérée comme une vertu morale, quelque chose d’intangible et d’impossible à quantifier. Les chercheurs d’Oxford ont décidé de démontrer le contraire. Ils ont travaillé avec 4 800 participants pour évaluer 385 comportements considérés comme aimables, du plus simple au plus exigeant. Chaque geste a été analysé selon deux critères précis : l’effort nécessaire pour le réaliser et le bénéfice apporté à autrui.
À partir de ces données, les scientifiques ont établi une classification en quatre catégories. D’abord, les actes peu coûteux mais très bénéfiques, comme aider quelqu’un à traverser la rue. Ensuite, les actes peu coûteux et peu bénéfiques, comme tenir la porte à son voisin. Puis, les actes très coûteux et peu bénéfiques, comme laisser un collègue s’attribuer le mérite d’un projet auquel vous avez beaucoup contribué. Enfin, les actes très coûteux et très bénéfiques, comme adopter un enfant ou donner un organe.
Les résultats ont montré que la majorité des gens acceptent volontiers les actes peu coûteux et très bénéfiques. Mais les refusent quand ils deviennent coûteux avec peu de bénéfice direct. Voici ce qui distingue les personnes exceptionnellement gentilles : elles sont prêtes à accomplir des actes de bonté qui leur coûtent beaucoup d’effort, de temps ou d’énergie, sans en retirer d’intérêt personnel et sans rien attendre en retour. Elles agissent par ce que les chercheurs appellent un quotient de gentillesse ou KQ élevé.
Cette découverte a permis aux psychologues de distinguer la gentillesse comme un trait psychologique distinct. Une analyse menée auprès de plus de 700 adultes a démontré que la gentillesse influence directement la santé mentale. Ceux qui possédaient un haut degré de gentillesse affichaient des niveaux de dépression significativement moins élevés et une plus grande satisfaction de vie. Les personnes gentilles étaient plus susceptibles de ressentir du bonheur et de moins souffrir de symptômes dépressifs.
L’impact transformateur sur les relations communautaires
La gentillesse redéfinit les relations. Elle réduit la distance émotionnelle entre deux personnes, créant ce que les chercheurs appellent un sentiment de lien. C’est quelque chose d’ancré génétiquement en nous. L’évolution nous a programmés pour la gentillesse parce qu’elle renforce la cohésion de groupe et réduit les conflits, deux éléments fondamentaux pour la survie collective.
Quand un acte de bonté se produit dans une communauté, il transforme les dynamiques relationnelles à plusieurs niveaux. D’abord, entre le donneur et le receveur direct, qui développe une connexion affective plus forte. Mais ensuite, par observation et transmission. Les témoins d’un acte de gentillesse développent eux-mêmes une propension accrue à manifester de la bonté. C’est comme si voir quelqu’un d’autre agir avec générosité « réveillait » une disposition dormante chez le témoin.
Une étude menée par des chercheurs de l’Université SWPS de Varsovie et de l’Université de Tel Aviv, publiée dans la revue Social Psychology, a examiné l’effet de la gentillesse sur les relations de travail. Les résultats ont montré que la bienveillance renforce les liens et le sentiment de satisfaction au travail. Ceux qui agissaient avec amabilité ressentaient un sentiment d’appartenance accru et étaient moins sujets à la solitude ou à la dépression. Mais l’intéressant est que cet effet ne se limitait pas aux personnes directement bénéficiaires. L’ensemble de l’équipe développait un climat plus bienveillant.
Cette transformation communautaire fonctionne par contagion émotionnelle. Quand des gens vivent dans un environnement où la gentillesse est courante, où les problèmes sont reçus avec compassion plutôt que jugement, où l’entraide est valorisée, la qualité globale des relations s’améliore. Les conflits diminuent naturellement, remplacés par de la coopération. La confiance augmente. Les gens sont davantage disposés à prendre des risques ensemble, à collaborer, à se soutenir mutuellement.
Les actes informels : plus puissants que le bénévolat formel
Une découverte contre-intuitive est ressortie d’une méta-analyse impressionnante menée par Bryant PH Hui. Cet expert a rassemblé 201 études portant sur un total de 198 213 participants pour examiner le lien entre comportements prosociaux et bien-être. Le résultat surprenant : les actes de gentillesse informels semblent être plus fortement associés au bien-être des personnes que les comportements prosociaux plus formalisés.
Qu’est-ce qu’un acte informel ? C’est aider son voisin à faire ses courses, écouter un ami qui traverse une période difficile, tenir la porte à quelqu’un en charge, offrir un sourire réconfortant à un étranger stressé. Ces gestes sont spontanés, non organisés, souvent impromptus. À l’inverse, le bénévolat formel implique un engagement structuré, des horaires, des formations, une hiérarchie. Pensez à ceux qui se rendent régulièrement dans une soupe populaire ou qui collectent des fonds pour une association.
Pourquoi les actes informels surpassent-ils le bénévolat formel en termes de bien-être ? Les chercheurs émettent une hypothèse convaincante. Les aides informelles et occasionnelles construisent des liens sociaux plus authentiques et moins prédéfinis. Elles sont plus diversifiées et moins susceptibles de devenir routinières. Quand vous aidez un ami de façon spontanée, vous renforcez votre relation de manière organique. Quand vous faites du bénévolat selon un protocole, même avec les meilleures intentions, vous suivez un scénario établi.
Cette distinction a des implications majeures pour les politiques de santé publique et de bien-être communautaire. Plutôt que de promouvoir uniquement le bénévolat organisé, les sociétés devraient cultiver une culture de la bonté spontanée. Encourager les gens à remarquer les occasions d’aider au quotidien. À être attentif aux besoins non énoncés de leurs proches. C’est dans ces moments d’attention informelle que se tisse le tissu social le plus résilient.
La gentillesse comme antidote à la dépression
La relation entre gentillesse et santé mentale s’avère plus profonde que prévu. Une étude publiée dans la revue Psychological Reports a montré que les personnes gentilles affichaient des niveaux de dépression moins élevés et une plus grande satisfaction de vie. Mais le mécanisme n’est pas unidirectionnel. Ce n’est pas seulement que les gens heureux sont gentils. C’est que la gentillesse provoque le bonheur.
Les chercheurs ont développé un modèle statistique montrant que la gentillesse diminue directement les symptômes dépressifs, ce qui par ricochet augmente le bonheur subjectif. Cela crée un cercle vertueux : en étant gentils avec les autres, nous cultivons notre propre bonheur. Une étude clinique a testé cela concrètement. Des participants déprimés ou anxieux ont été divisés en trois groupes. Un groupe a suivi des instructions pour accomplir des actes de gentillesse régulièrement pendant dix semaines. Un autre groupe a suivi une thérapie structurée. Le troisième groupe a reçu des soins standards.
Les résultats étaient éloquents. Tous les groupes ont vu leur satisfaction de vivre augmenter et leurs symptômes diminuer. Mais les personnes du groupe affilié à la gentillesse ont montré des améliorations plus importantes dans ces deux aspects. De plus, ces activités leur ont permis de se sentir plus connectées aux autres, ce qui est reconnu comme un élément fondamental du bien-être. Cette connexion réduit l’isolement, diminue l’anxiété, et renforce la résilience face aux défis futurs.
Pour quelqu’un traversant une période sombre, l’instinct naturel est souvent de se replier sur soi, de minimiser les interactions, de se protéger. Pourtant, la science suggère le contraire. Accomplir des actes de gentillesse, même petits, catalyse une transformation psychologique. Cela remet le cerveau en contact avec un sentiment d’agentivité positive, d’utilité, de contribution au monde.
Le rôle de la proximité et du contact face-à-face
Dans les recherches sur la gentillesse et le bonheur, un facteur revient constamment : la qualité des liens au quotidien. Pour Lara Aknin, une psychologue spécialiste du comportement prosocial, le temps social est vraiment crucial. Le contact en face-à-face peut aller très loin en termes de transmission d’effets positifs. Cela signifie que la gentillesse exprimée de vive voix, par un sourire ou un geste physique, a un impact plus fort que celle médiatisée par écrans ou textes.
Aux États-Unis, une personne sur quatre a pris tous ses repas seule la veille. Cette isolation est directement associée à un bien-être moindre. À l’opposé, dans les pays nordiques où les repas, l’entraide et la proximité restent forts, les niveaux de bonheur moyens demeurent au sommet du classement mondial. Cette corrélation n’est pas anodine. Elle suggère que les communautés où la gentillesse s’exprime régulièrement, face-à-face, dans les occasions ordinaires comme les repas partagés, construisent une immunité collective contre la dépression, l’isolement et le malaise social.
La gentillesse manifestée en personne crée des souvenirs, renforce les attachements, facilite la communication non-verbale. Un sourire, un contact visuel, un geste spontané de soutien communiquent une forme de bonté qui les algorithmes ne peuvent pas transmettre. Quand vous aidez quelqu’un en face-à-face, cette personne perçoit votre authenticité, votre effort, votre disponibilité. Elle développe une confiance plus profonde que si vous aviez envoyé un message bienveillant.

L’effet gratuit ou presque : pourquoi la gentillesse surpasse les revenus
Un résultat de recherche en économie comportementale mérite attention particulière. Les psychologues ont testé concrètement l’effet de la gentillesse sur le bonheur en offrant à des volontaires entre 2 et 5 dollars à dépenser soit pour eux-mêmes, soit pour quelqu’un d’autre. Ceux qui choisissaient de faire plaisir à autrui rapportaient ensuite plus de bonheur. À somme égale, donner rend plus joyeux que garder pour soi.
Cela remet en question une hypothèse fondamentale en économie : que l’augmentation de revenus augmente le bonheur proportionnellement. Les données montrent autre chose. Une personne recevant une augmentation de salaire rapporte une satisfaction temporaire. Mais une personne ayant dépensé cet argent pour aider quelqu’un d’autre rapporte une satisfaction plus durable et plus intense. Cela explique pourquoi les pays avec des revenus moyens élevés mais peu de culture de générosité ne dominent pas les classements de bonheur mondial. Tandis que les pays avec des revenus plus modérés mais une culture forte d’entraide et de solidarité affichent des niveaux de satisfaction supérieurs.
Cette découverte ouvre une perspective nouvelle sur les politiques publiques et la gestion du bien-être social. Plutôt que de se concentrer exclusivement sur l’augmentation des revenus, les gouvernements pourraient investir dans la création de cultures de gentillesse. Encourager les actions bienveillantes, valoriser l’entraide communautaire, faciliter les liens face-à-face. Ces investissements auraient un rendement émotionnel supérieur aux augmentations de salaire seules.
Au fil des découvertes en neurosciences, il apparaît clairement que la gentillesse n’est pas seulement une vertu morale passagère. C’est un puissant levier de plasticité cérébrale et de bien-être durable. La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à se remodeler et à créer de nouvelles connexions neurales tout au long de la vie. Quand vous cultivez régulièrement la gentillesse, vous modifiez littéralement la structure de votre cerveau.
Pratiquer la gentillesse, que ce soit par un sourire, un mot réconfortant ou un geste désintéressé, active et renforce vos circuits de récompense. Plus vous pratiquez, plus ces circuits deviennent efficaces, plus facilement vous reconnaissez les occasions d’aider, plus naturellement vous agissez. À l’inverse, les personnes qui passent longtemps sans manifester de bonté voient ces circuits s’affaiblir progressivement.
Cette transformation cérébrale persiste. Une personne qui a vécu longtemps dans un environnement de gentillesse conserve un cerveau restructuré même si elle change d’environnement. Elle demeure davantage susceptible d’être empathique, de reconnaître la souffrance des autres, d’agir avec générosité. Inversement, quelqu’un ayant grandi dans un environnement hostile doit travailler davantage pour développer ces circuits, mais c’est possible. C’est la promesse de la plasticité cérébrale.
Les neuroscientifiques parlent également de développement du cerveau social, cette partie du cerveau responsable de l’empathie, de la théorie de l’esprit, de la capacité à comprendre les états mentaux d’autrui. La gentillesse stimule directement le cerveau social. Chaque acte altruiste renforce vos capacités empathiques. Cela signifie qu’en étant gentils, nous devenons des versions plus empathiques, plus conscientes, plus sophisitiquées de nous-mêmes.
Comment catalyser la propagation dans votre propre communauté
Comprendre la science de la propagation de la gentillesse soulève une question pratique : comment utiliser cette connaissance pour renforcer votre communauté ? La première étape consiste à reconnaître que vos actes individuels ne sont jamais isolés. Chaque geste bienveillant a des ripples qui s’étendent au-delà de votre vision immédiate. Cela responsabilise mais aussi libère. Vous avez plus de pouvoir de transformation que vous ne le pensez.
Favoriser la gentillesse informelle plutôt que formelle. Les petits gestes quotidiens de connexion créent un tissu social plus robuste que les grands projets organisés. Remarquer quand quelqu’un a l’air stressé et offrir du soutien. Aider sans être sollicité. Écouter vraiment quelqu’un plutôt que donner des conseils. Ces actes quotidiens construisent progressivement une culture où la bonté est normalisée.
Créer des occasions de proximité et de contact face-à-face. Les repas partagés, les moments de conversation sans objectif précis, les rencontres non-structurées sont où s’épanouissent les liens profonds. Les communautés fortes offrent ces espaces régulièrement. Les familles dînent ensemble. Les voisins se rencontrent au café. Les collègues prennent des pauses ensemble. Ces moments semblent ordinaires mais ils sont en réalité les fondations de la confiance collective.

Célébrer et amplifier les actes de gentillesse. Quand quelqu’un manifeste de la générosité, le reconnaître, le partager, l’encourager. Cela renforce le cycle de propagation. Les témoins voient qu’on valorise la bonté, développent une propension plus forte à en manifester eux-mêmes. Les médias communautaires, locaux, jouent un rôle énorme ici. Les histoires de kindness inspirent davantage de kindness.
Modéliser la gentillesse comme leader, parent, ami, collègue. La transmission la plus puissante de la bonté se fait par l’exemple. Si vous êtes en position de leadership ou d’influence, votre manifestation régulière de gentillesse crée un environnement où cela devient acceptable et attendu. Les enfants qui grandissent voyant leurs parents être gentils deviennent naturellement plus altruistes. Les équipes dirigées par des managers bienveillants développent une culture collaborative plus forte.
Conclusion : vous êtes le début d’une vague
Quand vous accomplissez un acte de gentillesse, aussi petit soit-il, vous initiez quelque chose de bien plus grand que vous. Vous ne transformez pas seulement le moment immédiat. Vous lancez une vague qui s’étend à travers trois degrés de séparation, influençant des gens que vous ne rencontrerez jamais. Vous réactivez les circuits de bonté chez les témoins. Vous contribuez à l’édification d’une culture collective où la bienveillance devient normalisée et valorisée.
Les neurosciences démontrent que cette bonté n’est pas une abstraction morale floue. C’est un processus biologique robuste impliquant la dopamine, l’ocytocine, la réduction du cortisol, la restructuration des circuits cérébraux, le renforcement du nerf vague. La gentillesse change votre cerveau, le cerveau des autres, et ultimement, la structure sociale des communautés. Elle surpasse même l’augmentation de revenus en termes d’impact sur le bonheur durable.
Alors, que faut-il retenir ? Que chaque geste compte. Qu’aider un voisin n’est jamais ordinaire. Que prendre le temps d’écouter quelqu’un qui souffre est un acte de transformation. Que partager un repas, offrir un sourire sincère, manifester de la compréhension, ce ne sont pas des luxes ou des frivolités, ce sont les briques fondamentales des sociétés qui fonctionnent bien et où les gens s’épanouissent. La gentillesse n’est pas une utopie naïve. C’est une stratégie évolutive testée, une technologie sociale vérifiée par des décennies de recherche scientifique. Et elle commence avec vous, ici, maintenant, avec votre prochain geste.
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Sources et références (13)
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